
Depuis un demi-siècle, on mesure la délinquance à l’aide de données de plus en plus éloignées du seul champ pénal. L’article montre comment les enquêtes françaises en santé publique contribuent à la connaissance du rapport des jeunes à la violence. Certaines de ces enquêtes renseignent sur la part des jeunes parmi les auteurs d’agressions, mais surtout, elles élargissent à des violences que les enquêtes de victimation classiques ne saisissent pas dans l’estimation de la surexposition des moins de 25 ans. L’article en analyse les raisons et les rapporte aux spécificités de la violence physique dans cette classe d’âge.
vendredi, mai 3 2013
Mesurer l’implication des jeunes dans la violence
3 05 2013mardi, avril 30 2013
Prévenir la criminalité : oui... Mais comment ?
30 04 2013
Pour nombre de personnes, prévenir la criminalité est un voeu pieux, ou doit nécessairement impliquer un durcissement du système pénal. Ainsi, il n'est pas rare d'entendre : la justice est trop laxiste ! Les États qui misent sur des sanctions très sévères, telles que la neutralisation à vie, voire la peine capitale, ne sont toutefois pas parvenus à abaisser sensiblement leurs niveaux de criminalité, bien au contraire.
S'il vaut mieux prévenir que réprimer, quelles sont alors les approches préventives les plus prometteuses ? Quels sont les principaux acteurs susceptibles de les mettre en œuvre ? Quels sont les outils nécessaires pour les mener à bien ? Quels sont les défis auxquels la prévention de la criminalité est confrontée ? Pourquoi peine-t-elle à gagner ses lettres de noblesse ? Cet ouvrage se propose d'étayer ces interrogations et d'en soulever les enjeux, notamment à l'aune d'exemples concrets.
- Plus de détails sur ce livre de Manon Jendly (Institut de criminologie et de droit pénal de l'École des sciences criminelles, Université de Lausanne)
dimanche, avril 28 2013
Prison : la France à nouveau condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme
28 04 2013
Les juges de Strasbourg n'ont pas de standards spécialement exigeants : l'arrêt observe que partager une cellule de 9 m2 "lui permettait de disposer d'un espace individuel de 4,5 m2, réduit cependant par les installations sanitaires (lavabo et toilettes) et les meubles de la cellule (dont une table, un lit superposé et deux chaise)". Ce n'est pas Versailles, mais "un tel taux d'occupation correspond au minimum de la norme recommandée par le Comité européen pour la prévention de la torture" qui ne s'alarme qu'au-dessous de 3 m2 par personne – l'équivalent d'une pièce où l'on pourrait, du centre, toucher tous les murs.
Mais la Cour note aussi que "d'autres aspects des conditions de détention sont à prendre en compte", notamment " la possibilité d'utiliser les toilettes de manière privée, le mode d'aération, l'accès à la lumière, la qualité du chauffage et le respect des exigences sanitaires de base", qui faisaient cruellement défaut à Nancy. D'autant qu'Enzo Canali passait vingt-deux heures sur vingt-quatre en cellule, et que la promenade se faisait dans une courette de 50 m2 où les détenus étaient trop serrés pour même tourner en rond.
samedi, avril 27 2013
La CNCDH demande l’accès des journalistes aux lieux de privation de liberté
27 04 2013
En réponse à une saisine du ministère de la Justice, la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (CNCDH) a formulé dans un avis adopté en assemblée plénière jeudi 25 avril ses recommandations afin que le projet de loi sur la réforme de la protection du secret des sources en préparation garantisse au mieux la transparence de la vie publique, jugée trop opaque, et le droit à une information de qualité.
La CNCDH fait siennes les revendications de nombreux acteurs de la société civile tendant à l’ouverture aux journalistes des établissements pénitentiaires, centres de rétention administrative, zones d’attente et locaux de garde à vue dans des conditions fixées par décret, même en dehors de la présence de parlementaires.
Illustration : agoravox.fr
vendredi, avril 26 2013
Criminalité organisée et corruption au Royaume-Uni
26 04 2013
Un audit sur la nature et l’étendue de la corruption au Royaume-Uni, mené par l’organisation non gouvernementale Transparency International, conclut que le problème de la corruption au sein du secteur public, et plus particulièrement les risques posés par la relation entre la corruption et la criminalité organisée, ont été sous-estimés et insuffisamment examinés. L’une des principales préoccupations à l’origine de cet audit était l’impact potentiel des importantes coupes budgétaires que le secteur public a connues au cours des deux dernières années, et leur répercussion sur l’efficacité des organismes publics à lutter contre la corruption. Le rapport se penche sur la corruption au sein du système de santé publique, des services de logements sociaux, et dans les pratiques d’attribution de marchés publics. Il s’intéresse aussi aux problèmes posés par la corruption au sein des différentes juridictions du système judiciaire. Les difficultés rencontrées par la police et la magistrature dans leur lutte contre ce phénomène y sont rapportées. Mais le document attire l’attention – et c’est rare – sur la situation délicate des prisons. Il y est avancé que les prisons en Grande-Bretagne présentent une vulnérabilité significative face à la corruption, plusieurs facteurs de risque ayant été identifiés : celui que des membres du personnel non pénitentiaire soient impliqués dans des actes de corruption ; celui que les objectifs des mesures de performance des institutions carcérales encouragent la demande de corruption ; et ce qui est décrit comme une « relation symbiotique » entre les groupes criminels dont des membres sont emprisonnés et la corruption dans les prisons.
Photo : rtl.fr
mercredi, avril 24 2013
Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté critique l'emprisonnement des mineurs
24 04 2013
Quel est le sens de l'enfermement des enfants, des vieux et des malades ? Le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, dissèque dans son rapport annuel publié fin février les paradoxes des politiques et dogmes carcéraux. "Notre société, depuis si longtemps, est tant préoccupée de la délinquance des jeunes que le contrôleur général a souhaité (...) se préoccuper de leur enfermement", pose en préambule le chapitre 7 du rapport de 300 pages. L'expression "prévention de la récidive", sur laquelle vient de plancher une "conférence de consensus" censée inspirer une politique pénale en rupture avec le "tout carcéral", apparaissait largement dans de précédents rapports du contrôleur. Pas cette fois.
Après cinq ans de visites dans les lieux de privation de liberté et un certain nombre de coups de gueule, dont un en 2012 qui a mis la République face à l'état honteux de la prison marseillaise des Baumettes, Jean-Marie Delarue creuse son sillon avec d'autres mots.
- Lire la suite de cet article sur Nouvelobs.com.
- Lire l'intégralité du rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté
Illustration : europe1.fr
mardi, avril 23 2013
A Marseille, le trafic de drogue, les nourrices et la misère humaine
23 04 2013
Une petite salle de 15 m², avec quelques chaises dépareillées, trois tables abîmées, de la vaisselle de récupération, des bières et des cocas au frigo, et une machine à expresso étonnamment professionnelle. Le joujou de Bechir qui sirote du café toute la journée, pour s’occuper. Il a les yeux toujours écarquillés, comme s’il redécouvrait le monde à chaque seconde. Les yeux rougis aussi, parce que la fumette, c’est son truc depuis plus longtemps que le café.
À 12 ans, il y a deux décennies de cela, après que son père a été abattu dans un règlement de compte un soir à quelques encablures de là, Bechir a perdu pied, en même temps que sa mère d’ailleurs, Bouchra. Et les types du réseau pour lequel travaillait son père l’ont pris en main. Peut-être pour l’aider, comme une sorte de dette morale. Ils en ont fait un guetteur, l’ont poussé à fumer du shit, puis les petits trafiquants changeant selon le turn-over normal (prison, ascension ou arrêt d’activité) alors que Bechir stagnait sur le béton, les plus jeunes en ont fait leur souffre-douleur oubliant son passé funeste. Brimades, moqueries et violences ont fini d’abîmer Bechir.
lundi, avril 22 2013
Mariage pour tous : une France repliée sur elle-même
22 04 2013
Les anti Mariage pour tous sont représentatifs d'une France effrayée et méfiante, écrit la presse internationale, qui s'inquiète des récentes agressions homophobes à Paris.
Le Daily Telegraph rapporte le florilège de propos lancés par les anti : "Hollande veut du sang, il en aura", de la "blonde peroxydée" Frigide Barjot ou encore "le coup d’Etat législatif" de l'orateur du groupe UMP Hervé Mariton. Sans oublier bien sûr, "vous êtes en train d’assassiner des enfants", lancé par le député UMP Philippe Cochet à l’Assemblée nationale le 18 avril.
Le correspondant d’El Pais dresse de son côté un rapide portrait des anti, représentatifs de cette France "bigote et inquiète, provinciale et parisienne à 50% et blanche à 99% (...) Une mobilisation qui s’est habilement camouflée par une mise en scène de type Disney, des habits et des pancartes couleur pastel. Qui, au nom de la pluralité et du respect, s’est autoproclamée Manif pour tous." Le journaliste espagnol écrit : "la France, la nation qui a inventé les droits de l’homme est aujourd’hui un pays effrayé et méfiant où prolifèrent les phobies. L’islamophobie a envahi la campagne électorale. Le racisme et la xénophobie … font partie du langage courant. Et l’homophobie a commencé à montrer son visage le plus violent depuis que François Hollande a décidé de lancer la nouvelle loi sur le mariage homosexuel".
dimanche, avril 21 2013
Corruption et éthique publique : ne plus faire semblant !
21 04 2013
Il aura donc fallu qu’un ministre de la République, chargé entre autres de lutter contre la fraude fiscale, reconnaisse détenir un compte non déclaré à l’étranger depuis de nombreuses années pour que le pouvoir exécutif s’engage sur une réforme d’ampleur sur la « moralisation de la vie publique » et sur la lutte « contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux »... Il était temps !
Depuis de nombreuses années, des associations de la société civile, des professionnels de la justice, des universitaires dénoncent les insuffisances criantes de la législation française en matière d’intégrité de la vie politique et de lutte contre la délinquance financière, et alertent sur les dommages importants résultant de ces lacunes : délitement de la démocratie - minée par les conflits d’intérêts, les fraudes fiscales, la corruption, ... - , perte de confiance des citoyens dans les institutions et les responsables politiques et aggravation de la crise économique. Les gouvernements successifs sont malheureusement restés sourds...
samedi, avril 20 2013
De l’hospitalité en psychiatrie
20 04 2013
Plus de 1 000 personnes étaient présentes l’an passé au meeting du Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire à Montreuil. Depuis un an, une période politique s’est close avec le départ de Nicolas Sarkozy. Il s’était illustré en 2008 avec un discours criminalisant les malades mentaux, un budget inaugurant un nouvel enfermement et des mesures répressives contenues dans la loi du 5 juillet 2011. Cette loi indigne, combattue par «les 39» et l’ensemble des syndicats, de nombreux patients et parents, a introduit la pratique de soins sans consentement au domicile du patient, pervertissant la notion même de relation soignante basée sur la confiance. Les familles sont placées dans une position intenable, le foyer servant de lieu de soins à la place de l’hôpital. Six mille citoyens (professionnels, parents, patients) viennent de signer un nouvel appel du Collectif des 39 :
- Pour la suppression (et non l’adaptation) des dispositions liberticides de la loi du 5 juillet 2011.
- Pour redonner à la psychiatrie comme mission essentielle de soigner des personnes en souffrance et non d’éradiquer des symptômes, ni de normaliser des populations.
- Pour la mise en chantier d’une ambitieuse loi-cadre prévoyant notamment une formation spécifique à tous les métiers de la psychiatrie, des moyens humains suffisants en qualification et en nombre, une réforme de l’évaluation en fonction de critères issus de la clinique et non de l’entreprise.
vendredi, avril 19 2013
Pourquoi un parquet financier ?
19 04 2013
Les hommes politiques découvrent ou tout du moins semblent découvrir l’infraction de corruption et autres infractions financières sous-jacentes. Bien évidemment, il convient de lutter contre de telles infractions, la véritable question étant de savoir comment et avec quels moyens.
Rappelons qu’au mois de juin 2012 l’Association des jeunes magistrats (AJM) avait été signataire du texte intitulé : «Agir contre la corruption : l’appel des juges contre la délinquance financière». Ce texte proposait notamment trois objectifs à savoir : réanimer le Service central de prévention de la corruption (SCPC) tout en créant un organe indépendant de contrôle des marchés public ; créer une infraction d’enrichissement illicite et renforcer les Juridictions interrégionales spécialisées (JIRS) notamment avec des nouveaux groupes d’enquêteurs financiers à l’échelon départemental.
De ces axes de réflexion, seul le second est partiellement repris par la proposition actuelle tendant à ce que les élus et ministres déclarent leurs ressources et leur patrimoine. Pour le reste, il s’agit de créer un parquet financier avec une compétence nationale et un nouvel office central.
jeudi, avril 18 2013
Les Hauts-de-Seine, laboratoire de la corruption ?
18 04 2013
Conflits d'intérêts, clientélisme, fraudes aux marchés publics, caisses noires, paradis fiscaux, emplois fictifs, frais de bouche pharaoniques… Dans les Hauts-de-Seine, la liste des atteintes à l’éthique semble interminable. Le second département le plus riche de France collectionne les affaires politico-financières et les scandales ne cessent d’éclater… sans toujours avoir de retombées judiciaires.
Des emplois fictifs à la gestion des villes de Puteaux, Asnières ou Levallois-Perret, en passant par la SEM 92 et la direction de l’EPAD, Noël Pons et Jean-Paul Philippe nous dévoilent les rouages des réseaux du 92 et les coulisses de leurs manipulations. Les enquêteurs décryptent les méthodes utilisées pour détourner les lois et l’argent des collectivités, tout en puisant dans leur expérience des anecdotes stupéfiantes (documents volés, perquisition difficile, investigations aux Bahamas…) sur des personnages ayant défrayé la chronique.
Forts de leur carrière dans la lutte contre la corruption, les auteurs dénouent pour nous les ficelles du jeu politique et financier des affaires qui ont secoué et secouent toujours le 92.
mercredi, avril 17 2013
Sécurité : vraies questions et faux débats
17 04 2013
Il faut qu'il tue père et mère pour qu'un mineur soit condamné ! On peut repérer les futurs délinquants dès le plus jeune âge ! Il faudrait armer les polices municipales ! Il y a des zones de non-droit où la police n'ose plus mettre les pieds ! La vidéosurveillance ça marche ! C'est la faute des bandes ! Déposer plainte ça ne sert à rien ! Les statistiques ne veulent rien dire ! C'était mieux avant !... : les questions de sécurité sont parmi celles qui génèrent le plus de passions, et de commentaires. Le bon sens populaire - qui n'a parfois ni sens ni bonté - y donne libre cours à ses a priori, préjugés, solutions toutes prêtes, clichés, poncifs et autres caricatures. L'objectif de ce livre est simple : dépassionner le débat et analyser sereinement, à la lumière des connaissances dont nous disposons, chacune de ces affirmations, et toutes celles qui leur ressemblent... Chercheurs, universitaires, spécialistes, élus : une vingtaine d'entre-eux ont accepté de remettre les choses en perspectives, de mettre en lumière les paradoxes, mais aussi de faire émerger la réalité. La raison avant la passion, en quelque sorte.
Contributeurs : Francis Bailleau, Laurence Bellon, Nicole Borvo Cohen-Seat, Coline Cardi, Pierre Delion, Virginie Gautron, Caroline Le Dantec, Michel Marcus, Paula Miragia, Christian Mouhanna, Marwan Mohammed, Laurent Mucchielli, Philippe Robert, Jean-Pierre Rosenczeig, Jean-Jacques Urvoas, Roger Vicot, Anne Wyvekens.
lundi, avril 15 2013
La Rénovation urbaine : démolition-reconstruction de l'État
15 04 2013
Les politiques mises en oeuvre depuis le début des années 1980 dans les grands ensembles d'habitat social n'étant pas parvenues à les faire sortir de la spirale de la dévalorisation et de l’exclusion, leur démolition s’est imposée comme la solution au problème des banlieues.
Le programme national de rénovation urbaine (PNRU) lancé par Jean-Louis Borloo en 2003 a transformé la France des grands ensembles en un vaste chantier. Des opérations de démolition-reconstruction ont été engagées dans près de 500 quartiers, mobilisant des moyens colossaux– 45 milliards d’euros au total – avec la double ambition de banaliser leur forme urbaine et d’en faire des lieux de mixité sociale.
Alors que les premiers projets s’achèvent et que le mirage d’une dissolution des problèmes sociaux dans la transformation urbaine se dissipe, cet ouvrage revient sur la mise en oeuvre et les effets de ce programme.
L’analyse du PNRU et sa mise en perspective historique renouvellent les débats sur la politique de la ville et apportent un éclairage inédit sur les effets territoriaux des réformes de l’État des années 2000. Car la rénovation urbaine résulte et participe d’un processus plus vaste de démolition-reconstruction de l’État, organisant dans un même mouvement son retrait des territoires et la restauration de sa capacité d’orientation, à distance, des politiques qui y sont menées.
dimanche, avril 14 2013
Le bien-être des enfants dans les pays riches
14 04 2013
Le classement du bien-être des enfants présente une étude comparative de 29 pays développés en fonction du bien-être global de leurs enfants. Les pays sont ordonnés selon la note moyenne obtenue dans les cinq dimensions du bien-être des enfants.. Au total, cette synthèse intègre 26 indicateurs comparables à l’échelle internationale.
Les Pays-Bas maintiennent leur position à la tête du tableau, étant le seul pays classé dans les cinq premières places pour toutes les dimensions du bien-être des enfants.
Globalement, il n’y a a priori pas de rapport direct entre le niveau de bien-être des enfants et le PIB par habitant. La République tchèque obtient un meilleur classement que l’Autriche, la Slovénie est mieux placée que le Canada et le Portugal obtient de meilleurs résultats que les États-Unis.
Quatre pays nordiques (la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède) occupent le haut du classement, juste en dessous des Pays-Bas.
Les quatre dernières places sont occupées par trois des pays les plus pauvres de l’enquête, la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie, et par l’un des plus riches, les États-Unis.
Quatre pays d’Europe du Sud (l’Espagne, la Grèce, l’Italie et le Portugal) sont classés dans la moitié inférieure du tableau.
Des signes montrent que l’écart entre les pays d’Europe centrale et de l’Est et les économies industrielles plus établies commence à se réduire.
illustration : topsante.com
« billets précédents - page 2 de 84 - billets suivants »