Comportements délinquants

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lundi, mars 10 2014

Délinquants d'en haut et délinquants d'en bas

10 03 2014

asterix.jpgC’est peut-être là le paradoxe le plus inavouable du néolibéralisme que les comportements délinquants, stigmatisés comme des aberrations à éradiquer, dérivent en fait pour une large part d’un corpus de valeurs que le néolibéralisme lui-même ne cesse de promouvoir. Aux valeurs de l’agressivité compétitive et à son encouragement à la domination dans la concurrence des luttes interpersonnelles, il faudrait également ajouter tous les messages « positifs » d’invitation à l’enrichissement, à l’acquisition et à la consommation pour reconnaître les mobiles les plus caractéristiques des passages à l’acte délinquant… et s’apercevoir qu’ils sont fondamentalement les mêmes que ceux dont se revendique l’homme moderne néolibéral. Le sauvageon, figure idéale de stigmatisation, vole pour acquérir, deale pour s’enrichir et accéder à la consommation ostentatoire, violente pour réaffirmer sa domination dans les luttes de gangs… mais, dans les formes différentes et plus symbolisées auxquelles il a accès, le cadre supérieur ne fait pas autre chose : il est cupide et cherche l’enrichissement, sa consommation est orientée par l’intention de signaler son statut social, il est sans pitié dans les luttes d’organisation qui ont pour enjeu la progression hiérarchique et l’affirmation de son pouvoir.

mardi, février 11 2014

Le système délinquant de Dassault raconté de l’intérieur

11 02 2014

corruption_2.jpgM. Kébé, un acteur-clé de l'affaire Dassault, a été entendu plusieurs fois par la police judiciaire. Il a reçu de l'argent de l'ancien maire de Corbeil-Essonnes pour, assure-t-il, avoir favorisé l'élection à deux reprises de Jean-Pierre Bechter, son bras droit et successeur à Corbeil. Jamais personne avant lui n'avait détaillé la politique de recrutement des rabatteurs, ni décrit aussi précisément le circuit des rémunérations post-élections. Surtout, Mamadou Kébé raconte comment le sénateur de l'Essonne lui a suggéré d'ouvrir un compte à l'étranger et l'a mis en contact avec un intermédiaire libanais.
L'homme, petite trentaine, né et grandi aux Tarterêts, a le casier d'un délinquant « plutôt actif ». Pas sûr qu'il aurait parlé si les enfants Dassault, après avoir reçu des appels menaçants de sa part, n'avaient déposé plainte. Le jeune homme, mis en examen pour appels malveillants, menaces et tentatives d'extorsion de fonds, voulait récupérer « les 500 000 euros » manquants sur les 1,7 million négociés avec leur père. Le juge a voulu connaître la raison de ses menaces.

Photo : informaction.info

dimanche, décembre 15 2013

La Junquera : drogues, prostitutions, mafias internationales et clientélismes locaux

15 12 2013

la_junquera_prostitution.jpgL’économie criminelle mondialisée des trafics de femmes et de stupéfiants trace entre continents des territoires de circulations mêlant inextricablement des échanges économiques et affectifs. Nous suivons depuis quatre années l’une de ces circulations qui prend la forme de transmigrations de femmes pour le travail du sexe depuis les Balkans et le Caucase jusqu’à l’Italie du Sud, le Levant espagnol, les routes françaises, et enfin les nations permissives nord-européennes, avant un retour là d’où elles sont parties pour environ 10% d’entre elles. Les verbatim de ces femmes nous permettent de comprendre que chacune de ces étapes fonctionne comme une « moral area » (R.E. Park) mêlant populations et échanges illicites divers, subterranéité et officialité des transactions, éthiques politiques défaillantes et stratégies mafieuses résolues. Ce livre relate, à partir d’une évaluation des revenus de la marchandisation des femmes (1,2 milliards d’€ pour 10 800 femmes) et des drogues (1,7 milliards d’€) dans le Levant espagnol, les dynamiques transmigratoires et les stratégies criminelles d’implantation de leurs activités dans le département des Pyrénées-Orientales à l’exécutif politique hyper clientéliste largement initié aux gestions absolutistes des populations par omerta, protections abusives, népotismes…. avant d’emprunter les routes françaises.

  • Référence : Alain Tarrius et Olivier Bernet, Mondialisation criminelle. Frontière franco espagnole de La Junquera à Perpignan. Drogues, prostitutions, mafias internationales et clientélismes politiques locaux (170 pages).
  • Obtenir ce rapport de recherche en écrivant à l'auteur : altarrius@gmail.com

Photo : lindependant.fr

lundi, décembre 2 2013

Trafics et trafiquants de drogues à Marseille

2 12 2013

cite_marseille.jpgL’idée générale de cette recherche était de croiser une étude approfondie de dossiers judiciaires avec une enquête de terrain afin de mieux cerner les biographies des trafiquants et de mieux comprendre le fonctionnement des réseaux.
La recherche sur les dossiers judiciaires a été réalisée au tribunal de grande Instance de Marseille. Nous y avons d’abord dépouillé les minutes des procès pour trafics de drogues jugés pendant trois années récentes : 2009, 2010 et 2011. Puis nous sommes entrés dans l’analyse véritable des archives judiciaires, en dépouillant l’intégralité des dossiers jugés dans la seule année. Enfin, nous avons complété ce travail par des entretiens avec les magistrats spécialisés ainsi qu’avec un enquêteur de police judiciaire.
La recherche de terrain a été réalisée sur le quartier de XXX, un des lieux historiques du trafic de drogues à Marseille. L’enquêtrice y bénéficie d’une implantation de longue date en qualité de travailleur social. Ceci lui donne une connaissance et une reconnaissance de la population lui permettant de bâtir des relations de confiance et de confidence avec nombre d’habitants, parmi lesquels des jeunes gens impliqués dans le trafic de drogues. Ses entretiens et ses observations directes lui ont ainsi permis de reconstituer des portraits en forme de récits biographiques plus ou moins partiels mais largement suffisants pour pénétrer les conditions de vie ainsi que l’état d’esprit des intéressés.

Photo : lesinrocks.com

samedi, novembre 30 2013

Délinquance et criminalité à Marseille : fantasmes et réalités

30 11 2013

Photo_Marseille.jpgA chaque règlement de comptes ou presque, les médias font mine de découvrir la réalité du banditisme. Certes, les règlements de comptes meurtriers entre malfaiteurs connaissent depuis quelques années un léger regain d’intensité sur fond notamment de concurrence exacerbée sur le marché des drogues. Certes encore, selon les statistiques de police, plus d’un tiers des « règlements de compte entre malfaiteurs » enregistrés en France par la police judiciaire a eu lieu dans la seule région marseillaise ces dernières années. Cependant tout cela n’a rien de nouveau et s’enracine à l’inverse dans une longue histoire. Sur les quarante dernières années, tous les discours annonçant l’irruption d’une « nouvelle violence » et de « nouveaux bandits » totalement différents de leurs prédécesseurs procèdent du fantasme et de l’ignorance.
C’est probablement au tournant du XIXe siècle qu’une « économie criminelle » émerge à Marseille en raison principalement de la compétition pour l’exploitation de la prostitution en centre-ville. Cela est dû au fait que Marseille est devenue un port international. Des trafics vont s’organiser en lien avec les colonies et les protectorats français et vont perdurer jusqu’au XXe siècle. Au trafic de drogues s’ajoute le trafic d’armes à feu. Un nouveau banditisme lié à la communauté corse voit le jour. Bien organisé, souvent instruit, connaissant les lois et employant des avocats chevronnés, il bénéficie de protections politiques importantes.

samedi, novembre 16 2013

Un point bibliographique sur les tueries de masse

16 11 2013

tueurs_de_masse.gifCet ouvrage se présente comme un travail de type scientifique, ce qu’il est en partie. Pour étudier la question des « tueries de masse » (mass shooting), les auteurs, un économiste et un juriste, ont largement consulté la bibliographie principalement américaine et ont constitué une importante annexe (pp. 158-201) qui représente leur apport empirique au sujet. Cette annexe recense tous les cas identifiés par les auteurs (et leurs sources à la fois scientifiques, journalistiques et policières), perpétrés dans le monde entre 1984 et 2012. Cette base de données détaille les pays, les villes, les lieux précis, les types de tueries, le nombre de morts et de blessés, les armes utilisées, le nom, l’âge, la profession et la situation familiale des meurtriers ainsi que les principales explications invoquées dans ces sources pour tenter de comprendre ces actes criminels. Ceci permet de sortir de la casuistique et de la si fréquente généralisation abusive des faits divers, pour réintégrer au contraire les cas les plus sinistrement connus (Colombine, Mohammed Merah, Anders Breivik, etc.) dans des analyses beaucoup plus larges.
Cet ouvrage a incontestablement le mérite de combler un relatif vide en proposant un état des connaissances, faisant un large tour de la question et des travaux qu’elle a suscités notamment aux Etats-Unis depuis deux décennies. Il s’agit cependant d’un ouvrage de vulgarisation qui pêche à de nombreuses reprises par la relative imprécision du propos.

mercredi, novembre 6 2013

Négociations et crimes en col blanc : immunités réciproques

6 11 2013

negociations_et_crime_en_col_blanc.jpgLes configurations multiples des crimes commis par les organisations et les individus qui y travaillent montrent l’importance, dans un contexte de transformation des démocraties contemporaines, de s’intéresser aux conditions qui modulent la visibilité du crime et qui affectent également les actions menées par les instances de contrôle pour y mettre un terme. Les privilèges et les barrières – des mécanismes de déviation efficaces, ponctuels, récurrents et diachroniques - dont bénéficient les infracteurs présumés de crimes en col blanc servent ici de prétexte à une exploration des immunités réciproques qu’ils mettent en scène en une formidable cristallisation à l’échelle du réseau – et du système - qui les ritualise. En ayant recours à cinq études de cas contemporaines (Film Recovery Systems ; Westray ; Ford ; l’affaire du syndrome de l’huile frelatée ; Transco), nous cherchons à mieux saisir ce qui entre en ligne de compte dans la durée du crime. Il s’agit de mieux comprendre les délais de réponse observables dans de nombreuses situations et domaines d’activité, alors que des organisations commettent des crimes. Ainsi, alors que des signaux avertisseurs et des dénonciations à répétition ont systématiquement été ignorés, il apparaît que, parfois, l’entreprise fautive était au courant des risques qu’elle faisait courir aux travailleurs et aux consommateurs, ces derniers étant ignorants des dangers auxquels on les expose.

lundi, octobre 7 2013

Les traders peuvent-ils provoquer des krachs ? (l’affaire Kerviel)

7 10 2013

affaire_kerviel.jpgL’affaire Kerviel emprunte son nom au jeune trader accusé puis condamné comme auteur d’un système de fraude dont on estime qu’il a coûté près de cinq milliards d’euros à la Société Générale qui l’employait jusqu’au mois de janvier 2008. Mais à l’occasion de cette affaire sont mis en cause également la carence des contrôles internes de la banque, la responsabilité des supérieurs hiérarchiques directs de Kerviel ou encore la légitimité des profits issus des activités de marché. L’affaire se présente autrement dit comme une épreuve à laquelle sont soumises des normes, des catégories et des valeurs relatives à l’activité financière et justiciables en tant que telle d’une approche de sociologie pragmatique. Le présent article emprunte cette perspective en observant comment, dans le cours même des événements, les acteurs eux-mêmes problématisent la question de la « délinquance » financière et plus généralement le rapport des élites financières à la légalité. Or, cette observation dévoile que si la personnalisation de l’affaire suscite le scepticisme, la construction d’autres formes de responsabilités rencontre également des obstacles importants. Le rapprochement de l’affaire Kerviel avec d’autres affaires présentant des caractéristiques proches (l’affaire française du Crédit Lyonnais en particulier) permet de comprendre les difficultés que rencontrent les opérations de dénonciation en période de « crise » et lorsque les entités en cause sont de nature bancaire et financière.

jeudi, septembre 26 2013

Une activité délinquante à défaut d’emploi ?

26 09 2013

Fondation-Jean-Jaures.gifComment devient-on délinquant, comment en sort-on ? Le sociologue explique pourquoi l’emploi est un des facteurs déterminants dans la construction d’une « carrière délinquante ».
« LA délinquance n’existe pas, et « LA délinquance juvénile » pas davantage. La réalité est diverse et complexe. Un premier type peut être qualifié de « pathologique » dans le sens où il désigne des jeunes ayant notamment la caractéristique d’être en plus ou moins grande souffrance psychologique et dont les trajectoires de vie sont marquées par des problèmes de socialisation. Un deuxième type peut être qualifié d’« initiatique » dans le sens où il désigne des jeunes ayant commis des actes délinquants mais dans la trajectoire de vie desquels on ne distingue aucun problème de socialisation ni familiale ni scolaire. Un troisième type peut être qualifié d’« exclusion », et c’est celui qui nous intéresse ici.

lundi, septembre 16 2013

Mediapart, la corruption et le système Dassault

16 09 2013

sotomayor2-corruption-052709-lg-97030167.jpgSerge Dassault est un grand fauve de notre République. Héritier, milliardaire (fortune estimée à plus de 12 milliards d'euros), homme politique (sénateur), homme de presse (le groupe Figaro), homme d’industrie et marchand d’armes, il campe au cœur du pouvoir depuis près de trente ans, tout comme son père, Marcel (1892-1986), l’avait fait avant lui. Serge Dassault, il le sait, est une superpuissance à lui seul. Présidents et gouvernements passent, lui est toujours là, au centre de ce carrefour où s’entrecroisent politique, affaires et communication, où le conflit d’intérêts systématisé à grande échelle est le carburant du pouvoir.
C’est pourquoi ce que révèle aujourd’hui Mediapart prend une dimension tout à fait exceptionnelle. Il ne s’agit nullement d’un énième épisode des bagarres électorales pour la conquête d’une des villes les plus pauvres d’Ile-de-France, Corbeil-Essonnes (43.000 habitants). Il s’agit des pratiques corruptrices d’un des personnages les plus importants du pays, et des accords qu’il a passés avec un milieu aux méthodes parfois criminelles.

dimanche, septembre 8 2013

Violence : de quoi parle-t-on ?

8 09 2013

couv_SH.jpgLa société française contemporaine est saturée par l’usage du mot « violence ». Des faits divers criminels abondamment relayés par les médias aux incendies de véhicules de la nuit du Nouvel An, en passant par toutes les formes d’insultes et de harcèlements, aucun territoire, aucun métier, aucune scène de la vie sociale, publique ou privée ne semble y échapper. Ce mot sert aussi massivement à qualifier toutes les formes de conflits civils et militaires dans le monde. En pratique, « la violence » s’écrit au singulier et n’a pas de contenu précis prédéterminé. C’est qu’il ne s’agit pas d’une catégorie d’analyse. Plus qu’une qualification de faits, il s’agit en réalité d’une disqualification de faits. La violence est quelque chose que l’on condamne. C’est de surcroît quelque chose dont on s’inquiète : c’est « l’augmentation de la violence » qui fait parler. C’est donc un signe des temps : l’idée d’une violence envahissante semble faire partie d’une représentation décliniste du présent. Au fond, les choses et les (jeunes) gens « ne seraient plus comme avant ».

vendredi, avril 26 2013

Criminalité organisée et corruption au Royaume-Uni

26 04 2013

royaume_uni.jpgUn audit sur la nature et l’étendue de la corruption au Royaume-Uni, mené par l’organisation non gouvernementale Transparency International, conclut que le problème de la corruption au sein du secteur public, et plus particulièrement les risques posés par la relation entre la corruption et la criminalité organisée, ont été sous-estimés et insuffisamment examinés. L’une des principales préoccupations à l’origine de cet audit était l’impact potentiel des importantes coupes budgétaires que le secteur public a connues au cours des deux dernières années, et leur répercussion sur l’efficacité des organismes publics à lutter contre la corruption. Le rapport se penche sur la corruption au sein du système de santé publique, des services de logements sociaux, et dans les pratiques d’attribution de marchés publics. Il s’intéresse aussi aux problèmes posés par la corruption au sein des différentes juridictions du système judiciaire. Les difficultés rencontrées par la police et la magistrature dans leur lutte contre ce phénomène y sont rapportées. Mais le document attire l’attention – et c’est rare – sur la situation délicate des prisons. Il y est avancé que les prisons en Grande-Bretagne présentent une vulnérabilité significative face à la corruption, plusieurs facteurs de risque ayant été identifiés : celui que des membres du personnel non pénitentiaire soient impliqués dans des actes de corruption ; celui que les objectifs des mesures de performance des institutions carcérales encouragent la demande de corruption ; et ce qui est décrit comme une « relation symbiotique » entre les groupes criminels dont des membres sont emprisonnés et la corruption dans les prisons.

Photo : rtl.fr

jeudi, avril 18 2013

Les Hauts-de-Seine, laboratoire de la corruption ?

18 04 2013

92_connection.jpgConflits d'intérêts, clientélisme, fraudes aux marchés publics, caisses noires, paradis fiscaux, emplois fictifs, frais de bouche pharaoniques… Dans les Hauts-de-Seine, la liste des atteintes à l’éthique semble interminable. Le second département le plus riche de France collectionne les affaires politico-financières et les scandales ne cessent d’éclater… sans toujours avoir de retombées judiciaires.
Des emplois fictifs à la gestion des villes de Puteaux, Asnières ou Levallois-Perret, en passant par la SEM 92 et la direction de l’EPAD, Noël Pons et Jean-Paul Philippe nous dévoilent les rouages des réseaux du 92 et les coulisses de leurs manipulations. Les enquêteurs décryptent les méthodes utilisées pour détourner les lois et l’argent des collectivités, tout en puisant dans leur expérience des anecdotes stupéfiantes (documents volés, perquisition difficile, investigations aux Bahamas…) sur des personnages ayant défrayé la chronique.
Forts de leur carrière dans la lutte contre la corruption, les auteurs dénouent pour nous les ficelles du jeu politique et financier des affaires qui ont secoué et secouent toujours le 92.

samedi, mars 9 2013

Le trafic illégal des espèces sauvages menacées d’extinction

9 03 2013

elephant.jpgLes espèces animales menacées sont au cœur d’une réunion internationale qui se tient du 3 au 14 mars 2013 en Thaïlande. En effet, les 177 pays signataires de la Convention sur le commerce international des espèces menacés (Cites) sont actuellement réunis à Bangkok pour faire le point et envisager de nouvelles mesures de sauvegarde de la faune et la flore. Au programme : la protection des ours polaires, des éléphants d'Afrique, des grands singes, des requins mais aussi un triste constat après la disparition de plusieurs espèces animales.
Faudra-t-il, demain, autoriser une reprise partielle du commerce international de l’ivoire pour éloigner la menace pesant sur l’éléphant d’Afrique ? Doit-on dès aujourd’hui, comme viennent de le suggérer quatre experts internationaux dans la revue Science, légaliser celui des cornes de rhinocéros dans un dernier effort pour sauver l’espèce de l’extinction ? Seule certitude: la lutte contre le trafic illégal des espèces sauvages est un échec.

samedi, février 2 2013

La FIFA : une organisation criminelle ?

2 02 2013

mafifa.jpgLors d'un article que j'ai écrit pour l'académie britannique de journalisme, j'ai dénoncé les menaces qui m'étaient adressées par Blatter parce que j'étais sur le point de faire une intervention à Miami sur la famille du crime organisé que constitue la FIFA. J'ai regardé dans le dictionnaire la définition d'"organisation criminelle". Tous les critères sont remplis : un leader, une omerta, dans les faits aucun membre de la FIFA ne se permet de critiquer son organisation... Tout le contraire d'une démocratie. Zurich, où siège la FIFA, se situe quelque part entre Moscou et Pyongyang. Le système est fondé sur la vente illégale des billets de la Coupe de monde. Une enquête de la BBC a montré que 44 % des billets des Mondiaux sont vendus en catimini par la FIFA aux différentes fédérations.

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