Comportements délinquants

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lundi, septembre 15 2014

Détournements de fonds publics, abus de confiance et blanchiment au Sénat

15 09 2014

Logo_UMP.jpgAprès la révélation en mai par Le Parisien de l'ouverture d'une information judiciaire concernant de possibles détournements de fonds au profit de plusieurs sénateurs UMP, Mediapart publie ce 15 septembre une partie de la « liste des bénéficiaires » de l'argent public. Selon le site internet, plusieurs de ces élus du groupe UMP à la chambre haute devraient être auditionnés prochainement dans le cadre de l'information judiciaire.
Au cœur des soupçons, une association de loi 1901, l'Union républicaine du Sénat (URS), aurait perçu des fonds de la part du groupe UMP du Sénat. Ces fonds – versés directement en chèques et en liquide par la questure de la chambre haute, qui gère le budget du Sénat – auraient ensuite été reversés sur les comptes de l'URS, puis aux membres de l'association, majoritairement fréquentée par d'anciens giscardiens et centristes.

dimanche, août 31 2014

L'Angleterre découvre le scandale d'abus sexuels dans le Yorkshire

31 08 2014

policier-britannique.jpgLa police et les services sociaux savaient, mais le scandale a mis des années à éclater. Quelque 1 400 mineures, parfois des enfants, ont été victimes d'abus sexuels et exploitées entre 1997 et 2013 à Rotherham, une ville industrielle du nord-est de l'Angleterre. Leurs plaintes n'ont pas été prises au sérieux ou ont été étouffées par des coups et des menaces.
L'affaire de Rotherham, qui survient après plusieurs scandales similaires, provoque en Angleterre une émotion d'autant plus vive qu'elle met en cause les institutions – services sociaux, municipalité, police – précisément chargées de la protection des mineurs. Dans plus d'un cas sur trois, les victimes étaient connues des services de protection de l'enfance. Le rapport de Mme Jay dénonce aussi les échecs collectifs « flagrants » des élus locaux.

jeudi, août 21 2014

En finir avec le trafic de bois

21 08 2014

trafic_bois.jpgLa France ne doit pas être le maillon faible dans la lutte contre le commerce de bois illégal. Cette exploitation est un fléau qui affecte 15 à 30% du commerce mondial du bois, selon Interpol, et représente la même valeur économique que le trafic de drogue.
Dans certaines forêts tropicales, comme l’Amazonie brésilienne, ou la République démocratique du Congo, poumons de la planète, la prévalence de l’illégalité dépasse 60%. Cela fait obstacle à une gestion durable des massifs forestiers de la planète. Les conséquences sociales et économiques sont considérables pour les pays victimes de ce pillage illégal, dans la mesure où les populations sont privées de leurs ressources forestières sans contrepartie financière ; et le consommateur européen ne doit plus être le complice involontaire de ces dommages infligés à l’environnement et au tissu social des pays du Sud.

Photo : tananews.com

dimanche, juillet 13 2014

Terrorisme et lutte anti-terroriste en France et en Europe

13 07 2014

europol.jpgTandis que le gouvernement français prépare une nouvelle loi sur la lutte anti-terroriste, Europol a mis en ligne le 28 mai 2014 son rapport sur la situation et les tendances du terrorisme en Europe en 2014. Le document effectue un tour d'horizon général avant de passer en revue le terrorisme d'inspiration religieuse, les séparatistes et ethnonationalistes, les mouvements anarchistes et gauchistes, les mouvements d'extrême-droite et enfin les mouvements isolés.
On apprend ainsi que la France a connu en 2013 (en comptant les attaques déjouées, celles qui ont échoué et celles qui ont abouti) 58 attaques séparatistes et cinq attaques non attribuables à un terrorisme spécifique. Au niveau européen, le nombre d'attaques d'extrême-droite est passé de 18 à 24, la Grèce étant la cible de la moitié d'entre elles. Par ailleurs, 70 % des attaques ciblaient des intérêts privés et commerciaux, confirmant la baisse des atteintes contre les installations gouvernementales constatée les années précédentes.

mercredi, juillet 2 2014

Le système Sarkozy bientôt condamné ? Un test décisif pour la justice française

2 07 2014

sarkozy_mis_en_examen.jpgAprès dix-huit heures de garde à vue, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour « corruption active », « trafic d'influence » et « recel de violation du secret professionnel ». Peu avant, son avocat, Me Thierry Herzog, et un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, avaient eux aussi été mis en examen.
Les magistrates enquêtent sur un réseau d'informateurs susceptible d'avoir renseigné les proches de M. Sarkozy, voire l'ancien président de la République lui-même, dans les procédures judiciaires pouvant le menacer, en particulier le dossier Bettencourt.
C'est à la faveur de l'enquête sur un possible financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 que des interceptions téléphoniques opérées ont révélé des faits troublants.
Les écoutes téléphoniques n'ont pas seulement révélé cette affaire de trafic d'influence. Elles ont surtout mis en lumière l'existence d'un réseau d'informateurs, au sein de l'appareil d'Etat, notamment dans les institutions policières et judiciaires, dévoué à Nicolas Sarkozy, mais elles révèlent aussi « l'entrisme » pratiqué par l'ancien président ou ses proches pour obtenir des informations sur les procédures susceptibles de le menacer.

Photo : lefigaro.fr

vendredi, juin 13 2014

Délinquance politique : le cas des Balkany

13 06 2014

french_corruption.jpgIsabelle Balkany, l'épouse et première adjointe du maire de Levallois-Perret, a reconnu être propriétaire d'une villa à Saint-Martin, dans les Antilles françaises, un bien non déclaré au fisc, selon BFM-TV. Mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale le 22 mai avant d'être libérée sous contrôle judiciaire après la promesse du versement d'une caution de 1 million d'euros, Isabelle Balkany a avoué aux policiers être propriétaire de ce bien immobilier estimé à 3 millions d'euros environ. Depuis dix-sept ans, les Balkany ne se sont jamais acquittés de l'impôt sur la fortune.
Au centre des préoccupations des enquêteurs, deux villas, l'une à Saint-Martin, aux Antilles, l'autre à Marrakech, au Maroc, selon une source proche de l'enquête. Les enquêteurs se demandent si Isabelle et Patrick Balkany, qui en sont des usagers, n'en sont pas aussi les véritables propriétaires, dissimulés derrière des prête-noms et un écheveau de sociétés offshore et de comptes bancaires dans des paradis fiscaux.
Jointe au téléphone par BFM-TV, Isabelle Balkany n'a pas souhaité s'expliquer. Pour cette fraude, l'élue risque jusqu'à cinq ans de prison.

samedi, mai 31 2014

De la fraude chez les opticiens

31 05 2014

fraude_opticiens.jpgNotre enquête visait d’abord à quantifier l’étendue réelle des fraudes à la complémentaire santé suscitées par les opticiens. Pour cela, les enquêteurs des associations locales devaient sélectionner une monture plus coûteuse que le maximum remboursable par leur mutuelle, en informer le vendeur, et observer sa réaction. Dans près d’un cas sur cinq, l’opticien a spontanément proposé à l’enquêteur de falsifier la facture envoyée à la complémentaire santé, pour augmenter le remboursement perçu. La fraude est ainsi la deuxième solution proposée par les opticiens pour réduire le reste-à-charge des consommateurs.
Alors que complémentaires santé et opticiens se rejettent la faute sur l’origine des surcoûts et des fraudes, l’UFC – Que Choisir a élargi la focale, en analysant les conséquences des remboursements des assurances sur ce marché. Cette spécificité française a en effet été inflationniste. Les garanties optique haut de gamme, qui concernent 40 % des assurés, ont enclenché un cercle vicieux entre remboursements en optique et prix pratiqués par les opticiens, qui ont fait de la France la championne d’Europe de la cherté, avec un prix moyen de 470 €.

jeudi, mai 15 2014

L’évolution de la délinquance des mineurs et de son traitement pénal

15 05 2014

cahiers_dynamiques_58.jpgLa délinquance juvénile, son augmentation supposée, sa violence réputée croissante et son rajeunissement présumé se sont imposés comme des thèmes centraux dans le débat public et dans l’agenda politique depuis le début des années 1990, en France comme dans de nombreux autres pays européens. Au point de constituer une peur collective suscitant parfois même de véritables petites « paniques morales » lorsque médias, politiciens et groupes de pression joignent leurs discours et leurs actions, par exemple dans l’affaire des « tournantes » (viols collectifs) au début des années 2000. Par ailleurs, cette idée d’une augmentation constante de la délinquance des jeunes rencontre aussi un préjugé favorable dans une partie de la population générale dont elle alimente le « sentiment d’insécurité ». La tentation est alors grande chez certains de nos concitoyens d’interpréter toute évolution dans le sens négatif d’une dangerosité potentielle voire d’une décadence morale. Les discours sur les films que regardent les jeunes, sur les jeux vidéo qui les occupent ou encore sur les musiques qu’ils écoutent, en fournissent de nombreux exemples. Enfin, les médias diffusent régulièrement des chiffres sensés illustrer cette évolution, mais qu’ils utilisent le plus souvent comme des arguments d’autorité et non comme des éléments d’analyse. C’est l’ensemble de ce cadre imposé dans le débat public qu’il faut pourtant sinon remettre en question du moins mettre en parenthèses pour tenter de réfléchir posément et sérieusement.

dimanche, avril 27 2014

Les génocidaires, des hommes ordinaires

27 04 2014

genocide_rwandais.jpgL'actualité des procès de présumés génocidaires rwandais a renouvelé cette interrogation lancinante : comment des hommes ordinaires peuvent-ils se livrer à de telles atrocités, sans en éprouver le moindre remords ?
Je me joins aux voix qui se sont fait entendre pour établir des analogies entre Shoah et génocide du Rwanda. Les différences historiques, géopolitiques, culturelles et technologiques sont majeures. Pourtant, en m'appuyant sur mon expérience des tueurs en série, il m'est apparu possible de décrire un ensemble de conditions psychiques facilitatrices, sorte de constellation psychique commune à des actions criminelles aussi dissemblables.
S'opposant point par point aux tueurs en série, les criminels génocidaires tuent dans un élan collectif, au nom des ordres donnés, avec l'assentiment de leur conscience, dans une visée d'assainissement et d'épuration. En période de vague génocidaire, leur grand nombre est la règle. Leurs personnalités se recrutent dans une gamme très large d'hommes ordinaires. Devoir, obéissance et idéal conjuguent leurs effets pour anéantir tout scrupule et inverser la valeur accordée aux actes.

Photo : france3.fr

lundi, mars 10 2014

Délinquants d'en haut et délinquants d'en bas

10 03 2014

asterix.jpgC’est peut-être là le paradoxe le plus inavouable du néolibéralisme que les comportements délinquants, stigmatisés comme des aberrations à éradiquer, dérivent en fait pour une large part d’un corpus de valeurs que le néolibéralisme lui-même ne cesse de promouvoir. Aux valeurs de l’agressivité compétitive et à son encouragement à la domination dans la concurrence des luttes interpersonnelles, il faudrait également ajouter tous les messages « positifs » d’invitation à l’enrichissement, à l’acquisition et à la consommation pour reconnaître les mobiles les plus caractéristiques des passages à l’acte délinquant… et s’apercevoir qu’ils sont fondamentalement les mêmes que ceux dont se revendique l’homme moderne néolibéral. Le sauvageon, figure idéale de stigmatisation, vole pour acquérir, deale pour s’enrichir et accéder à la consommation ostentatoire, violente pour réaffirmer sa domination dans les luttes de gangs… mais, dans les formes différentes et plus symbolisées auxquelles il a accès, le cadre supérieur ne fait pas autre chose : il est cupide et cherche l’enrichissement, sa consommation est orientée par l’intention de signaler son statut social, il est sans pitié dans les luttes d’organisation qui ont pour enjeu la progression hiérarchique et l’affirmation de son pouvoir.

mardi, février 11 2014

Le système délinquant de Dassault raconté de l’intérieur

11 02 2014

corruption_2.jpgM. Kébé, un acteur-clé de l'affaire Dassault, a été entendu plusieurs fois par la police judiciaire. Il a reçu de l'argent de l'ancien maire de Corbeil-Essonnes pour, assure-t-il, avoir favorisé l'élection à deux reprises de Jean-Pierre Bechter, son bras droit et successeur à Corbeil. Jamais personne avant lui n'avait détaillé la politique de recrutement des rabatteurs, ni décrit aussi précisément le circuit des rémunérations post-élections. Surtout, Mamadou Kébé raconte comment le sénateur de l'Essonne lui a suggéré d'ouvrir un compte à l'étranger et l'a mis en contact avec un intermédiaire libanais.
L'homme, petite trentaine, né et grandi aux Tarterêts, a le casier d'un délinquant « plutôt actif ». Pas sûr qu'il aurait parlé si les enfants Dassault, après avoir reçu des appels menaçants de sa part, n'avaient déposé plainte. Le jeune homme, mis en examen pour appels malveillants, menaces et tentatives d'extorsion de fonds, voulait récupérer « les 500 000 euros » manquants sur les 1,7 million négociés avec leur père. Le juge a voulu connaître la raison de ses menaces.

Photo : informaction.info

dimanche, décembre 15 2013

La Junquera : drogues, prostitutions, mafias internationales et clientélismes locaux

15 12 2013

la_junquera_prostitution.jpgL’économie criminelle mondialisée des trafics de femmes et de stupéfiants trace entre continents des territoires de circulations mêlant inextricablement des échanges économiques et affectifs. Nous suivons depuis quatre années l’une de ces circulations qui prend la forme de transmigrations de femmes pour le travail du sexe depuis les Balkans et le Caucase jusqu’à l’Italie du Sud, le Levant espagnol, les routes françaises, et enfin les nations permissives nord-européennes, avant un retour là d’où elles sont parties pour environ 10% d’entre elles. Les verbatim de ces femmes nous permettent de comprendre que chacune de ces étapes fonctionne comme une « moral area » (R.E. Park) mêlant populations et échanges illicites divers, subterranéité et officialité des transactions, éthiques politiques défaillantes et stratégies mafieuses résolues. Ce livre relate, à partir d’une évaluation des revenus de la marchandisation des femmes (1,2 milliards d’€ pour 10 800 femmes) et des drogues (1,7 milliards d’€) dans le Levant espagnol, les dynamiques transmigratoires et les stratégies criminelles d’implantation de leurs activités dans le département des Pyrénées-Orientales à l’exécutif politique hyper clientéliste largement initié aux gestions absolutistes des populations par omerta, protections abusives, népotismes…. avant d’emprunter les routes françaises.

  • Référence : Alain Tarrius et Olivier Bernet, Mondialisation criminelle. Frontière franco espagnole de La Junquera à Perpignan. Drogues, prostitutions, mafias internationales et clientélismes politiques locaux (170 pages).
  • Obtenir ce rapport de recherche en écrivant à l'auteur : altarrius@gmail.com

Photo : lindependant.fr

lundi, décembre 2 2013

Trafics et trafiquants de drogues à Marseille

2 12 2013

cite_marseille.jpgL’idée générale de cette recherche était de croiser une étude approfondie de dossiers judiciaires avec une enquête de terrain afin de mieux cerner les biographies des trafiquants et de mieux comprendre le fonctionnement des réseaux.
La recherche sur les dossiers judiciaires a été réalisée au tribunal de grande Instance de Marseille. Nous y avons d’abord dépouillé les minutes des procès pour trafics de drogues jugés pendant trois années récentes : 2009, 2010 et 2011. Puis nous sommes entrés dans l’analyse véritable des archives judiciaires, en dépouillant l’intégralité des dossiers jugés dans la seule année. Enfin, nous avons complété ce travail par des entretiens avec les magistrats spécialisés ainsi qu’avec un enquêteur de police judiciaire.
La recherche de terrain a été réalisée sur le quartier de XXX, un des lieux historiques du trafic de drogues à Marseille. L’enquêtrice y bénéficie d’une implantation de longue date en qualité de travailleur social. Ceci lui donne une connaissance et une reconnaissance de la population lui permettant de bâtir des relations de confiance et de confidence avec nombre d’habitants, parmi lesquels des jeunes gens impliqués dans le trafic de drogues. Ses entretiens et ses observations directes lui ont ainsi permis de reconstituer des portraits en forme de récits biographiques plus ou moins partiels mais largement suffisants pour pénétrer les conditions de vie ainsi que l’état d’esprit des intéressés.

Photo : lesinrocks.com

samedi, novembre 30 2013

Délinquance et criminalité à Marseille : fantasmes et réalités

30 11 2013

Photo_Marseille.jpgA chaque règlement de comptes ou presque, les médias font mine de découvrir la réalité du banditisme. Certes, les règlements de comptes meurtriers entre malfaiteurs connaissent depuis quelques années un léger regain d’intensité sur fond notamment de concurrence exacerbée sur le marché des drogues. Certes encore, selon les statistiques de police, plus d’un tiers des « règlements de compte entre malfaiteurs » enregistrés en France par la police judiciaire a eu lieu dans la seule région marseillaise ces dernières années. Cependant tout cela n’a rien de nouveau et s’enracine à l’inverse dans une longue histoire. Sur les quarante dernières années, tous les discours annonçant l’irruption d’une « nouvelle violence » et de « nouveaux bandits » totalement différents de leurs prédécesseurs procèdent du fantasme et de l’ignorance.
C’est probablement au tournant du XIXe siècle qu’une « économie criminelle » émerge à Marseille en raison principalement de la compétition pour l’exploitation de la prostitution en centre-ville. Cela est dû au fait que Marseille est devenue un port international. Des trafics vont s’organiser en lien avec les colonies et les protectorats français et vont perdurer jusqu’au XXe siècle. Au trafic de drogues s’ajoute le trafic d’armes à feu. Un nouveau banditisme lié à la communauté corse voit le jour. Bien organisé, souvent instruit, connaissant les lois et employant des avocats chevronnés, il bénéficie de protections politiques importantes.

samedi, novembre 16 2013

Un point bibliographique sur les tueries de masse

16 11 2013

tueurs_de_masse.gifCet ouvrage se présente comme un travail de type scientifique, ce qu’il est en partie. Pour étudier la question des « tueries de masse » (mass shooting), les auteurs, un économiste et un juriste, ont largement consulté la bibliographie principalement américaine et ont constitué une importante annexe (pp. 158-201) qui représente leur apport empirique au sujet. Cette annexe recense tous les cas identifiés par les auteurs (et leurs sources à la fois scientifiques, journalistiques et policières), perpétrés dans le monde entre 1984 et 2012. Cette base de données détaille les pays, les villes, les lieux précis, les types de tueries, le nombre de morts et de blessés, les armes utilisées, le nom, l’âge, la profession et la situation familiale des meurtriers ainsi que les principales explications invoquées dans ces sources pour tenter de comprendre ces actes criminels. Ceci permet de sortir de la casuistique et de la si fréquente généralisation abusive des faits divers, pour réintégrer au contraire les cas les plus sinistrement connus (Colombine, Mohammed Merah, Anders Breivik, etc.) dans des analyses beaucoup plus larges.
Cet ouvrage a incontestablement le mérite de combler un relatif vide en proposant un état des connaissances, faisant un large tour de la question et des travaux qu’elle a suscités notamment aux Etats-Unis depuis deux décennies. Il s’agit cependant d’un ouvrage de vulgarisation qui pêche à de nombreuses reprises par la relative imprécision du propos.

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