Contexte économique et social

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jeudi, juillet 17 2014

Les sans-domicile dans l'agglomération parisienne

17 07 2014

sdf_paris.jpgDébut 2012, 28 800 adultes francophones sans domicile ont été dénombrés dans l’agglomération parisienne, ce qui représente une hausse de 84 % par rapport à 2001. Cette population, en majorité jeune, masculine et étrangère, est restée en moyenne pendant 9 mois sans domicile en 2011 dont 1,7 mois sans abri. Toutefois, depuis 2001, elle vieillit et se féminise. La moitié des sans-domicile utilise un service d’hébergement collectif, 40 % occupent des chambres d’hôtel ou des logements gérés par des associations, les autres sont sans abri. Depuis 2001, sous l’effet d’une demande d’hébergement d’urgence en forte croissance, le nombre de chambres d’hôtel a beaucoup augmenté, les autres segments de l’offre restant relativement stables.

Dans le même dossier :
- Un sans-domicile sur deux n'a jamais eu de logement personnel
- Un sans-domicile sur trois a un emploi.
- La santé des sans-domicile de l'agglomération parisienne.

Photo : huffingtonpost.fr

mercredi, juin 25 2014

Mieux connaître le processus d’expulsion locative

25 06 2014

expulsion_locative.jpgOn ne dispose pas, tant au niveau national que local, de données quantitatives permettant de renseigner de manière exhaustive et cohérente l’ensemble du processus d’expulsion locative, depuis l’apparition d’un impayé (de loyer, de charges ou d’assurance) au devenir des ménages expulsés.
Pourtant, le développement de la connaissance dans ce domaine permettrait une amélioration des politiques publiques de prévention des expulsions locatives, lorsque cela s’avère possible, afin d’éviter l’expulsion locative sans relogement.
C’est pourquoi l’ONPES, en collaboration avec les principaux producteurs de données nationaux dans ce champ d’étude a souhaité produire l’information la plus précise possible au niveau national sur l’importance quantitative de ce phénomène, à tous les stades du processus.

Photo : lyonne.fr

mardi, mai 27 2014

La France populaire décroche, qui s’en soucie ?

27 05 2014

obs_inegalites.jpg+ 1 800 euros annuels pour les 10 % les plus riches, - 400 euros pour les 10 % les plus pauvres. Le bilan de l’évolution des revenus sur la période 2008-2011 est sombre pour les milieux populaires. La « baisse généralisée du pouvoir d’achat », tant médiatisée, est une imposture : le pouvoir d’achat augmente pour les plus riches et diminue pour les plus pauvres.
Bien des catégories sont à l’abri de la crise. Elle ne frappe qu’une partie de la population : les plus modestes, déjà fragilisés par des décennies de chômage. Les jeunes, les ouvriers et les employés, la main d’œuvre peu qualifiée travaillant dans les petites entreprises du secteur privé et les immigrés sont en première ligne. Et pourtant, on entend essentiellement le bruit des couches aisées qui continuent d’oser se plaindre d’être matraquées par les impôts. Le gouvernement, dont l’action est formatée par les sondages, a entendu le « ras-le-bol-fiscal ». Il a perdu le sens de la réalité sociale. Les politiques mises en œuvre sont totalement décalées par rapport à la hauteur de l’enjeu.

vendredi, mai 16 2014

Vulnérabilité, identification des risques et protection de l'enfance

16 05 2014

enfant_en_danger.jpgQuelles réalités recouvre la notion de vulnérabilité et quelles sont ses différentes déclinaisons dans le champ de la protection de l'enfance ? Autour de quatre parties qui abordent les problématiques propres aux mineurs isolés étrangers, les conditions de vie des familles en situation de grande précarité, les difficultés de scolarisation des enfants roms ou encore les formes d’incertitude sociale et morale des enfants placés, ce dossier thématique de l’ONED interroge la multi-dimensionnalité de la notion de vulnérabilité et présente les résultats de la recherche scientifique sur cette question.
Les différentes contributions d’experts dans le champ de la sociologie, du droit, des sciences de l’éducation, de l’anthropologie et de la géographie invitent également à réfléchir sur les enjeux de la qualification de populations, de situations ou de territoires « vulnérables », et à saisir ce que ce processus d’identification des risques induit en termes d’appréhension des politiques publiques.

Illustration : vendee.fr

mardi, mai 13 2014

Les sans-domicile et l’emploi

13 05 2014

pole_emploi.jpgDébut 2012, un quart des sans-domicile adultes francophones usagers des services d’aide occupaient un emploi et les deux cinquièmes étaient au chômage. Par ailleurs, neuf sans-domicile sur dix ont déjà travaillé au cours de leur vie.
Les sans-domicile ayant un emploi ont des conditions d’hébergement plus stables que les autres sans-domicile. Mais ils occupent des emplois très précaires : 22 % déclarent ne pas avoir de contrat de travail et 15 % sont intérimaires, stagiaires ou saisonniers. En outre, deux sans-domicile sur trois travaillent depuis moins d’un an chez le même employeur, et trois sur cinq perçoivent un salaire inférieur à 900 euros par mois.
Beaucoup de sans-domicile cherchent à travailler davantage, notamment parmi les femmes. Parmi les sans-domicile au chômage, 43 % recherchent un emploi depuis plus de deux ans. Très souvent aidés dans leurs démarches par des associations et des travailleurs sociaux, ils se heurtent cependant à de nombreuses difficultés pour retrouver un emploi. Le coût ou l’absence de transport sont les premiers obstacles à la recherche d’emploi qu’ils citent.

jeudi, mai 1 2014

Face à la crise, le fossé se creuse chez les jeunes selon le niveau de diplôme

1 05 2014

cereq_bref.jpgEn 2013, le Céreq a réalisé la sixième édition de ses enquêtes d’insertion, s’intéressant aux 700 000 jeunes sortis en 2010 du système scolaire.
Cette Génération 2010 se présente sur le marché du travail avec un niveau d’études sensiblement plus élevé que la Génération 2004. L’élévation du niveau de formation concerne avant tout les niveaux supérieurs. En effet, en dépit de l’objectif général de réduction du nombre de jeunes sortants sans diplôme, fixé au niveau européen, ceux-ci représentent encore 16% de la Génération 2010. En revanche, au sein du système d’enseignement supérieur, la mise en place du LMD incite les étudiants à prolonger leurs études jusqu’aux niveaux licence (L3), master (M2) ou doctorat (D), réduisant les sorties aux niveaux bac+2 et bac+4. Au final, la part des jeunes sortant au niveau master ou au-delà est de 17%. L’effectif total des diplômés de l’enseignement supérieur est resté identique.
Trois ans après leur sortie du système éducatif, plus d’un jeune actif sur cinq est en recherche d’emploi, soit le niveau le plus haut jamais observé dans les enquêtes d’insertion du Céreq. L’insertion professionnelle de cette génération s’est effectuée dans des conditions plus difficiles pour au moins deux raisons. D’une part, les jeunes sortis en 2010 arrivent sur un marché du travail successivement détérioré par la crise financière en 2008 puis par celle des dettes souveraines à l’été 2010. D’autre part, à la détérioration de la conjoncture économique, s’ajoute la faiblesse de l’intervention publique traduite par la diminution des contrats aidés destinés aux jeunes avant 2013.

mercredi, avril 30 2014

Générations sacrifiées : le bilan démographique de la Grande Guerre

30 04 2014

premiere_guerre.jpgÀ l’issue de la Grande Guerre, la génération des hommes née en 1894, ou « classe 1914 », était âgée de 25 ans. Elle avait perdu la moitié de ses effectifs, sous l’effet de deux hécatombes de même ampleur : la mortalité infantile et juvénile d’abord, la mortalité de guerre ensuite.
Son espérance de vie, déjà très basse en temps de paix (48 ans), fut écourtée de 11 ans. Les pertes des autres générations se répartirent selon l’âge à la mobilisation et la durée d’exposition. Le conflit laissa un demi-million de jeunes veuves de guerre (moins de 45 ans), avec un million d’orphelins. Plus d’un million de naissances ne furent jamais rattrapées, si bien que la France devint en 1939 le pays le plus âgé au monde, avant que le baby-boom ne change la donne.

Photo : ladepeche.fr

mardi, mars 25 2014

Le rapport sur l’état de la jeunesse de l'INJEP

25 03 2014

Injep_observatoire.pngUn rapport sur l’état de la jeunesse, coordonné par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), a été présenté au comité interministériel de la jeunesse (CIJ), le 4 mars 2014. Il fait suite à la décision, lors de la création du CIJ, il y a un an, d’assortir le plan Priorité Jeunesse, annoncé par le gouvernement, d’un tableau de bord d’une quarantaine d’indicateurs statistiques pour suivre l’évolution de la jeunesse en France.
La première édition de ce document comprend deux parties : le tableau de bord proprement dit, ainsi qu’une mise en perspective européenne. Le tableau de bord est une production du groupe interministériel rassemblant les organismes producteurs, dont l’Injep a coordonné les travaux. La seconde partie consiste dans une mise en perspective européenne réalisée par l’Institut. Objectif : offrir une vision supranationale des jeunes Européens à travers cinq grandes thématiques : l’éducation et l’emploi ; la culture, le numérique, la créativité ; l’engagement, la participation sociale et politique ; la mobilité européenne et internationale.

samedi, mars 8 2014

L'évolution des rapports hommes-femmes en France

8 03 2014

homme-femme.jpgAu cours des 25 dernières années, les hommes se sont davantage impliqués dans l'éducation des enfants, tandis que leur participation dans les autres tâches domestiques est restée stable. Les femmes ont également consacré davantage de temps aux activités parentales mais sensiblement moins à l'entretien domestique. Elles délaissent ainsi progressivement leur rôle de ménagère pour celui de mère éducatrice. Les évolutions du temps domestique tiennent surtout aux changements des comportements, reflétant un relâchement des exigences en matière d'entretien domestique. La progression de l'activité féminine et les changements des structures familiales ont également influencé ces évolutions, mais dans une moindre mesure.
Les couples sont plutôt homogames en termes de temps passé aux tâches domestiques et le sont davantage au fil du temps. La spécialisation conjugale des tâches domestiques traditionnelle avec l'homme pourvoyeur principal de ressource a diminué, notamment dans les années 1990. Toutefois, on observe des résistances au partage plus égal des tâches domestiques, les femmes demeurant toujours les premières responsables de la bonne tenue de la maison et des membres de la famille. La prise en charge des enfants au sein des couples est quant à elle plus équilibrée, les pères n'assumant aucune tâche parentale se faisant plus rares. Cette diffusion témoigne d'un changement de normes quant à l'implication des pères auprès de leurs enfants, plus valorisée que dans le passé.

Illustration : inegalites-tpe.e-monsite.com

vendredi, mars 7 2014

Les conditions de vie des bénéficiaires de minima sociaux

7 03 2014

minima_sociaux.jpgPercevoir un revenu minimum garanti ne permet pas toujours de vivre décemment. C’est le cas de plus de la moitié des bénéficiaires de minima sociaux, considérés comme pauvres en termes de conditions de vie, en France à la fin 2012. Ils cumulent au moins huit difficultés parmi les vingt-sept retenues par l’Insee, entre contraintes budgétaires, retards de paiement, restrictions de consommation et difficultés liées au logement. Cette pauvreté, plus large que la pauvreté monétaire, se traduit essentiellement par des privations : 60% d’entre eux en souffrent, soit deux fois plus que les plus modestes de l’ensemble de la population.
Les privations alimentaires sont les plus répandues (20 %). Par manque d’argent pour se nourrir, 9% ont recours aux colis alimentaires ou aux distributions de repas. Leur santé est également touchée : alors qu’un quart se déclare en mauvaise santé, 18 % ont renoncé à consulter un médecin et 29 % un dentiste, contre respectivement 1% et 10 % pour l’ensemble de la population.

Photo : atd-quartmonde.fr

mercredi, décembre 4 2013

Le pari perdu de la réduction de la pauvreté par le RSA

4 12 2013

rsa_capital.jpgLe revenu de solidarité active (RSA), entré en vigueur le 1er juin 2009 en remplacement du RMI et de l’API, était censé permettre de pallier l’enfermement des allocataires dans une « trappe » à inactivité, en alliant incitation à la reprise d’emploi et complément de revenus.
L’analyse des trajectoires des bénéficiaires du RSA montre que le dispositif n’est performant ni en matière de retour à l’emploi ni en matière d’amélioration des revenus : d’une part, 69 % des allocataires du RSA-socle seul en janvier 2010 y sont toujours en fin d’année, d’autre part, 68 % des éligibles au RSA-activité seul ne demandent pas la prestation.
Le RSA s’est révélé impuissant à réduire significativement la pauvreté. Faute de résultats probants, l’indicateur qui mesure la sortie de la pauvreté a d’ailleurs disparu, signant l’abandon de l’objectif initial.

Photo : capital.fr

vendredi, novembre 22 2013

France, portrait social, édition 2013

22 11 2013

France.jpgDans le sommaire de ce nouveau portrait de la France par l'INSEE :
- Les décrocheurs du système éducatif : de qui parle-t-on ?
- Les durées d'emprunts s'allongent pour les plus jeunes.
- La redistribution : état des lieux en 2012.
- Entre 2005 et 2011, les taux d'efforts des locataires se sont accrus, ceux des propriétaires sont restés stables.
- Les jeunes conjuguent bonne santé et comportements à risque.
- Avez-vous eu des enfants ? Si oui, combien ?
- Emploi, conditions de travail et santé des 30-50 ans : des trajectoires contrastées entre 2006 et 2010.
- La récidive plus fréquente et plus rapide chez les jeunes condamnés.

Illustration : europa.eu

dimanche, novembre 17 2013

Discriminations : quand les recruteur-e-s parlent du sexe des candidat-e-s

17 11 2013

Inegalites-Homme-femme.pngLes discriminations à l'embauche sont punies par la loi. Pourtant, lors d'un recrutement, le critère du sexe est rarement neutre. Le supposé manque de disponibilité des femmes n'est pas seul en cause. Tout un ensemble de traits de personnalité encore assignés « naturellement » aux hommes et aux femmes peut venir biaiser la sélection. Les propos de recruteurs, des deux sexes, montrent que les stéréotypes ont la vie dure... Les recruteurs ont tendance à justifier leurs choix par des arguments qui leur paraissent totalement légitimes bien qu'ils soient, en réalité, fondés sur des stéréotypes. Ceux-ci – négatifs ou positifs – peuvent stigmatiser « la » jeunesse (« peu investie dans la sphère professionnelle »), les jeunes des quartiers défavorisés (« qui veulent s’en sortir à tout prix »), les handicapés (forcément « en fauteuil roulant »), les séniors (expérimentés mais « peu enclins à changer leur façon de travailler »)… Mais on note aussi, et surtout, la prégnance de stéréotypes sexués.

Illustration : Pierre Kroll

lundi, novembre 11 2013

Héberge­ment d’urgence : le rapport qui tire la sonnette d'alarme

11 11 2013

hebergement_d__urgence.jpgEn 2012, face à l’absence patente de places disponibles, de nombreuses personnes restent contraintes de vivre à la rue malgré leur appel au 115. Ainsi, l’activité du 115 révèle une nouvelle fois les limites de la gestion de l’urgence sociale, prise dans l’étau d’une augmentation de la demande et d’une absence de solutions pour y répondre.
Au-delà, le système dans son ensemble démontre son incapacité à sortir les per­sonnes de l’urgence pour les accompa­gner vers des solutions plus pérennes. Cet état des lieux chiffré met en exergue la nécessité de mesures pour l’urgence sociale, portée par une volonté politique forte dans le cadre du plan quinquennal de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale ; et des moyens pour la soutenir.
Plus que jamais le dispositif d’héberge­ment d’urgence se révèle sous tension et dans l’incapacité de répondre à ses mis­sions, témoin de la crise sociale actuelle et de ses répercussions directes sur les plus démunis. Le décalage entre l’augmenta­tion du nombre de demandes au 115 et le manque de solutions adaptées s’accroît.

Photo : lemonde.fr

dimanche, octobre 27 2013

Les écarts sociaux se creusent toujours en Ile-de-France

27 10 2013

inegalites_IDF.jpgSur la période 2001-2011, les disparités entre départements et territoires régionaux ont continué à se renforcer, surtout au cœur de l’agglomération, sur fond d’accroissement des inégalités de revenus entre les ménages franciliens.
La période 2001-2011 se caractérise par le renforcement et la diffusion de la richesse dans les secteurs aisés, l’enrichissement marqué des ménages du périurbain et l’appauvrissement des banlieues proches nord et sud-est. Mais, contrairement à ce qui a pu être observé sur la période 1990-1999, la richesse ne s’est pas accentuée dans le secteur le plus aisé, mais dans les secteurs aisés avoisinants. Les plus fortes évolutions de revenus touchent, d’une part, le périurbain seine-et-marnais marqué par un recul relatif des ménages pauvres et modestes au profit de ménages aux revenus moyens, et d’autre part, le secteur le plus pauvre situé à l’ouest de la Seine-Saint-Denis où la population s’appauvrit nettement.

Illustration : histoiregeo.over-blog.com

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