Contexte économique et social

Fil des billets

vendredi, mai 24 2013

Séparation des parents et rupture du lien entre père et enfant

24 05 2013

enfant_triste.jpgLorsque les parents sont séparés, une partie des enfants ne voit plus que rarement leur père, et certains même plus du tout. Combien sont-ils ? Analysant l'enquête de l'Ined et l'Insee Étude des relations familiales et intergénérationnelles, le chercheur étudie la fréquence de la rupture du lien entre un père et son enfant et les circonstances dans lesquelles elle a lieu.
D'après l'enquête Érfi de 2005, près d'un enfant mineur de parents séparés sur dix ne voit jamais son père. Plus l'enfant est jeune au moment de la séparation des parents, moins il fréquente son père par la suite. La proportion d'enfants ne voyant plus leur père est plus élevée lorsque la demande de divorce n'a pas été conjointe mais à l'initiative de l'un des deux parents. Elle est aussi plus élevée lorsque le père est peu diplômé, au chômage ou en emploi précaire, ou a de faibles revenus. La rupture du lien père-enfant est moins fréquente avec une résidence alternée.

Photo : croix-rouge.lu

jeudi, mai 9 2013

L’impact de la crise sur les niveaux de vie des catégories sociales

9 05 2013

inegalites.jpgLes effets de la crise ne touchent pas les catégories sociales de la même façon en matière de niveau de vie. Certaines n’ont pas connu de baisse significative et ont même vu leurs revenus croitre comme les cadres supérieurs et les professions intermédiaires, tandis que d’autres sont plus durement touchées, comme les ouvriers. Dans l’ensemble, le niveau de vie annuel médian pour une personne a diminué de 20 euros entre 2008 et 2010 mais de grandes disparités existent entre catégories sociales.
Le niveau de vie annuel médian des cadres supérieurs est passé de 31 250 euros en 2008 à 31 840 euros en 2010, soit un gain de 590 euros (+1,9 %). Les professions intermédiaires font également partie des catégories sociales qui n’ont pas vu leurs revenus s’affaiblir sur la période. En revanche, les ouvriers sont ceux dont le niveau de vie a le plus baissé entre 2008 et 2010, accusant une perte de 180 euros, de 17 610 à 17 430 euros, soit une baisse de 1 %. Les employés ont connu une faible perte de 70 euros entre 2008 et 2010 (-0,3 %). Ce sont en effet les moins qualifiés qui ont été touchés en premier lieu par la récession économique. Enfin, le niveau de vie des retraités a stagné, avec un petit gain de 30 euros, passant de 19 080 euros en 2008 à 19 110 euros en 2010.

dimanche, avril 14 2013

Le bien-être des enfants dans les pays riches

14 04 2013

image_enfant.jpgLe classement du bien-être des enfants présente une étude comparative de 29 pays développés en fonction du bien-être global de leurs enfants. Les pays sont ordonnés selon la note moyenne obtenue dans les cinq dimensions du bien-être des enfants.. Au total, cette synthèse intègre 26 indicateurs comparables à l’échelle internationale.
Les Pays-Bas maintiennent leur position à la tête du tableau, étant le seul pays classé dans les cinq premières places pour toutes les dimensions du bien-être des enfants.
Globalement, il n’y a a priori pas de rapport direct entre le niveau de bien-être des enfants et le PIB par habitant. La République tchèque obtient un meilleur classement que l’Autriche, la Slovénie est mieux placée que le Canada et le Portugal obtient de meilleurs résultats que les États-Unis.
Quatre pays nordiques (la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède) occupent le haut du classement, juste en dessous des Pays-Bas.
Les quatre dernières places sont occupées par trois des pays les plus pauvres de l’enquête, la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie, et par l’un des plus riches, les États-Unis.
Quatre pays d’Europe du Sud (l’Espagne, la Grèce, l’Italie et le Portugal) sont classés dans la moitié inférieure du tableau.
Des signes montrent que l’écart entre les pays d’Europe centrale et de l’Est et les économies industrielles plus établies commence à se réduire.

illustration : topsante.com

vendredi, mars 8 2013

Inégalités hommes-femmes : les non-dits du 8 mars

8 03 2013

journee_droits_de_la_femme.jpgC’est devenu une tradition. Officialisée en 1977 par les Nations Unies, la journée internationale du droit des femmes devient de plus en plus une sorte de fête de « la » femme. Ainsi cette journée est de plus en plus dévoyée par les marques qui y voient la célébration de l’idéal féminin et les enjeux de fond sont rarement évoqués.
La récupération par la publicité prend de plus en plus d’ampleur. La journée internationale des droits des femmes se transforme alors en une célébration de l’image de « La » femme. Un fabriquant de vêtements « équitable » offre une promotion spéciale journée de la femme, une franchise de fleuristes invite à « couvrir sa femme de fleurs », cette année le Stade Rennais (football) veut faire «vibrer» ses supportrices... Comble du comble, le distributeur Carrefour, l’un des plus grands pourvoyeurs de temps partiel contraint chez les femmes en France, est partenaire de la «journée de la femme digitale». Le groupe indique qu’il a «toujours eu à cœur d’accompagner les femmes».
Les médias eux-mêmes, qui dénoncent les inégalités hommes-femmes ce jour là, n’ont aucune difficulté à relayer tous les autres jours des publicités qui renforcent les stéréotypes : les femmes sont belles, serviables et douces, prêtes à servir les hommes et à s’occuper des enfants. Exactement l’inverse des idéaux de celles qui ont combattu ces préjugés sexistes.

Illustration : snadgi-cgt93.pagesperso-orange.fr

mardi, février 19 2013

Les jeunes d’aujourd’hui : quelle société pour demain ?

19 02 2013

les_jeunes.jpgDéfinie comme période qui s’insère entre l’adolescence et l’âge adulte, la jeunesse constitue cette phase intermédiaire pendant laquelle se joue la socialisation de l’individu. Ce qui explique son importance sociétale et l’intérêt que lui portent les autorités publiques. Cependant, si l’on souhaite établir une photographie fidèle à la réalité de ce que pourraient être « les jeunes », l’analyse se heurte à une multitude d’approches possibles recouvrant des réalités sociales aussi variées qu’hétérogènes : parmi les jeunes, certains sont diplômés du supérieur, d’autres sont sortis du système scolaire sans diplôme, certains sont en couple et ont des enfants, d’autres sont célibataires, certains sont cadres, d’autres ouvriers ou étudiants. Ainsi, « les jeunes » apparaissent sous un visage d’identités multiples directement tributaires des évolutions sociétales qui les affectent.
La définition que l’on peut donner « des jeunes » change avec son époque. Une piste d’analyse est de prendre en considération les différentes étapes d’entrée dans le vie adulte. Les analyses montrent que la tranche d’âge 18-29 ans se révèle une approximation satisfaisante des contours de la jeunesse, permettant de mettre en évidence la spécificité et l’originalité de cette période du cycle de vie.

Illustration : confrontations.org

dimanche, janvier 20 2013

La finance solidaire. Un marché civique pour le financement du travail

20 01 2013

finance_solidaire.jpgLa « finance solidaire » ambitionne de se différencier de la finance « spéculative » développée dans le système capitaliste tel qu’on le connait aujourd’hui. Elle aspire à transformer la réalité sociale, puisqu’elle touche à un aspect particulièrement controversé du système capitaliste : le poids croissant acquis par les opérations financières, ou « financiarisation de l’économie ». La finance solidaire représente une des expressions de l’économie solidaire, terme qui fait référence aux organisations de producteurs, consommateurs, épargnants « qui tournent autour de l’idée de solidarité par opposition à celle d’individualisme compétitif ».
Les sujets actifs dans le domaine de la finance solidaire se trouvent confrontés à la tâche difficile de refuser certains aspects du capitalisme tout en postulant des principes qui lui sont propres. Par exemple, ils contestent le fait de subordonner l’activité économique à la maximisation des profits sans prendre en considération aucun critère extra-économique pour évaluer les conséquences socio-environnementales des opérations financières. En même temps, ils partagent des principes « capitalistes » tels que la liberté d’entreprendre et l’importance accordée à la rentabilité des activités économiques.

mardi, janvier 8 2013

La ségrégation culturelle du territoire s’accentue

8 01 2013

ecole_4.jpgIl est désormais courant de dénoncer l’enrichissement des riches, en se focalisant sur une poignée d’ « hyper-riches » dont les revenus ont progressé de façon démesurée ces dernières années. Mais est-on vraiment au coeur des inégalités qui structurent la société française ? Un autre processus, bien moins souvent décrit, se déroule sous nos yeux : une ségrégation culturelle croissante du territoire, fondée sur le diplôme.
En France, le titre scolaire est sacré. Les catégories diplômées – sorte de « bourgeoisie culturelle» - disposent d’une légitimité que l’ancienne bourgeoisie économique n’avait pas toujours. Les inégalités au sein de notre société en sont solidifiées. Ces nouvelles couches sociales vivent de plus en plus souvent entre elles. Il ne s’agit pas d’une poignée de quartiers fermés qui font couler beaucoup d’encre (les « gated communities »), mais d’une structuration bien plus profonde du territoire et à peine visible, d’abord entre les villes, mais aussi à l’intérieur de celles-ci. Une ségrégation mise en avant il y a quelques années par un certain nombre de chercheurs et qui continue à prendre de l’ampleur.

Illustration : graphic-evolution.fr

lundi, décembre 3 2012

Avec la crise, les ZUS s'enfoncent dans la pauvreté

3 12 2012

quartiers_nord.jpgComme tous les ans, le rapport de l'Observatoire natoinal des zones urbaines sensibles (ONZUS) propose un panorama détaillé de la situation des quartiers (emploi, santé, éducation, sécurité, discriminations) qui bénéficient des dispositifs de la politique de la ville. Il constate cette année que les habitants des zones urbaines sensibles sont plus touchés par la crise que le reste de la population nationale. Ainsi, la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté y est de 36,1%, soit presque trois fois plus élevée que dans leurs agglomérations ; tandis que le taux de chômage est en augmentation, touchant particulièrement les jeunes (40,7 %) et de plus en plus les seniors. S’agissant de l’éducation, le rapport constate le retard scolaire des collégiens de Zus et l’orientation majoritaire en filière professionnelle des lycéens qui sont résidents de Zus. Ce dernier rapport zoome, par ailleurs, sur les 2 millions de femmes qui vivent en Zus : malgré une réussite scolaire meilleure que celle des garçons, leur accès à l’emploi n’est pas bon et moins d’une femme sur deux occupe un emploi. Pour la première fois depuis cinq ans, le taux de chômage des femmes en Zus est même plus élevé que celui des hommes. Lorsqu’elles travaillent, elles sont particulièrement touchées par la précarité et le temps partiel. Dans un contexte de crise, leur situation familiale peut expliquer cet accès plus difficile à l’emploi : elles sont davantage en situation de monoparentalité et ont une responsabilité parentale plus précoce. Autre constat : le sentiment de discrimination très marqué dans les Zus et particulièrement dans le domaine de l’emploi. Le rapport confirme en effet un « effet quartier » Zus négatif sur l’accès à l’emploi.

lundi, octobre 22 2012

Pauvreté : en finir avec la politique de l’autruche

22 10 2012

pauvrete_insee.jpgLes études sur la pauvreté en France sont légions, mais aucune donnée officielle n’existe encore pour prendre connaissance du phénomène au niveau communal et infra-communal. La notion même de pauvreté fait l’objet de débats parmi les professionnels. L’Insee avait annoncé ces données pour 2012, mais a finalement repoussé leur publication à 2014. Pour la première fois, un bureau d’étude, Le Compas, spécialisé dans l’analyse des besoins sociaux et l’observation sociale, s’est attelé à la tâche, produisant une estimation du taux de pauvreté dans les 100 plus grandes villes de France. La Gazette s’est associée au Compas pour publier ces données, en exclusivité. Elles n’ont pas pour but d’établir un classement, mais de fournir un outil de connaissance permettant à l’action publique d’offrir une meilleure réponse.

Illustration : insee.fr

dimanche, octobre 14 2012

Qui veut tuer la Seine-Saint-Denis ?

14 10 2012

le_93.jpgLe drame qui se joue actuellement à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois jette une lumière crue sur les effets de la crise en Seine-Saint-Denis, d’autant plus ravageurs que notre département concentrait déjà un grand nombre de difficultés. La statistique est implacable : l’augmentation du chômage sur les douze derniers mois est de 8,5% pour un taux de chômage de 12,4%, l’augmentation du nombre d’allocataires du RSA suit logiquement la même pente, en hausse de 6% depuis le 1er janvier.
Plus que jamais, les habitants ont donc besoin de la collectivité, de la solidarité et de l’égalité territoriale qu’est le conseil général. Mais, au moment où cette crise rend son intervention indispensable, la tenaille financière se referme inexorablement, réduit nos capacités d’action et nous empêche d’investir pour l’avenir. Mon prédécesseur n’a cessé d’alerter sur un système de financement qui est devenu une usine à produire de l’inégalité territoriale. La non-compensation des allocations universelles de solidarité (RSA, APA, PCH) par l’Etat pèse de plus en plus lourdement avec l’augmentation des bénéficiaires : cela représentera pour l’année 2012 plus de 170 millions d’euros. On ne peut pas continuer à financer par les territoires ce qui relève de la solidarité nationale et réduire les départements à de simples guichets.

Illustration : dms-93.skyrock.com

jeudi, octobre 11 2012

Marseille, victime de ses baronnets

11 10 2012

Photo_Marseille.jpgMarseille, 800 000 habitants, sa mauvaise réputation, ses rues sales, ses immigrés, sa violence, son vote Front national, ses grèves éternelles, toujours plus longues qu'ailleurs... Ces clichés, appuyés sur un vieux fond de réalité, étaient en recul. Les grues en action sont partout, on creuse des tunnels, le tramway progresse, le métro aussi (trop lentement, c'est vrai). La ville allait même, avec ses voisines, être capitale européenne de la culture en 2013.
Pourtant, la ville restait elle-même, instable et mouvante, conflictuelle et solidaire, fière d'être rebelle, parfois à l'excès, mais elle était repartie de l'avant. Chaque année, elle gagnait 5 000 emplois et 5 000 habitants. Le chômage y restait fort (13 % en 2010, 30 % chez les jeunes dont 49,9 % dans la cité de la Castellane), mais il était moins éloigné des moyennes nationales. On pouvait même parler d'une certaine mode pour Marseille, son ambiance, ses plages et calanques, ses projets, ses constructions, ses entreprises high-tech... et son TGV qui la met à trois heures de Paris.
Puis nous sommes entrés dans une nouvelle série négative.

vendredi, septembre 7 2012

Le niveau de vie a baissé en France, sauf pour les plus aisées

7 09 2012

images_inegalites.jpgEn 2010, selon l’enquête Revenus fiscaux et sociaux, le niveau de vie médian s’élève à 19 270 euros annuels, soit une diminution en euros constants de 0,5 % par rapport à 2009. Les 10 % des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 430 euros ; celui des 10 % les plus aisées est d’au moins 36 270 euros, soit 3,5 fois plus. Le niveau de vie baisse ou stagne pour pratiquement toutes les catégories de population sauf pour les plus aisées. Le seuil de pauvreté, qui correspond à 60 % du niveau de vie médian de la population, s’établit à 964 euros mensuels en 2010. La pauvreté continue de progresser. Elle concerne 8,6 millions de personnes, soit 14,1 % de la population contre 13,5 % en 2009.
Cette progression affecte davantage les enfants : le taux de pauvreté des moins de 18 ans atteint 19,6 %, en hausse de 1,9 point. La non-reconduction de mesures d’aides ponctuelles, mises en œuvre en 2009 afin de limiter les effets de la crise sur les ménages modestes, et le gel du barème des prestations familiales en 2010, expliquent pour partie que cette population soit plus affectée.

Illustration : sante-et-travail.fr

jeudi, juillet 5 2012

Inégalités de niveau de vie et pauvreté

5 07 2012

images_inegalites.jpgEn 2009, le niveau de vie médian augmente d'à peine 0,4 % en euros constants, contre + 1,4 % par an de 1996 à 2008. Les personnes les plus modestes sont les plus touchées par la crise, affectées en premier lieu par la dégradation du marché du travail. Leur niveau de vie moyen recule de 2,1 %. Le taux de pauvreté monétaire s'accroît de 0,5 point : 13,5 % de la population vit avec moins de 954 euros par mois. Des mesures ponctuelles et la montée en charge du revenu de solidarité active ont permis de limiter les effets de la crise. Le niveau de vie moyen des personnes les plus aisées diminue également de 1,2 %, sous l'effet d'une baisse des revenus d'activité des indépendants et des revenus du patrimoine. En 2009, on peut distinguer six groupes de personnes sur l'échelle des niveaux de vie. Le premier rassemble les niveaux de vie les plus faibles : près du quart de la population, avec un neuvième de la masse des niveaux de vie, une forte proportion d'inactifs et de chômeurs. Les deux derniers forment le haut de la distribution : 8 % de la population concentre 18 % de la masse des niveaux de vie. Les cadres et plus encore les non-salariés y sont fortement surreprésentés.

Photo : sante-et-travail.fr

jeudi, mai 31 2012

10 % d'enfants pauvres en France

31 05 2012

images_enfant_pauvre.jpgTandis que les mesures d'austérité et de réduction des dépenses sociales sont au cœur des débats dans le monde, un nouveau rapport de l’UNICEF révèle l'ampleur de la pauvreté et des privations qui touchent les enfants dans les économies avancées.
Dans les 35 pays étudiés, plus de 30 millions d'enfants vivent ainsi dans la pauvreté. Pour la seule Union européenne (plus la Norvège et l’Islande), quelque 13 millions d'enfants n’ont pas accès aux éléments de base nécessaires à leur développement. Alors qu’elle figure parmi les pays les plus riches et a la plus forte dépense publique pour ses enfants, la France compte près de 10 % d’enfants pauvres.
Le Bilan Innocenti 10 considère comme en situation de privation tout enfant qui n’a pas accès à au moins deux de 14 éléments essentiels à leur bien-être et à leur développement : trois repas par jour ; viande, fruits et légumes chaque jour ; endroit calme pour faire les devoirs ; livres appropriés au niveau de connaissance ; connexion Internet ; chaussures ; etc. Les taux de privation les plus élevés sont ceux de pays comme la Roumanie, la Bulgarie et le Portugal (70 %, 50 % et 27 % respectivement). Les pays nordiques possèdent les taux les plus bas, inférieurs à 3 %. Parmi les pays les plus riches, la France (10,1 %) est seule, avec l’Italie (13,3 %), à dépasser le seuil de 10 % d’enfants en situation de privation.

lundi, mai 21 2012

L'écart entre la jeunesse diplômée et la jeunesse qui décroche s'aggrave

21 05 2012

Logo_Le_Monde.jpgNotre système éducatif est structuré autour de l'élitisme républicain. Son rôle est de diriger les meilleurs vers les filières les plus prestigieuses. Les autres sont orientés par défaut. Tout cela se fait au nom de l'égalité républicaine. Le problème, c'est que ce système rigide, traditionnel, tubulaire fonctionne mal aujourd'hui. Quand l'égalité devient uniformisation, elle produit des inégalités. Les enquêtes sociologiques menées auprès des jeunes de banlieue montrent bien cette rancoeur. L'école est la première institution de la République qu'ils rencontrent. Quand celle-ci leur dit : vous n'êtes pas capables de réussir, ça fait mal.

- page 1 de 4