Ecole, absentéisme, échec scolaire

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vendredi, septembre 19 2014

« Marre de l'école » : les motifs de décrochage scolaire

19 09 2014

enfant_fatigue.jpgDepuis plusieurs années, la question du décrochage scolaire a fait l’objet de nombreuses recherches visant à lister les facteurs de décrochage, à repérer les élèves « à risque » ou encore à évaluer les politiques et les dispositifs mis en oeuvre pour y remédier. Les études interrogeant directement les jeunes sur les raisons de leur décrochage sont plus rares, en dehors des recherches qualitatives qui établissent des portraits de décrocheurs et dégagent le processus conduisant à cette rupture de scolarité. Qu’est-ce qui amène les jeun es à interrompre, au moins temporairement, leurs études : l’envie de rejoindre la vie professionnelle des difficultés personnelles ou financières, des relations conflictuelles au sein de l’établissement, une formation non choisie, etc. ? Autant de raisons régulièrement évoquées par les enseignants et les professionnels des missions de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) ou des missions locales, sans qu’il soit toutefois possible d’établir la fréquence des motifs et de les associer aux caractéristiques sociales et scolaires des jeunes. Une recherche conduite entre mai et juin 2013 auprès de 1155 jeunes ayant interrompu leurs études secondaires tente d’apporter des éléments de réponse en dressant une typologie des principales raisons du décrochage directement évoquées par les jeunes concernés.

lundi, septembre 8 2014

Supprimer les allocs ? L'évolution du contrôle de la fréquentation scolaire

8 09 2014

allocations_familiales.jpgAu cours des années 2010-2013, les controverses autour du traitement de l’absentéisme scolaire ont été particulièrement exacerbées suite à la promulgation de la « loi Ciotti » en septembre 2010, et ce jusqu’à son abrogation début 2013. Il s’agit d’une étape significative de l’histoire longue et mouvementée du traitement du manquement à l’obligation scolaire. La loi portée par Éric Ciotti, député UMP (Union pour un mouvement populaire) et spécialiste des questions de sécurité, était destinée à lutter contre les troubles occasionnés par certains jeunes, dont les absentéistes, et à responsabiliser les parents par l’instauration d’une échelle de mesures incluant le contrat de responsabilité parentale et la suspension des allocations familiales. Ce texte réhabilitait, à sa façon, une sanction conçue en 1959 consistant à stopper le versement des allocations familiales (peu appliquée) ; ce faisant, il annulait les dispositions issues du rapport Machard (2003) et celles de la loi du 2 janvier 2004 relative à l’accueil et à la protection de l’enfance qui supprimaient toute sanction par le biais des allocations familiales. En dix ans, le législateur a changé trois fois de directives. Comment comprendre ces revirements ?

Photo : midilibre.fr

mercredi, septembre 3 2014

Le retard à l’entrée en 6ème : plus fréquent dans les quartiers défavorisés

3 09 2014

enfant_fatigue.jpgParmi les élèves ayant fait leur première rentrée en classe de 6e en septembre 2011, 12,3 % accusent un retard scolaire d’au moins un an. La probabilité d’être en retard pour un élève varie fortement selon ses caractéristiques sociodémographiques (sexe, nationalité…) et celles de sa famille (profession des parents). Elle varie également sensiblement selon l’environnement géographique, à différentes échelles. Au sein des académies, des communes ou encore du voisinage très proche des enfants, les retards scolaires sont les plus fréquents dans les territoires marqués par la plus forte précarité économique et sociale des habitants. Le risque de retard scolaire est lié significativement aux caractéristiques du voisinage, au-delà des seules caractéristiques des élèves.

Photo : leblogdesptits.com

samedi, juillet 5 2014

Les personnels de l'Education Nationale : une victimation limitée

5 07 2014

dispute.jpgLa dernière publication de l'INSEE est très intéressante, quoiqu'un peu exagérément alarmiste dans sa façon de présenter les choses. A lire son titre "Éducation nationale : des métiers exposés aux menaces et aux insultes", et son résumé (ici), on pourrait croire soit que la situation est particulièrement problématique, soit que le métier d'enseignant est particulièrement risqué. Or qu'apprend-t-on ? Que 16% des personnels de l’Éducation nationale déclarent avoir fait l'objet d'une insulte dans l'année, contre 12% dans l'ensemble des actifs. C'est une petite différence bien réelle. Mais il faudrait donc rappeler d'abord que l'immense majorité des personnels déclare ne rien avoir subi du tout. Pour la plupart, tout va apparemment bien. Ensuite, l'enquête montre que, en réalité, ce ne sont pas les enseignants qui sont un peu survictimisés (insultés par des enfants ou par leurs parents) mais les personnels de direction et d'éducation.
Logiquement, l'enquête montre aussi ce sont les jeunes fonctionnaires, dénués d'expérience et affectés en début de carrière dans les endroits les plus difficiles, qui sont le plus souvent victimes. Et cette exposition à l'agressivité a eu des conséquences psychologiques dans un cas sur deux. A final, un peu plus de 5% des personnels de l’Éducation nationale sont donc affectés par de l'agressivité surgissant dans les relations sociales en milieu scolaire. A contrario, l'immense majorité d'entre eux n'a rencontré aucun problème.
Conclusion : les tensions sont fatales autour de l'école où se joue l'avenir social des enfants et où est brassée au quotidien toute la population. L'apprentissage de la gestion de ces tensions devrait faire davantage partie de la formation des personnels.

lundi, juin 16 2014

Une "refondation" de l'éducation prioritaire ?

16 06 2014

education_prioritaire.jpgDès son tout premier discours, Benoit Hamon avait annoncé vouloir lutter contre les inégalités sociales à l’école. Dont acte. Le texte adressé aux recteurs et rectrices explicite un peu plus la démarche : « La refondation de l’éducation prioritaire est au service de l’égalité réelle d’accès aux apprentissages et à la réussite scolaire ».
Deux principes guident la réforme : adapter la géographie aux situations des collèges et des écoles et allouer les moyens en tenant mieux compte des situations sociales. En 2015, les réseaux RRS et Eclair disparaissent et cèdent la place à 731 REP et 350 REP+. Les premiers incluent les établissements scolaires qui rencontrent plus de difficultés que d’autres ; les seconds s’adressent aux établissements situés dans les quartiers ou secteurs isolés qui concentrent le maximum de difficultés. Le nombre total de réseaux d’éducation prioritaire reste inchangé au final, 1081, même si certains établissements sont appelés à changer de statut. Cette nouvelle carte de la géographie prioritaire sera revue tous les quatre ans.

jeudi, mai 29 2014

Peut-on réformer l’école ?

29 05 2014

livre_prost.jpgParmi les figures de style qui structurent les débats sur l’Éducation nationale, trois connaissent un succès qui ne se dément pas. La première d’entre elles, la « crise de l’école », s’est imposée comme un fait, tant dans l’opinion que chez les chercheurs en sciences sociales. Deuxième figure de style : l’archaïsme et l’immobilisme. Depuis les années 1980, ces thèmes offrent une image aussi accusatoire que populaire. Le « mammouth », selon la formule prêtée au ministre Claude Allègre, fait bon ménage avec le « bonheur qu’on assassine » dans les classes, selon le journaliste François de Closets. Troisième thème, qui découle des deux précédents : la nécessité de « réformer l’école ». Ce mot d’ordre fait consensus dans tout le spectre politique et intellectuel. Pas une campagne électorale, pas une grande déclaration publique, pas une prospective sans un rappel de la nécessité de transformer le système éducatif.
Pourtant, depuis 1945, les mutations et les réformes n’ont pas manqué au sein de l’Éducation nationale. Ce n’est pas un hasard si Antoine Prost revient dans son ouvrage, Du changement dans l’école, sur la scansion des transformations scolaires.

lundi, avril 28 2014

Parcours scolaires, sentiments d'injustice et de discrimination des descendants d'immigrés

28 04 2014

Image_ecole_ac-clermont.fr.jpgLes inégalités d'éducation et le sentiment d'injustice et de discrimination à l'école (dans les domaines de l'orientation, de la notation, de la discipline ou des sanctions et dans les interactions verbales) sont mis en relation avec l'origine migratoire. L'étude des parcours scolaires révèle que plusieurs groupes de descendants d'immigrés sont surreprésentés parmi les non-diplômés du second cycle de l'enseignement secondaire et sous-représentés parmi les titulaires du baccalauréat. Ces inégalités s'effacent lorsque la position sociale et le niveau scolaire des parents sont pris en compte. En termes de perception des quatre dimensions étudiées, l'orientation scolaire est l'aspect le plus souvent perçu comme injuste par les descendants d'immigrés (15 %). Les injustices scolaires sont fréquemment attribuées à des motifs discriminatoires à caractère ethno-racial : parmi ceux qui déclarent des injustices, 58 % des descendants l'associent à leur origine ou à leur nationalité, 13 % à leur couleur de peau ; les deux tiers des descendants d'immigrés nord-africains citent l'origine ou la nationalité ; la couleur est signalée par 56 % des descendants d'immigrés des pays d'Afrique subsaharienne. La confiance dans le système scolaire reste cependant élevée, même si elle s'affaiblit dans les groupes où la discrimination est la plus fortement ressentie.

jeudi, mars 20 2014

Autour du rapport de Terra Nova sur la lutte contre les inégalités dans les crèches

20 03 2014

creche.jpgA la suite de la note "L'enfance : un investissement d'avenir" publiée en octobre 2013, le rapport du groupe de travail de Terra Nova présidé par Olivier Noblecourt propose une nouvelle vision de la petite enfance : les crèches ne doivent plus être conçues seulement comme un mode de garde au service des parents, mais avant tout comme des lieux d'éducation au service du développement des enfants, notamment les plus défavorisés.
Le collectif PasdeOdeconduite critique le rapport de Terra Nova sur la lutte contre les inégalités dans les crèches. Si les praticiens relèvent « l'intention louable de favoriser la future réussite scolaire des tout-petits », notamment par le développement du langage, ils s'inquiètent des effets anxiogènes d'une sur-stimulation selon un modèle-type qui minimiserait les vertus éducatives du jeu et l'individualité de chaque enfant.

mercredi, février 12 2014

Le décrochage scolaire : nouvel état des lieux

12 02 2014

decrochage_PUR.jpgAlors qu’au milieu des années 1970 le nombre de sortants du système scolaire faiblement qualifiés est largement supérieur aux chiffres des années 2000, la mise à l’agenda politique somme toute récente du décrochage scolaire est révélatrice d’une part du glissement des politiques de lutte contre l’échec scolaire aux politiques récentes de rattrapage scolaire des élèves, d’autre part de la manière avec laquelle il est devenu un problème pour l’Europe, l’État et les collectivités territoriales qui élaborent à leur échelle, et le plus souvent sans se coordonner, des politiques de formation et d’insertion des jeunes sans diplôme. Alors que le champ politique utilise plus facilement les termes de décrocheur et d’absentéiste, la communauté scientifique appréhende le décrochage comme un processus de déscolarisation porté par des facteurs scolaires, sociaux, familiaux et relationnels. Ce décalage amène à interroger l’expérience scolaire et sociale des décrocheurs, le contenu des dispositifs de lutte contre le décrochage, la teneur des politiques d’orientation scolaire et d’insertion professionnelle. Ce sont ces thèmes que traitent les auteurs de ce livre qui comprend trois parties : la première est un état des lieux du décrochage et des savoirs sur la déscolarisation ; la seconde renvoie aux modèles d’analyse des expérimentations et aux leçons à en tirer ; la troisième traite des trajectoires individuelles et des dispositifs singuliers de lutte contre le décrochage scolaire.

dimanche, février 2 2014

Prévenir les troubles précoces de l'apprentissage : la méthode OUROS

2 02 2014

enfant_fatigue.jpgOUROS est une méthode préventive préparant dès 4 ans tous les enfants aux apprentissages scolaires et permettant d’éviter les problèmes scolaires d’apprentissage ultérieurs. C'est une méthode rééducative pour les enfants dysgraphiques, dyslexiques, dyscalculiques, et autres, en difficulté.
Plus précisément, OUROS est une méthode neuro-psychomotrice et de surcroît ludique.
Elle s’appuie sur les pré-requis neuro-psychomoteurs fondamentaux et contribue à améliorer les apprentissages scolaires de base : lire, écrire, compter. Ces pré-requis : maîtrise motrice, latéralisation, schéma corporel, orientation et structuration spatio-temporelles constituent les fondements du savoir-analyser et mémoriser. Sa créatrice l’avait conçue pour les classes de Maternelle, CP et CE1 (de 4 à 7-8 ans).
Elle se situe en dehors des méthodes d’apprentissage de la lecture et de leurs querelles.
En France elle est aujourd’hui plus connue et pratiquée en rééducation par les orthophonistes et les psychomotriciens. Elle s’adresse alors aux enfants de 7 à 12 ans et parfois plus.

Photo : leblogdesptits.com

vendredi, janvier 31 2014

Le collège, « maillon faible » de l’aide aux élèves en grande difficulté ?

31 01 2014

College.jpg-s.jpgA l’heure où la communauté éducative vit suspendue au classement Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) et au moment où le gouvernement avance des propositions en matière d’éducation prioritaire, le rapport « Le traitement de la grande difficulté au cours de la scolarité obligatoire » souligne en préalable qu’il n’existe pas de définition précise de la « grande difficulté » et que le seul point commun aux élèves qui la subissent est de connaître une situation d’échec scolaire.
Quant au collège, les auteurs le jugent, tout simplement, inadapté aux élèves en grande difficulté. Nombre d’enfants fragiles à l’entrée en 6ème ne résistent pas à la rupture que représente le collège.
Enfin, si les auteurs saluent le fonctionnement de la classe de SEGPA, seule orientation pérenne spécialement dédiée aux élèves en échec, ils estiment cependant que cette filière fonctionne comme une école à part au sein du collège.

Photo : chambly-parents-eleves.fr

jeudi, janvier 16 2014

Décrochage scolaire : le repérage, et après ?

16 01 2014

Marre_de_l__ecole.jpgPrévenir le décrochage scolaire et repérer les élèves qui ont décroché… oui mais comment ? L’amélioration du repérage des jeunes en situation de décrochage, à l’instar du Système interministériel d’échanges d’information (SEI) qui a été récemment généralisé, ne saurait se substituer à l’impératif, posé aux pouvoirs publics, de mettre en œuvre des prises en charge innovantes et diversifiées, impliquant un large éventail d’acteurs. Telles sont, à grands traits, les conclusions de ce texte, fruit de 35 expertises menées en France.
Ces évaluations des expérimentations en matière de lutte contre le décrochage scolaire soutenues par le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ), pointent trois facteurs favorisants : le lien entre le collège et les parents, des formes de prises en charge souples et pluridisciplinaires, enfin, des solutions élargies laissant une forte place aux formes alternatives d’enseignement et d’accompagnement.

Illustration : editions.educagri.fr

jeudi, décembre 5 2013

Les décrocheurs du système éducatif : de qui parle-t-on ?

5 12 2013

Marre_de_l__ecole.jpgUn quart des jeunes entrés en 6e en 1995 n'ont pas terminé avec succès leur formation dans l'enseignement secondaire. Ils sont « décrocheurs ». Parmi eux, huit sur dix n'ont pas de diplôme de l'enseignement secondaire et deux sur dix ont un BEP ou un CAP, mais ont échoué dans la formation qu'ils ont poursuivie ensuite. Les jeunes décrocheurs ont souvent eu des difficultés scolaires et sont souvent d'origine sociale modeste, mais pas tous. On distingue trois grands profils de décrocheurs : des jeunes au faible niveau d'études qui ont massivement redoublé au collège (près de la moitié des décrocheurs) ; des jeunes avec un bon niveau d'études à l'entrée au collège, mais qui échouent au CAP, au BEP ou au Baccalauréat (un tiers des décrocheurs) ; et des jeunes qui sont passés par des enseignements spécialisés au collège (section d'enseignement générale et professionnel adapté - SEGPA - notamment) (un cinquième des décrocheurs) . Parmi les bacheliers poursuivant des études supérieures, un sur cinq n'obtient pas de diplôme du supérieur. Là aussi, le niveau scolaire et les origines sociales jouent un rôle, mais pas seulement. L'orientation et la situation financière des étudiants semblent également conditionner l'obtention d'un diplôme de l'enseignement supérieur.

Illustration : editions.educagri.fr

lundi, novembre 25 2013

D’où viennent les mauvais résultats de l’école primaire en France ?

25 11 2013

ecole_primaire.jpgDans les mois à venir, les programmes du primaire en date de 2008 vont être réécrits. Les enseignants viennent d’être sondés sur leur appréciation et leur application de ces textes. Pourtant, selon le rapport de l’inspection générale intitulé "Bilan de la mise en œuvre des programmes issus de la réforme de l’école primaire de 2008", les mauvais résultats de l’école primaire française qui n’apprend à lire et à compter qu’à 80 % des enfants, ont des racines plus profondes que la seule mise en cause des programmes. Dix grandes leçons ressortent.
Leçon 1 : pourquoi trop d’écoliers ne lisent pas : « Ce qui frappe dans ce domaine de la lecture, c’est que la majorité des maîtres ne dispose pas des cadres théoriques minimaux, ce qui ne leur permet pas d’être lucides quant à leurs pratiques. Ils ne différencient pas les composantes des compétences de compréhension et ne peuvent donc pas les faire travailler explicitement. Ils n’ont guère de repères pour juger de la complexité des textes qu’ils proposent et n’ont souvent de critères de choix que la longueur ou le thème : sur cette base, ils ne peuvent pas penser des "progressions" mais seulement des "programmations". »

Photo : puyravault.com

lundi, octobre 21 2013

Les sept violences que l’école inflige aux enfants

21 10 2013

enfant_fatigue.jpgLa première violence que notre système éducatif inflige aux enfants réside dans l’exclusion du domestique du champ éducatif : dès l’école maternelle je découvre qu’il y a dans la société deux catégories d’adultes, ceux, celles plutôt … qui ont le droit de me punir quand j’ai commis une bêtise et que « je me suis fait prendre » et ceux, celles plutôt, qui n’en ont pas le droit. Celles, donc, qui organisent les activités, les travaux, l’initiation aux éléments fondamentaux de la culture, et celles qui passent la serpillière dans les couloirs, débarrassent les tables de la cantine et me torchent quand, accidentellement, j’ai fait caca dans ma culotte... Il y a donc deux types généraux de tâches, les nobles et les ignobles. Et il arrive, plus tard dans le cursus, que les éducateurs donnent des punitions dites « éducatives » et me voilà collégien ou lycéen, sous les ricanements de mes camarades, condamné à ramasser les papiers dans la cour dite de récréation : effet garanti pour celui dont le père est « technicien de surface », comme on dit, ou la mère femme de ménage... Et, derechef, effet sur les orientations (c’est-à-dire les mécanismes d’élimination des « filières » - joli mot...- nobles) : "mais non ce n’est pas déshonorant d’être orienté dans le technique ! - Cause toujours..." : l’éducateur ment et le sait, et sait que celui auquel il s’adresse le sait...

Photo : leblogdesptits.com

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