Environnement

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lundi, octobre 16 2017

En finir avec le mercure ? L'étape de la Convention de Minamata

16 10 2017

Mercury (Hg)Comment mieux protéger les hommes et l’environnement des dangers du mercure ? C’est la question qui a occupé, du 24 au 29 septembre les signataires de la Convention de Minamata. Le but de cette convention, entrée en vigueur le 16 août dernier, est de préserver la santé humaine et les écosystèmes des émissions et rejets anthropiques de ce produit chimique hautement toxique. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) estime que 8 900 tonnes de mercure sont rejetées chaque année dans la nature (rejets naturels et anthropiques).
Le mercure est un métal très toxique, capable d’affecter le fonctionnement du cerveau. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il peut provoquer des tremblements et autres symptômes neuropsychiatriques tels que la fatigue, l’insomnie, l’anorexie, la dépression, la nervosité, l’irritabilité ou encore des problèmes de mémoire. Il est particulièrement dangereux pour ceux qui consomment beaucoup de poisson puisqu’il s’immisce dans toute la chaîne alimentaire.

mercredi, octobre 11 2017

Reculs sur le projet de loi Hulot, ignorance de l'urgence climatique

11 10 2017

1009_14_281296La loi Hulot sur les hydrocarbures, qui doit-être votée par l'Assemblée nationale ce mardi 10 octobre, devait jouer le rôle d'un symbole, d'un signal envoyé au reste de la communauté internationale: tenir les engagements pris lors de la COP21 implique de redonner aux États le pouvoir de dire 'Non'. Non aux projets de l'industrie fossile, non à notre dépendance aux hydrocarbures, non aux lobbies industriels désireux de prolonger leur rente aussi longtemps que possible, quel qu'en soit le coût climatique et social. Las, au gré d'amendements d'un gouvernement et de députés plus enclins à écouter les tenants de l'immobilisme que ceux qui, depuis des années, se mobilisent pour "mettre fin aux énergies fossiles", le projet de loi a été affaibli.

Photo : huffingtonpost.fr

mercredi, octobre 4 2017

« Monsanto papers » : une désinformation organisée autour du glyphosate

4 10 2017

La dernière livraison de « Monsanto papers », déclassifiés au cours de l’été 2017, lève le voile sur une activité jusqu’alors méconnue de la multinationale : le ghostwriting – littéralement « écriture fantôme ».
Considérée comme une forme grave de fraude scientifique, cette pratique consiste, pour une entreprise, à agir en « auteur fantôme » : alors que ses propres employés rédigent textes et études, ce sont des scientifiques sans lien de subordination avec elle qui les endossent en les signant, apportant ainsi le prestige de leur réputation à la publication. Ces derniers sont bien entendu rémunérés pour ce précieux service de « blanchiment » des messages de l’industrie.