Environnement

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jeudi, mars 14 2019

Le droit de l'environnement et son application en France

14 03 2019

Police_de_l__environnement.jpgUne mesurette par-ci, deux mots changés par-là : c’est par petites touches que les normes qui protègent l’environnement sont amendées et affaiblies. Pour le gouvernement, il s’agit d’une « simplification » nécessaire. Les associations dénoncent, elles, une régression.
Le principe de « non-régression » du droit de l’environnement, intégré dans la loi Biodiversité de 2016, marque une volonté de préserver cette construction normative. Mais, dans les textes, les défenseurs de l’environnement observent une autre tendance.

mercredi, mars 13 2019

La Méditerranée (aussi) est devenue une mer de plastiques

13 03 2019

Plastique_en_mer.jpg5 250 milliards, c’est le nombre de particules plastiques qui flottent à la surface des mers et des océans du monde, soit l’équivalent de 268 940 tonnes de déchets. Des fragments qui circulent au gré des courants, avant d’échouer pour une partie sur les plages, les îles, les atolls de récifs coralliens ou encore dans l’un des cinq « gyres » océaniques, dont le plus grand et plus connu se situe dans l’océan Pacifique nord.
La majorité de ces déchets existe sous forme de microplastiques, c’est-à-dire de déchets d’une taille inférieure à 5 mm. Ces micro-déchets sont constitués d’un assemblage hétérogène de pièces qui varient en taille, forme, couleur, densité et composition chimique. Parmi eux, la plupart dérivent en mer avant d’être détérioriés, un processus qui peut prendre entre 100 et 1 000 ans.

Photo : humanite-biodiversite.fr

mardi, mars 5 2019

Le choix de polluer

5 03 2019

La_contamination_du_monde.jpgL’ouvrage consacré par François Jarrige et Thomas Le Roux à la « contamination du monde » est une synthèse sans précédent sur l’histoire des pollutions dans le monde. Leur étude porte pour l’essentiel sur la période allant du XVIIIe siècle jusqu’aux années 1970.
Mais l’ouvrage ne se limite pas au cas français. Il s’agit d’une histoire véritablement mondiale des pollutions et de leurs régulations. Le choix de cette échelle participe du mouvement historiographique de la « global history » et des diverses « histoires mondiales ». Ces histoires mondiales ou globales visent à replacer les objets d’étude historiques dans une perspective planétaire, soit en étudiant des phénomènes d’échelle mondiale, comme le réchauffement climatique ou la mondialisation des échanges, soit en montrant les liens entre les dynamiques historiques d’échelle mondiale ou régionale et les phénomènes historiques locaux.

dimanche, février 17 2019

Qu’est-ce qui tue les insectes ?

17 02 2019

Papillon.jpgIl y a quelques jours, est paru dans la très sérieuse revue Biological Conservation un article compilant les résultats de 73 études publiées depuis 40 ans. Cet article rigoureux a répertorié tous les travaux publiés, prenant en considération ceux qui analysaient des tendances quantitatives – nombre d’espèces ou abondances – sur des périodes de temps définies.
Le constat est accablant et quasi-unanime : la tendance est à la baisse drastique des populations d’insectes et à l’extinction probable de nombreuses espèces à l’horizon des quelques prochaines décennies, et cela plus encore que dans le cas des plantes ou des oiseaux.

Photo : theconversation.com

mardi, janvier 15 2019

Pour en finir avec les pesticides, il faut aussi des agriculteurs dans les champs

15 01 2019

Lancé en 2008 à la suite du Grenelle de l’environnement, le plan gouvernemental « Ecophyto » proposait de réduire drastiquement l’usage des produits phytosanitaires dans l’agriculture française. Son objectif initial – réduire de moitié en 10 ans l’utilisation de ces produits –, a été repoussé à 2025 avec la nouvelle mouture du plan (Ecophyto II de 2015). Il est encore très loin d’être atteint.
Un élément n’est cependant jamais évoqué : depuis trois décennies, les exploitations agricoles s’agrandissent et en conséquence cherchent à simplifier les pratiques, ce à quoi les pesticides contribuent. La mise en œuvre de pratiques permettant la réduction de l’usage des pesticides (travail du sol, rotation des cultures, infrastructures écologiques…) est alors rendue difficile : elle nécessite plus de travail et complexifie les pratiques.

mercredi, novembre 21 2018

L’humanité soumise à des catastrophes climatiques en cascade

21 11 2018

Dans la Bible, Dieu a puni l’Egypte en lui infligeant dix plaies. L’humanité actuelle, elle, a subi les foudres du changement climatique d’au moins 467 façons différentes. Surtout, ces châtiments vont redoubler, puisqu’en 2100, la moitié de la population pourrait être menacée par trois à six catastrophes climatiques (sécheresses, vagues de chaleur, inondations, etc.) d’intensité maximale de manière simultanée si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites drastiquement. Voilà les deux conclusions d’une étude inédite, originale et très inquiétante, publiée dans Nature Climate Change lundi 19 novembre, qui aborde pour la première fois les risques cumulés entraînés par le dérèglement climatique.

vendredi, octobre 12 2018

Réchauffement climatique : la nouvelle alerte du Giec

12 10 2018

GIEC_IPCC.jpgEn théorie, contenir l’emballement climatique qui nous guette est encore possible, mais en pratique? Le monde doit engager des transformations « rapides » et « sans précédent », s’il veut limiter le réchauffement à 1,5°C, une cote d’alerte qui pourrait être atteinte dès 2030, préviennent les experts climat de l’ONU.
Dans un rapport de 400 pages, dont le « résumé à l’intention des décideurs politiques » a été publié lundi, les scientifiques exposent les impacts déjà visibles et la menace d’emballement au-delà d’1,5°C de réchauffement (par rapport aux niveaux pré-industriels): canicules, extinctions d’espèces, déstabilisation des calottes polaires, montée des océans sur le long terme…

Photo : goodplanet.info

dimanche, août 19 2018

L’impact des paradis fiscaux sur la dégradation de l’environnement

19 08 2018

Les flux financiers venus des paradis fiscaux contribuent à la détérioration de l’environnement. C’est ce qui montre une étude sur le financement de la déforestation pour produire du soja et du bœuf en Amazonie au Brésil et sur les navires impliqués dans la surpêche conduite par le Stockholm Resilience Center publiée dans la revue scientifique Nature. Il en ressort que 68 % des investissements étrangers, soit plus de 18 milliards de dollars entre 2000 et 2011 dans 9 compagnies brésiliennes du soja et de la viande bovine, 2 activités responsables de la déforestation de l’Amazonie, proviennent de paradis fiscaux. Près de 90 % de ces fonds proviennent des îles Caïmans.

dimanche, juillet 1 2018

Air toxique : un cocktail de molécules encore largement méconnu

1 07 2018

Pollution_dans_les_villes.jpgLa pollution de l’air demeure l’un des principaux fléaux des temps modernes. Selon un rapport de l’OMS publié en 2016, 92 % des populations urbaines ne respirent pas un air sain ; un chiffre alarmant à l’heure où 53 % de la population mondiale vit désormais en ville (une part qui devrait être portée à 65 % en 2050).
Face noire de la révolution industrielle puis des « trente glorieuses », la pollution atmosphérique urbaine tend – en valeur absolue – à diminuer dans les pays occidentaux ; mais ses conséquences demeurent extrêmement sensibles sous l’effet de l’évolution des principales autres causes de mortalités (diminution des morts violentes, augmentation des décès dus au cancer, aux maladies du système nerveux et stagnation des décès liés aux maladies respiratoires dans un contexte de diminution du tabagisme).

Photo : theconversation.com

jeudi, avril 26 2018

Criminalité environnementale : l’impossible capitalisme vert

26 04 2018

Green_criminology.jpgLe domaine de recherche anglophone généralement désigné sous le terme de green criminology (une « criminologie verte ») est désormais bien établi. Ce manuel consacré à l’étude de la criminalité environnementale n’est ainsi pas le premier du genre. Quoique curieusement absents ici de la vaste bibliographie finale, deux au moins ont été publiés ces dernières années, celui de Matthew Hall en 2015 (Exploring Green Crime) et celui d’Angus Nurse en 2016 (An Introduction to Green Criminology and Environmental Justice). Réalisé par un quatuor placé sous l’égide de Michael J. Lynch – professeur à l’université de Floride du Sud crédité d’avoir lancé le vocable « green criminology » en 1990 –, ce livre en forme de manuel se distingue des précédents sur un point essentiel : loin d’adopter une position apparemment neutre ou œcuménique, il assume un parti pris théorique d’inspiration marxiste.

jeudi, avril 19 2018

Biodiversité : l’état d’urgence

19 04 2018

601799043L’IPBES, le « Giec de la biodiversité », vient de rendre publics ses cinq rapports lors de sa 6e session plénière qui s’est achevée le 24 mars à Medellín, en Colombie. À travers cette synthèse des connaissances scientifiques actuelles sur la biodiversité, les experts dressent un panorama alarmant de l’état du vivant et de la détérioration des sols, tout en proposant des pistes de solutions politiques.

Photo : lejournal.cnrs.fr

vendredi, mars 23 2018

Où sont passés les oiseaux des champs ?

23 03 2018

1650270L’alouette des champs ou la linotte mélodieuse font traditionnellement résonner leur chant dans les campagnes françaises. Mais pour combien de temps encore ? Deux études récentes dressent un constat alarmant : les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole ont perdu un tiers de leurs effectifs en 17 ans.
Les études pointant du doigt les effets de l’agriculture intensive et de l’utilisation massive de pesticides sur la biodiversité se multiplient. Deux d’entre elles, menées récemment par le Muséum national d’histoire naturelle sur tout le territoire français et par le CNRS à l’échelle locale.

Photo : lejournal.cnrs.fr

lundi, février 19 2018

Comment défendre la planète en justice ?

19 02 2018

Livre_Valerie_Cabanes.jpgLa destruction de l’écosystème Terre par des technologies industrielles irrespectueuses du vivant conduit à hypothéquer les conditions de vie des générations actuelles et futures. Les personnes physiques, mais aussi les entités morales qui sont activement responsables de cette destruction, doivent pouvoir être poursuivies en justice lorsque leurs décisions portent atteinte à l’intégrité du vivant et donc à la sûreté de la planète. Ils commettent un crime d’écocide, le crime premier, celui qui ruine les conditions mêmes d’habitabilité de la Terre. Une série d’acteurs tente, depuis plusieurs décennies maintenant, de faire reconnaître la valeur intrinsèque de la nature et le droit des écosystèmes à exister en inventant les moyens légaux de les défendre en justice.

mercredi, novembre 15 2017

Le cri d’alarme de 15 000 scientifiques sur l’état de la planète

15 11 2017

Glaciers.jpgIl y a vingt-cinq ans, en 1992, l’Union of Concerned Scientists et plus de 1 700 scientifiques indépendants, dont la majorité des lauréats de prix Nobel de sciences alors en vie, signaient le « World Scientists’Warning to Humanity ». Ces scientifiques exhortaient l’humanité à freiner la destruction de l’environnement et avertissaient : « Si nous voulons éviter de grandes misères humaines, il est indispensable d’opérer un changement profond dans notre gestion de la Terre et de la vie qu’elle recèle. » En ce vingt-cinquième anniversaire de leur appel, il est temps de se remémorer leur mise en garde et d’évaluer les réponses que l’humanité lui a apportées en examinant les données de séries chronologiques disponibles.

Photo : lemonde.fr

vendredi, novembre 3 2017

Réchauffement climatique : la bataille est presque perdue

3 11 2017

Mine_de_charbon_a_ciel_ouvert_Allemagne.jpgLa bataille du climat n’est pas encore perdue, mais elle est très mal engagée. A ce stade, il existe un « écart catastrophique » entre les engagements pris par les Etats pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et les efforts nécessaires pour respecter l’accord de Paris adopté lors de la COP21, en décembre 2015 – à savoir contenir la hausse de la température planétaire « nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels », en essayant de la limiter à 1,5 °C. C’est la mise en garde qu’adresse l’ONU Environnement (ex-Programme des Nations unies pour l’environnement), dans un rapport publié mardi 31 octobre.

Photo : lemonde.fr

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