Au Mali, la France est "en guerre contre le terrorisme". L'Elysée, la Défense et le ministère des affaires étrangères martèlent ces mots depuis vendredi : la France n'a "d'autre but que la lutte contre le terrorisme", déclarait samedi 12 janvier François Hollande. Elle est "en guerre contre le terrorisme ", répétait dimanche le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian. Le chef de la diplomatie Laurent Fabius allait plus loin, en qualifiant les groupes armés maliens de "terroristes criminels", estimant que "quand on voit des terroristes débouler" vers Bamako, "on ne se pose pas de questions métaphysiques" : on intervient.
Ces "éléments de langage" rappellent la "guerre contre le terrorisme", la "Global War On Terror" déclarée par George W. Bush au lendemain du 11-Septembre. Une expression floue et idéologiquement chargée, que les Etats-Unis ont abandonnée après l'élection de Barack Obama, en 2009.
Guerres civiles et militaires
mercredi, janvier 16 2013
La "guerre contre le terrorisme", version française
16 01 2013mardi, janvier 17 2012
Où mène la logique guerrière avec l'Iran ?
17 01 2012
L'Iran est seul pays du monde contre lequel 5 livres en vente en libraire appelle à faire la guerre rapidement, certains d'ailleurs écrits par ceux là même qui avaient justifié l'attaque américaine en Irak pour y trouver les armes de destruction massives.
L'embargo sur le pétrole que discutent les Européens constitue sans nul doute un casus belli pour Téhéran qui tire des hydrocarbures 60 % de ses recettes budgétaires (et financent aussi le logement, l'éducation, etc.). La république islamique y a donc répondu de la même façon, par des menaces de blocage du Détroit d'Ormuz. Le décor est donc planté pour un conflit. Au regard des insuccès obtenus par les Occidentaux en Afghanistan et en Irak, on peut se demander qu'est ce qui pousse nos décideurs à repasser les plats ?
- Lire la suite de cette tribune de Pierre Conesa et Thierry Coville dans Le Monde
mardi, novembre 15 2011
Afghanistan, guerre perdue ou gagnée ?
15 11 2011
Alors que le régime des talibans est tombé il y a dix ans et qu'un début de retrait des troupes de l'OTAN est prévu à l'été 2012, quel bilan tirer de cette opération ?. Retour sur un conflit qui exacerbe les tensions régionales. Pour Sherard Cowper-Coles, la victoire est illusoire. Aucune stratégie politique occidentale ne s'est imposée. Il est encore temps, écrit Thérèse Delpech, de créer les conditions d'un départ honorable. Car si les succès militaires sont notables, les échecs politiques sont nombreux, insiste Frédéric Ramel. Peut-être faudrait-il commencer par s'intéresser davantage aux soldats, conclut Gautier Saint Guilhem : que savent finalement les Français de l'engagement de leurs soldats en terre afghane ?