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dimanche, mai 15 2016

Les bailleurs sociaux, acteurs de la tranquillité, partenaires de la sécurité

15 05 2016

image_rapport_iau_bailleurs.jpg« Acteurs de la tranquillité résidentielle, partenaires de la sécurité publique » : c’est ainsi que l’Union sociale pour l’habitat définit le rôle des organismes HLM concernant le traitement des désordres et de la délinquance sur leur patrimoine. Mais derrière ce slogan fédérateur, qu’en est-il de leur implication réelle ? À quels types de problèmes sont-ils confrontés ? Comment se positionnent-ils et s’organisent-ils en réaction ? Comment leurs interventions s’articulent-elles avec celles de la police, des collectivités et des autres acteurs locaux ?
À partir d’une enquête de terrain sur trois sites franciliens, cette étude de l’IAU rend compte de la manière dont les bailleurs sociaux s’investissent face aux problèmes de tranquillité/sécurité tels qu’ils les identifient. Ces problèmes recouvrent différents types de phénomènes (non-respect du règlement intérieur, regroupements dans les parties communes, dégradations, vols, trafics, agressions, etc.) et se manifestent avec plus ou moins d’intensité.

mercredi, avril 27 2016

Sécurité, rôle des maires, ZSP, vidéo-surveillance, radicalisation... petite interview

27 04 2016

Logo_Gazette_des_communes.pngAlors que l’Observatoire régional de la délinquance et des contextes sociaux, qu’il a dirigé pendant 5 ans, a quasiment fermé ses portes en décembre dernier, le sociologue Laurent Mucchielli revient, dans un livre qui paraît ce mois-ci, sur les enseignements de ce « laboratoire » unique en France. Intitulé « Délinquances, police, justice – enquêtes à Marseille et en région Paca », l’ouvrage présente les principales études issues de cet Observatoire et bat en brèche les idées reçues sur la violence supposée de la capitale phocéenne et de sa région.
Au-delà de l’étude de terrain, Laurent Mucchielli livre une série de réflexions sur la mission de l’Observatoire visant à accompagner les communes dans la définition d’un diagnostic et dans l’élaboration de leurs politiques locales de sécurité. C’est sur le bilan de ce partenariat inédit entre le monde de la recherche et des collectivités territoriales et plus largement sur le pilotage des politiques locales de sécurité et de prévention de la délinquance que le Club prévention sécurité de la Gazette l’a interviewé. L’occasion de revenir sur l’évolution du rôle du maire en matière de sécurité, sur fond d’état d’urgence et de lutte contre le terrorisme.

jeudi, décembre 10 2015

Travail social, faits religieux et radicalisation

10 12 2015

le_travail_social.jpgComme chaque fois qu'il se produit un événement dramatique dans notre pays, les différentes autorités relayées par les médias vont demander des comptes. Et comme chaque fois que l'on touche à la sécurité des biens et des personnes, l'ensemble des institutions publiques vont être interpelées : qu'avez-vous fait pour éviter cela ? En tant qu'acteurs majeurs des politiques sociales, et en première ligne lorsqu'il s'agit de traiter les questions de désaffiliations, les travailleurs sociaux, et notamment les éducateurs et les animateurs, vont être sommés de s'interroger sur leurs pratiques et sur les mesures qu'ils comptent prendre pour répondre aux nouveaux défis de l'intervention sociale.

Image : travailleurs-sociaux-libres.fr

dimanche, septembre 13 2015

Il faut adapter la citoyenneté à notre société multiculturelle

13 09 2015

MUCCHIELLI-Laurent.jpg
Neuf mois après les attentats qui ont frappé Paris et Montrouge, le sociologue Laurent Mucchielli estime que la réponse au "malaise français" se situe avant tout sur le terrain socio-économique et politique. Il juge indispensable de concilier la citoyenneté avec le multiculturalisme de la société. Il se penche également sur le bilan de la politique de la ville et sur les enjeux de sécurité au plan local.

mercredi, juillet 8 2015

Défendre les métiers sociaux

8 07 2015

petition.jpgLa politique de formation aux différents métiers du travail social déraille depuis quelques années.
Le 15 décembre 2014, un rapport sur la refonte de ces métiers a été déposé par la Commission Professionnelle Consultative (CPC), instance consultative au sein du ministère des affaires sociales. Ce groupe, presque à huis clos, sans réelle concertation avec les intéressés, préparait depuis près de deux années un projet de réforme sans précédent remettant en question les cadres historiques du travail social salarié. Des réactions se sont fait entendre suite au dépôt de ce rapport en décembre 2014 et Mme Bourguignon, députée de la 6ème circonscription du Pas-de-Calais, a été missionnée pour rencontrer un certain nombre d’acteurs. Elle remettra son propre rapport au premier ministre fin juin 2015.
Nous, enseignants universitaires, formateurs, chercheurs, etc., voulons dire haut et fort pourquoi la voie choisie n’est pas la bonne et pourquoi nous soutenons les professionnels, étudiants, formateurs qui aujourd’hui, au sein d’Avenir éducs, résistent à ce qui a pris le nom prétentieux et détestable de « réingénierie » ou pire encore de « refondation », de purs produits du managérialisme ambiant.

Image : bar-lautan.com

lundi, juin 22 2015

PJJ et secret professionnel : certitudes et incertitudes

22 06 2015

secret_pro.jpgPar un décret en date du 30 octobre 2013 relatif aux établissements et services du secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse, les services de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ont été assujettis au secret professionnel. Pourtant près de 2 ans après ce texte suscite toujours de nombreuses discussions au sein des équipes et alimente de longs débats d’interprétation.
L’article 5 du décret précité modifie un décret de 2007 sur le statut des professionnels de la PJJ et précise : « Art. 3-1. - Les personnels de la protection judiciaire de la jeunesse ayant, pour l'exercice de leur mission, à connaître d'informations relatives à la situation des mineurs pris en charge et de leur famille dans les établissements et services, sont soumis au secret professionnel dans les conditions prévues aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal. »
Ce décret entendait clarifier un cadre d’intervention et de partages d’informations nominatives depuis des années en discussion. C’était d’ailleurs un chantier lancé deux ans auparavant par l’administration centrale de la PJJ visant à « clarifier l’état du droit, encadrer les pratiques professionnelles, sécuriser les agents et atteindre un équilibre satisfaisant entre le secret et les droits et devoirs de révéler ».

samedi, septembre 27 2014

La prévention spécialisée invitée à participer davantage aux CLSPD

27 09 2014

logo_CLNAPS.png"Dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance, la priorité étant donnée à des approches de suivi individualisé en direction des jeunes les plus exposés à la délinquance, il apparaît utile et pertinent de s’appuyer sur les équipes de prévention spécialisée", estime le Secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance (SG-CIPD).
Le CNLAPS a participé activement au groupe de travail interministériel qui a rédigé ce document et s'en félicite. Néanmoins il recommande d’être particulièrement vigilant aux changements en cours et à la mise en œuvre de la charte : en effet ces groupes du CLSPD « pourront solliciter un travailleur social pour mener une action et pourront aspirer à un droit de regard » : ceci est un changement car des instances n’ont pas pour objet central l’action sociale. Le secret professionnel reste la règle et la condition d’exercice auprès des jeunes en rupture ; de même que l’intérêt supérieur de l’enfant reste le cœur de l'intervention en protection de l’enfance.

vendredi, septembre 26 2014

Financement de l’action sociale : les départements dans l’impasse

26 09 2014

logo_odas.pngSi plus personne n’ignore que le système de protection sociale est confronté à de graves difficultés financières, celles rencontrées par les Départements pour financer l’action sociale sont moins connues.
Les Départements sont dorénavant confrontés à une véritable impasse budgétaire due principalement aux incidences financières du RSA. Leur avenir est donc doublement menacé par la réforme territoriale et l’inadéquation des concours de l’État pour compenser les charges afférentes au RSA.
Il a fallu près de 30 ans aux Départements pour bâtir une administration faite de proximité teintée d’éloignement, ce qui est souhaitable dès qu’il s’agit d’accompagner l’humain. Et ces 30 années se caractérisent par le développement d’une offre médico-sociale diversifiée, une relation au public personnalisée, une forte capacité d’évaluation pour réorienter l’action sociale vers le développement social. Sans oublier que durant cette période, les inégalités entre Départements se sont amoindries quant aux services offerts à la population.

vendredi, juillet 25 2014

Le diagnostic local de sécurité : enquête de victimation et travail de terrain

25 07 2014

aubagne.jpgDeux villes formant une intercommunalité ont demandé à l’Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux (ORDCS) de réaliser un diagnostic local de sécurité, en garantissant aux chercheurs les deux conditions d’indépendance totale et de durée d’enquête longue sans lesquelles il n’y a pas de travail à caractère scientifique possible.
Ce diagnostic a consisté d’abord dans la réalisation d’une enquête locale sur la victimation et le sentiment d’insécurité, d’autre part dans un travail de terrain. Enfin, nous avons bien entendu recueilli les données quantitatives et les analyses qualitatives de la police nationale. Mais cette dernière partie, qui constitue l'essentiel des diagnostics que fournissent les cabinets privés (à coups de jolis « camemberts » en couleur remplissant parfois des pages entières), ne sera pour nous qu'un élément parmi d’autres, intégrés à la partie sur l’enquête de terrain. Les institutions pénales (police et justice) ont en effet de grandes difficultés à saisir ce qui est l'essentiel des problèmes et/ou des peurs des habitants, à savoir non pas la moyenne ou la grande délinquance mais au contraire la plus petite, ce que l'on appelle généralement les « incivilités » . C'est pourquoi un diagnostic digne de ce nom ne devrait jamais se contenter (ni même consacrer l'essentiel de son énergie) des données statistiques produites par les institutions pénales.

Photo : agglo-paysdaubagne.com

jeudi, juin 19 2014

Inquiétudes sur les nouvelles missions confiées aux partenaires locaux de sécurité

19 06 2014

procureur.jpgDans un communiqué publié le 18 juin, le Syndicat des psychiatres hospitaliers (SPH), l’Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire (ASPMP), l’Association nationale des psychiatres experts judiciaires (ANPEJ) et l’Union syndicale des magistrats (USM), « dénoncent de manière vigoureuse les dispositions introduites par l’Assemblée nationale à l’article 15 quater du projet » du projet de loi tendant à renforcer l’efficacité des sanctions pénales concernant le rôle renforcé des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance et, surtout, des conseils départementaux de prévention de la délinquance en matière d’exécution des peines.
Selon le projet de loi, en effet, ce dernier pourrait en effet avoir accès au casier judiciaire et aux rapports d’expertise psychiatrique afin de contrôler le suivi des sortants de prison. Un article déjà pointé, dans le Club prévention sécurité de la Gazette, par la juriste Virginie Gautron, qui le qualifie de « contreproductif et dangereux ».

lundi, juin 9 2014

Confidentialité ou secret : une question de déontologie

9 06 2014

Image_chuchoter_educol.net.jpgVieux serpent de mer, l’épineuse question de l’échange d’informations entre partenaires locaux de sécurité revient en force dans le débat public. Un an à peine après le lancement de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2013-2017, le gouvernement s’apprête à publier un document de cadrage, une « charte-type » pour mieux encadrer la communication entre professionnels des informations à caractère confidentiel sur les personnes évoquées en réunion.
Le sujet est sensible : lors des travaux préparatoires à la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, les travailleurs sociaux étaient descendus dans la rue pour protester contre une mesure leur imposant un « devoir de signalement » aux maires des familles en difficultés. Certains étaient même allés jusqu’à dénoncer «un appel à la délation». Devant cette bronca, la mesure fut retirée et renvoyée à une charte déontologique type qui passa inaperçue. C’est précisément cette charte, tombée aux oubliettes, que le secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance a décidé aujourd’hui de ressortir du tiroir et de toiletter.

Image : educol.net

mercredi, mai 14 2014

Les enjeux de l’observation sociale local

14 05 2014

observateur.jpgLes lois de décentralisation ont transféré une partie de l’action sociale au niveau local, sans transmettre les outils de connaissance de la société. En dépit de la multiplication des données transmises par le niveau national, les acteurs locaux ont souvent de grandes difficultés à fournir une information organisée et suivie. De l’école à la justice, en passant par le surendettement, bien des informations manquent encore. Les systèmes d’information et de diffusion des statistiques demeurent difficiles à exploiter par les acteurs locaux. Au‑delà de la compilation, c’est bien la question du sens de l’observation sociale locale qui est posée. Il demeure donc un vrai travail à mener en direction des élus et des professionnels dans les territoires, afin qu’ils puissent appréhender les données dont ils pourraient disposer et surtout transformer ces informations en outils d’aide à la décision et à la définition des orientations stratégiques.

Illustration : courzadetphysique.e-monsite.com

mardi, avril 1 2014

Les éducateurs de rue ont toute leur place dans le partenariat local de sécurité

1 04 2014

prevention_specialisee.jpgFace aux nombreuses menaces qui pèsent sur l’avenir de la prévention spécialisée, vous estimez, dans une étude de terrain publiée en février 2014, que son avenir passe par sa contribution aux politiques locales de sécurité et de prévention de la délinquance. Contribution longtemps rejetée par les éducateurs de rue qui mettent en avant leurs missions socio-éducatives. En tant que sociologue, comment en êtes-vous arrivée à cette conclusion ?
Je rappelle tout d’abord que cette étude répond à une demande formulée par l’Association Départementale pour le Développement des Actions de Prévention des Bouches du Rhône (ADDAP13), qui est aujourd’hui le plus gros club de prévention spécialisée en France. Cette association, connue pour ses réflexions sur les pratiques professionnelles et les enjeux de la « prèv’ », a exprimé de fortes inquiétudes quant au rôle des éducateurs de rue aujourd’hui, le sens de leurs missions et au final, leur existence même, au vu des injonctions croissantes des politiques locales de sécurité.

Photo : lesmetiers.net

lundi, juillet 15 2013

Une "stratégie nationale de prévention de la délinquance" classique

15 07 2013

reunion_de_travail.jpgSi le contenu de la stratégie nationale de prévention de la délinquance était déjà connu depuis plusieurs mois, la version officielle se faisait attendre. Désormais entérinée par le Premier ministre, cette stratégie nationale a été mise en ligne le 8 juillet 2013 sur le site web du secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance (SG-CIPD), son principal rédacteur. Elle prend le relais du plan national de prévention de la délinquance et d’aide aux victimes.
Cette stratégie liste 3 grands “programmes d’actions”, qui apparaissent comme les 3 priorités du gouvernement pour prévenir la délinquance : la délinquance des mineurs ; les violences faites aux femmes et l’aide aux victimes ; la création d’un schéma de tranquillité publique qui recensera notamment les équipements en vidéosurveillance et les dispositifs de médiation en place. La philosophie affichée de cette stratégie est celui du partenariat local.

Illustration : atousante.com

dimanche, juin 16 2013

A Orléans, on verbalise l'ennui et l'incivisme

16 06 2013

photo_republique_du_centre.jpegLa semaine dernière, deux jeunes ont été verbalisés à La Source, en vertu de l'arrêté anti-bivouac, pris en avril dernier par la mairie. L'un aux abords de la place Ernest-Renan, l'autre dans le centre commercial Bolière 3.
Après les passages des agents « blousons verts » du service prévention-médiation, les policiers municipaux sont à pied d''uvre dans le secteur depuis une dizaine de jours. « On a fait monter la pression », commente Florent Montillot, maire adjoint (UDI) à la tranquillité publique. « On espère décourager les délinquants », opine Michel Languerre, adjoint (UMP) délégué au quartier.
Depuis quelques mois, l'étroit passage entre la supérette et le centre commercial de la Bolière 3 est devenu le théâtre d'un face à face entre une jeunesse oisive et une clientèle apeurée, jusqu'ici "épargnée" par la vision de ces jeunes qui s'ennuient.

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