Prévention, médiation, insertion

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mercredi, mai 28 2014

40 propositions pour adapter la protection de l'enfance et l'adoption

28 05 2014

ASE.jpgInstallé le 21 octobre 2013 par la ministre déléguée à la famille, le groupe de travail, Protection de l'enfance et adoption a remis son rapport intitulé "40 propositions pour adapter la protection de l'enfance et l'adoption aux réalités d'aujourd'hui". Par sa composition, le groupe entendait réunir des points de vue variés sur des questions sensibles, mêlant universitaires et professionnels engagés sur le terrain, en provenance de disciplines complémentaires (juristes, sociologues, médecins, responsables de services ASE). Des échanges constructifs ont permis l’élaboration de propositions qui en plaçant l'enfant au cœur des préoccupations, visent à optimiser le dispositif de la protection de l'enfance et à mieux accompagner l'adoption et la recherche des origines personnelles. Le rapport propose une vision différente de la protection de l'enfance et de l'adoption, notamment en établissant un lien plus fort entre l'une et l'autre et en envisageant des projets alternatifs au placement. Des mesures techniques et précises permettraient une meilleure prise en charge des mineurs confiés sur le long terme notamment en ouvrant pour certains, si c'est adapté au projet pour l'enfant, la perspective d'une seconde chance d'accéder à une vie familiale. L'objectif majeur est l'accompagnement et la sécurisation des parcours de tous les enfants grâce à des mesures adaptées et évolutives dans le respect des liens que ces enfants ont noués avec des adultes (présentation officielle).

Photo : drancy.net

samedi, mai 17 2014

Effets socialement différenciés du service civique sur les jeunes volontaires

17 05 2014

service_civique.jpgLes effets du service civique sur les volontaires portent sur trois domaines : l’acquisition et le développement de compétences, la définition et la réalisation du projet professionnel, et une dimension personnelle qui recoupe à la fois l’épanouissement personnel et l’engagement citoyen.
Ces différents impacts ont été analysés selon trois caractéristiques sociodémographiques : le sexe, la catégorie socioprofessionnelle des parents et le niveau de diplôme des jeunes volontaires.
Par ailleurs, un travail de reconstruction du « cheminement » de la population d’anciens volontaires depuis la fin de la scolarité jusqu’au moment de l’enquête a également été mené pour tenter de situer la place occupée par le service civique dans le parcours professionnel et de vie des jeunes. Enfin, un essai de catégorisation des pratiques du service civique parmi les anciens volontaires a été réalisé pour comprendre l’usage que font les jeunes du dispositif.

Illustration : famillesrurales85.org

jeudi, avril 17 2014

Une expérience de microcrédit pour les jeunes les plus pauvres

17 04 2014

microcredit.jpgCette expérimentation repose sur la mise en place d’un microcrédit assorti d’un accompagnement social et budgétaire assuré par une Conseillère en Economie Sociale et Familiale du CCAS de Besançon. Ce dispositif ouvert à l’origine aux personnes sans enfant comporte un volet spécifique pour les jeunes. La spécificité du microcrédit est multiple : le CCAS reste autonome dans l’octroi du prêt, qui est autofinancé sur fonds propres, et adopte de fait une position différente de celle des banques. Le microcrédit doit s’inscrire dans un projet d’insertion et propose un suivi social et budgétaire en parallèle. Par ailleurs, son taux d’intérêt est nul et il intervient en dernier ressort pour les jeunes qui ne peuvent bénéficier d’aucune aide ou microcrédit de droit commun. Il vise ainsi un public a priori plus fragile que les autres microcrédits.
L’évaluation montre que, pour les bénéficiaires, 1) le microcrédit apporte une aide à l’insertion professionnelle ; 2) aucune difficulté n’est relevée pour honorer le microcrédit ; 3) on constate un impact positif sur l’estime de soi des jeunes bénéficiaires ; 4) le fonctionnement du dispositif (montage, suivi) est jugé satisfaisant dans l’ensemble ; 5) une opinion positive est exprimée vis-à-vis du CCAS, perçu comme un lieu ouvert à tous les publics.

Photo : villecresnes.fr

vendredi, mars 21 2014

Le CIPD présente un catalogue de "bonnes pratiques" en prévention de la délinquance

21 03 2014

strategie_prevention.jpg« Proposer aux acteurs locaux des fiches méthodologiques et descriptives d’actions qui mériteraient d’être développées ». Telle est l’ambition de la quinzaine de « bonnes pratiques » mises en ligne sur le site du secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance (CIPD). Cette « première série de fiches », qui devrait connaître une suite, présente des actions locales jugées exemplaires et en décrit l’objectif, la méthodologie, les moyens dédiés et les résultats attendus. Des références locales sont citées avec les coordonnées des personnes pilotes. L’objectif affiché est bien de « faciliter la mise en oeuvre de la stratégie nationale de prévention de la délinquance » lancée en juillet 2013.
Toutefois, on peine encore à apercevoir une doctrine globale du gouvernement en matière de prévention de la délinquance. En ce sens, dans son audition devant la mission parlementaire d’information sur « la lutte contre l’insécurité sur tour le territoire », le Forum français pour la sécurité urbaine (FFSU) a prôné le vote d'une loi cadre sur la prévention. Dans une interview suivant la journée des professionnels de la prévention du 6 février 2014 à Aix-en-Provence, nous insistons également sur le manque de doctrine globale en matière de prévention.

jeudi, février 20 2014

Prévention spécialisée et prévention de la délinquance : liens, obstacles et enjeux

20 02 2014

prevention_specialisee.jpgLa loi du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance a semé le trouble parmi les professionnels de l’action éducative. Fortement mobilisés pour faire entendre leurs réticences à l’énoncé des premières moutures du projet de loi, leur sentiment était que la prévention spécialisée, missionnée pour œuvrer dans le champ de la protection de l’enfance, se situait à peu près à l’opposé de la sensibilité éthique et politique traduite dans les articles de la future loi de 2007. Les premiers entretiens réalisés auprès des éducateurs et des cadres de l’Addap13 d’une part et le vent mauvais qui a soufflé sur des associations de prévention spécialisée dans certains départements durant la durée de l’étude d’autre part, ont renforcé le sentiment des sociologues que leur travail portait sur une pratique professionnelle inquiète pour son avenir.
Les chercheurs se sont fixés trois objectifs : 1) déterminer en quoi et comment les pratiques, les postures et les outils mis en œuvre par les éducateurs auprès de leurs publics peuvent-ils permettre de prévenir les passages à l’acte délinquant ou leur réitération ? 2) comment des professionnels qui doivent traiter les phénomènes d’inadaptation sociale de jeunes dans le cadre institutionnel de la protection de l’enfance peuvent-ils contribuer à la prévention de la délinquance ? 3) quelle place les dispositifs locaux de prévention de la délinquance ou plus globalement les politiques locales de sécurité accordent-elles à la prévention spécialisée ? Et, symétriquement, quelle part la prévention spécialisée entend-elle y prendre ?

Photo : lesmetiers.net

vendredi, février 14 2014

Sortir de prison sans y retourner

14 02 2014

sortie_de_prison.jpgLa surpopulation carcérale pose de façon aigüe la question de la réinsertion des personnes qui séjournent en prison. Beaucoup d’éducateurs, de visiteurs de prisons, de magistrats, de responsables des collectivités territoriales, d’avocats partagent une conviction : le travail de réinsertion est indispensable si l’on veut éviter que l’univers carcéral devienne un cercle infernal dont on ne sort que pour le retrouver après un bref passage en dehors. Comment se donner les moyens de réussir ce pari ?
Beaucoup d’ouvrages permettent de connaître les processus qui conduisent un individu à être privé de liberté. On connaît moins en revanche les facteurs qui conduisent des personnes situées dans les marges sociales et ayant fréquenté la prison à se réinsérer. Ce livre propose d’éclairer cette dimension en mettant l’accent sur les parcours de réinsertion de personnes ayant connu la prison. Comment s’effectue ce retour à la vie normale ? Comment la perspective d’y parvenir ou, au contraire, l’anticipation de l’échec est-il perçu et pensé par des ex-détenus ou des ex-exclus qui ont entrepris une telle démarche ? Selon eux, quelles sont les conditions pour y parvenir, les appuis nécessaires, les passages obligés, mais aussi les freins, les obstacles ou les limites ?

Photo : blog.epjt.fr

samedi, février 8 2014

Prévention de la violence : les recommandations de l'OMS

8 02 2014

OMS.jpgLa présente série de sept exposés, à l’intention des défenseurs, des concepteurs et agents de mise en œuvre de programmes et autres intéressés, résume les données factuelles concernant l’efficacité des sept principales stratégies suivantes de prévention de la violence interpersonnelle et auto-infligée :
1) favoriser des relations sûres, stables et épanouissantes entre les enfants et leurs parents et dispensateurs de soins;
2) développer des aptitudes à la vie quotidienne chez les enfants et les adolescents;
3) réduire la disponibilité et la consommation nocive de l’alcool;
4) réduire l’accès aux armes à feu, aux armes blanches et aux pesticides;
5) promouvoir l’égalité entre les sexes;
6) changer les normes culturelles qui favorisent la violence;
7) offrir des programmes de dépistage des victimes ainsi que des programmes de soins et de soutien aux victimes.

mardi, février 4 2014

FIPD 2014 : 54,6 millions d’euros dont 65 % pour les actions de prévention

4 02 2014

Logo_Gazette_des_communes.pngLa circulaire sur le fonds interministériel de prévention de la délinquance pour 2014 a été adressée aux préfets le 28 janvier 2014. En baisse de 3% par rapport à 2013, l’enveloppe globale s’élève cette année à 54,6 millions dont 35 millions d'euros pour la prévention et 19 millions pour la vidéosurveillance. Elle permettra de financer « de manière quasi-exclusive » la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention de la délinquance adoptée par le gouvernement en juillet 2013 et qui se concentre 1) sur la prévention visant les jeunes exposés à la délinquance, 2) sur la prévention des violences faites aux femmes, intrafamiliales et aide aux victimes, 3) sur la tranquillité publique. 75 % de l’enveloppe consacrée à la prévention sociale devra bénéficier aux zones de sécurité prioritaire (ZSP) et territoires « politique de la ville ».

lundi, novembre 18 2013

Un dispositif parisien de prévention : l'accueil réussite éducative Pelleport

18 11 2013

Marre_de_l__ecole.jpgLe décrochage scolaire est considéré aujourd’hui comme un problème à traiter au niveau national et européen. De nombreuses recherches et études existent sur ce thème.
En France, chaque année, environ 17 % des jeunes sortent diplôme du second cycle général ou professionnel. Il y a consensus autour de la nécessité de réduire le nombre des sorties sans diplôme, et celles-ci sont du reste en nette diminution depuis 30 ans : de 30 % en 1980 à 17 % à la fin des années 2000. De récentes instructions insistent sur la mise en place de mesures de repérage, de prévention et de traitement du problème.
Cependant, le concept de décrochage étant assez élastique dans sa deuxième acception, et les budgets tant pour la recherche que pour l’action étant conditionnés par l’inscription du terme « décrochage scolaire » dans les projets, on en vient à définir des élèves comme « décrocheurs » alors qu’ils présentent des difficultés scolaires, sociales ou familiales qui perturbent le déroulement de leurs études, sans qu’il soit pour autant question d’une perspective d’arrêt. Ce « concept-valise », comme celui des violences à l’école – ensemble très polysémique de faits et de situations –, amène une certaine confusion chez les acteurs dans le repérage des situations et la détermination des actions à mettre en place.

Illustration : editions.educagri.fr

mercredi, octobre 30 2013

« Cause commune » documentaire de Sophie Averty

30 10 2013

Roms.jpg






Fin 2009, une quarantaine de familles roms, indésirables à Nantes, tractant des caravanes hors d’âge, arrivent à Indre.
Dès le lendemain, le maire Jean-Luc Le Drenn décide de mettre un terme à ce qu’il appelle « la politique de la patate chaude », en refusant de les expulser à son tour.
Grace à l’engagement sans faille d’une poignée de citoyens et d’élus mobilisés par ce combat collectif et politique, les familles resteront 18 mois, avant qu’une solution digne et pérenne soit trouvée.

Photo : collectifromeuropenantes.wordpress.com

mercredi, juillet 10 2013

La France dépense moins que les autres pays riches en matière d'éducation

10 07 2013

pas_glop.jpgSur 14 pays de l’OCDE comparables, la France est au dernier rang en matière de dépense par élève au primaire, au 11e rang pour l’enseignement supérieur et au 7e pour le secondaire (collèges et lycées), comme l’indique le rapport « Regards sur l’éducation 2013 », de l’organisation internationale. Pour comparer le niveau d’investissement scolaire de la France au reste des pays riches, la moyenne de l’ensemble de l’OCDE n’a pas de sens : on met ensemble la France, le Chili, la Turquie ou le Mexique. Nous n’avons donc gardé que les pays les plus peuplés et les plus riches de cet ensemble.
Si l’on observe la dépense d’éducation rapportée à la richesse nationale, la France arrive en 9e position sur 14, avec 6,3 % du Pib. C’est beaucoup moins qu’au Danemark (8 %) ou en Norvège (7,6 %), mais l’indicateur est peu significatif. Pour mesurer l’investissement du pays dans le domaine de l’éducation, il faut tenir compte du nombre d’élèves à chaque niveau. On peut tirer trois leçons des chiffres de l’OCDE. D’abord, le constat est désormais largement admis : l’enseignement primaire est très nettement sous doté en France. Notre pays consacre par an deux fois moins à un élève de primaire (6 600 dollars) que la Norvège (12 200). La France est bonne dernière de la liste, notamment parce que les enseignants à ce niveau sont les plus mal payés des pays riches. Dans certains pays, les enseignants disposent de davantage de personnels de soutien, comme c’est d’ailleurs le cas en maternelle en France. La prime de 400 euros qui sera versée par le gouvernement ne changera en rien la situation.

Illustration : lesmusesdunet.joueb.com

mercredi, juillet 3 2013

Un séminaire sur la médiation sociale

3 07 2013

correspondants.jpgVoici les actes d'un séminaire sur la médiation sociale tenu à Paris en avril 2013, organisé par le Réseau des ville, des correspondants de nuit et de la médiation sociale.

Thématiques abordées :
- Ré-articuler Social et Sécurité
- Contre la société défiance : faire confiance à chacun pour créer des solutions innovantes
- Dessiner les contours d'une nouvelle forme de service public aux quartiers en 2013/ 2014


Illustration : parisien.fr

mercredi, juin 26 2013

L'action collective dans le travail social de rue : expériences internationales

26 06 2013

educ_jeunes.jpgDans le cadre du travail auprès des jeunes en situation de rue, les actions collectives et communautaires se sont de plus en plus développées ces vingt dernières années, au Vietnam ainsi que dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est. La mise en place des foyers d’accueil pour jeunes en grand besoin d’encadrement nécessite l’organisation conjointe d’une vie commune ainsi que des activités collectives afin d’améliorer leur cadre de vie.
Pour les jeunes en situation de rue et à haut risque, l’action collective constitue un moyen d’ouverture de l’espace de rencontre, d’échanges de vécu et d’intégration sociale, par le biais des activités sportives, artistiques et culturelles ainsi que par les apprentissages socioprofessionnels et d’autonomie sociale.
Quant aux actions collectives effectuées dans les espaces publics ou de rue, elles constituent une méthode spécifique au travail de rue afin d’entrer en contact avec les jeunes, surtout ceux qui ne sortent pas de leur coquille. On n’impose rien, pas d’obligation, ni de norme. La seule présence du jeune aux alentours de l’activité suffit. Le collectif doit être patient et respecter ses principes d’approche : le groupe reste disponible et attend le moment opportun où un lien se tisse entre le jeune et le travailleur de rue.

Illustration : 20 minutes

samedi, juin 22 2013

Les "jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation", un nouvel indicateur

22 06 2013

educ_jeunes.jpgDepuis 2010, la Commission européenne a introduit un nouvel indicateur, les « NEET » (Neither in Employment nor in Education or Training), pour identifier les jeunes (15-29 ans) qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Cette classification permet d’agréger aux jeunes en recherche d’emploi une part de la jeunesse jusqu’ici exclue des statistiques générales et d’ainsi les faire apparaître.
Cette catégorie, plus large que les jeunes au chômage, recouvre des situations très diverses dont certaines cumulent les facteurs de vulnérabilité : jeunes découragés, jeunes au foyer familial, jeunes volontaires, jeunes en situation de handicap, jeunes en recherche d’orientation, jeunes profitant d’une année de césure, par exemple.

Illustration : 20 minutes

mardi, avril 30 2013

Prévenir la criminalité : oui... Mais comment ?

30 04 2013

prevenir_la_criminalite.gifPour nombre de personnes, prévenir la criminalité est un voeu pieux, ou doit nécessairement impliquer un durcissement du système pénal. Ainsi, il n'est pas rare d'entendre : la justice est trop laxiste ! Les États qui misent sur des sanctions très sévères, telles que la neutralisation à vie, voire la peine capitale, ne sont toutefois pas parvenus à abaisser sensiblement leurs niveaux de criminalité, bien au contraire.
S'il vaut mieux prévenir que réprimer, quelles sont alors les approches préventives les plus prometteuses ? Quels sont les principaux acteurs susceptibles de les mettre en œuvre ? Quels sont les outils nécessaires pour les mener à bien ? Quels sont les défis auxquels la prévention de la criminalité est confrontée ? Pourquoi peine-t-elle à gagner ses lettres de noblesse ? Cet ouvrage se propose d'étayer ces interrogations et d'en soulever les enjeux, notamment à l'aune d'exemples concrets.

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