Immigration, xénophobie, islam

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lundi, mai 13 2013

Délinquance et immigration : des préjugés à l'analyse

13 05 2013

menottage.jpgLe propre de l’idéologie comme de la croyance religieuse, c’est de ne retenir de la réalité que ce qui confirme ses préjugés. Le propre de l’analyse scientifique comme de toute rigueur professionnelle, est au contraire de restituer la réalité dans toute sa complexité, quitte à modifier nos idées si celles-ci s’avèrent trop simples.
Depuis la fin du xixe siècle, le thème « délinquance et immigration » est au coeur des discours d’extrême droite. Mais il tend à se banaliser dans le débat public ces dernières années. L’argument couramment utilisé consiste à dire : « En prison, il y a surtout des Noirs et des Arabes », et à en déduire qu’il y a « quelque chose » (la culture, l’éducation, la religion...) qui relie la délinquance et l’immigration de façon substantielle. Voyons pourquoi c’est un bon exercice de réflexion sur les préjugés.
Spéciale dédicace à MM. Zemmour, Raufer, Bilger, Obertone et consorts.

Photo : europe1.fr

vendredi, avril 5 2013

Dossier : le mythe de l'islamisation

5 04 2013

peur_de_l__islam.jpgDepuis le milieu des années 2000, un mot s’est immiscé dans le débat : islamisation. Les musulmans, dont la population s’accroîtrait dangereusement, chercheraient à submerger numériquement et culturellement l’Europe. L’imaginaire du complot déborde ainsi peu à peu le cadre de l’islamophobie ordinaire. Si cette perception paranoïaque était restée l’apanage d’une poignée d’extrémistes, elle ne ferait pas question, mais elle envahit aujourd’hui l'espace public, imprègne les discours de politiciens écoutés et les analyses d'auteurs réputés sérieux.
Cet essai salutaire s’attelle à déconstruire ce qui n’est autre qu’un mythe et interroge l’obsession collective qu’il recèle. Il montre ainsi que la « bombe démographique musulmane » qui serait prête à éclater sur le triple front de la natalité, de l’immigration et de la conversion relève du fantasme. Quant au regain de ferveur spirituelle et au renouveau identitaire des musulmans, ils n’ont pas la signification conquérante ni même politique que suggère l’épouvantail de l’« islamisme ». Cette réfutation en règle permet enfin de comprendre pourquoi l’Europe et la France en particulier ont tant besoin de l’« ennemi musulman ».

Photo : nantes.indymedia.org

mardi, avril 2 2013

Conseils de lecture à Manuel Valls sur les Roms qui ne « souhaitent pas s’intégrer »

2 04 2013

Image_manuel_valls.jpg« Les occupants des campements ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays pour des raisons culturelles ou parce qu’ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution » constatait il y a quelques jours le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.
De tels propos essentialisants ne pouvaient que susciter de vives réactions des acteurs investis dans l’insertion des Roms comme la Fnasat pourtant présidée par un élu socialiste (voir ici et ici). Ne veulent-ils pas ou ne peuvent-ils pas s’intégrer ? Pour répondre à cette question, on suggère au ministre de l’Intérieur trois lectures.
La première serait la chronologie des événements liés à l’implantation d’un village d’insertion de Roms à Montreuil en Seine saint Denis. Recours juridiques (voir ici), pétitions et manifestations (voir ici et ici) avec des slogans montrant le rejet par principe de cette population(voir ici).

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mercredi, janvier 9 2013

Bilan des évacuations forcées et des expulsions de Roms en France en 2012

9 01 2013

1744085_3_77cf_un-campement-de-roms-etabli-a-hellemmes-dans_d27fcc6aaa9f9d4c7ad6253a0c6a642c.jpgEn dépit des discours d’ouverture, le nouveau gouvernement socialiste a développé dans la réalité une politique au moins équivalente à celle du gouvernement précédent. Il a exercé une pression sans précédent sur cette population : 66 % du total des personnes évacuées en 2012 le fut sous son autorité durant les six derniers mois. De plus, le nombre de personnes évacuées durant le 3ème trimestre a battu tous les records. Le nombre de personnes ayant reçu une OQTF est lui aussi en nette augmentation.
Les chiffres montrent que depuis la mise en application de la circulaire interministérielle le 26 août 2012 « relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites », les choses n’ont pas changé : les personnes sont la plupart du temps tout simplement mises à la rue sans aucune solution alternative. Durant les six derniers mois, 63 évacuations forcées ont été menées par les forces de l’ordre dont seulement 15 l’ont été accompagnées d’une solution partielle de relogement (qui est très souvent nettement insuffisante et temporaire).
Malgré des rappels à l’ordre très fermes de l’ONU, malgré les nombreuses protestations d’ONG françaises et internationales, l’État français poursuite une politique totalement discriminatoire. De fait, selon le Rapporteur Spécial de l’ONU sur les droits des migrants, François Crépeau, « l'objectif ultime semble être l'expulsion de France des communautés migrantes Rom ».

Illustration : lemonde.fr

dimanche, novembre 11 2012

Qui a peur du communautarisme ?

11 11 2012

peut_de_l__islam.jpgSoulignons ce fait remarquable : la très grande jeunesse du concept même de communautarisme. Inexistant il y a vingt ans, apparu pour la première fois dans un dictionnaire en 1997, le mot est aujourd’hui sur toutes les lèvres. C’est en 2005, à l’issue d’une année dominée par la polémique sur le « voile à l’école », puis par celle sur l’« œuvre positive » de la tutelle coloniale, que le terme s’impose dans le débat public. Comme le souligne Fabrice Dhume, « son occurrence comme mot clé sur le moteur de recherche Internet Google est passée de 91 100 au 3 mai 2005 à 634 000 au 30 mars 2006, et 1 030 000 au 3 mai 2007 ».
Tout laisse donc penser que, loin de refléter des évolutions notables au sein de la société française (qu’elles soient d’ordre politique, social ou territorial), l’irruption du mot « communautarisme » traduit la manière dont les débats publics se sont structurés en France dans les années 2000 sur les questions de l’immigration, du passé colonial ou de l’islam. Pourtant, avant de dégager les fondements idéologiques de son usage, revenons sur les populations auxquelles le terme semble le plus appliqué : les habitants des « banlieues ».

Illustration : martinmedia.blogspace.fr

jeudi, novembre 1 2012

L'islamophobie, fonds de commerce de la droite

1 11 2012

Le_Point_Islam.jpgNouvelle une choc du Point cette semaine sur l'islam. Après "le spectre islamiste" en février 2011, voici le retour au second épisode de "Cet islam sans gêne". Pour illustrer son propos, l'hebdomadaire met une photo non légendée d'une femme en hiqab, en grande discussion avec une gendarme.
D'après le sous-titre, "l'islam sans gêne" sévirait dans "les hôpitaux, cantines, piscines, programmes scolaires" (et même en matière de jupes...). La photo de couverture, pourtant, ne semble pas avoir été prise dans un de ces endroits, mais plutôt à l'extérieur. Que faisait cette femmes voilée face aux forces de l'ordre ? Pour comprendre, il faut élargir le cliché. En réalité, comme l'a souligné le journaliste du Monde, Samuel Laurent, la photo en une du Point ressemble à s'y méprendre à un cliché réalisé à Lille lors d'une manifestation de femmes voilées le samedi 22 septembre. "Elles étaient moins d'une dizaine à défiler place Richebé à deux pas de la place de la République déterminées à manifester contre les provocations à l'égard de l'islam malgré l'interdiction édictée par le préfet", précise le reportage en ligne de La voix du nord. Moins d'une dizaine de personnes, disséminées parmi des policiers pour illustrer l'"islam sans gêne" ? Le Point a osé.

Dans l'actualité, sur l'islamophobie, lire aussi :

vendredi, octobre 26 2012

Les descendants d'immigrés se sentent au moins autant discriminés que les immigrés

26 10 2012

discrimination_pancho.jpgPlus du quart des immigrés vivant en Ile-de-France déclarent avoir subi des discriminations. Deux tiers des personnes déclarant avoir été discriminées ont un lien direct à la migration. Le sentiment d’être traité de façon inégalitaire est aussi fort pour les descendants d’immigrés pourtant majoritairement nés en France. Les natifs de DOM et les descendants de natifs de DOM sont les plus nombreux à faire état de ce sentiment. Si l’origine géographique est le facteur le plus déterminant des discriminations perçues, le chômage et le fait d’habiter en ZUS ou ZFU accentuent ce ressenti.

mercredi, octobre 24 2012

Circulaire sur la naturalisation : non-évènement ou première étape d’une valse à deux temps ?

24 10 2012

naturalisation.jpgA entendre les réactions de ces derniers jours portant sur la circulaire Valls sur la naturalisation du 16 octobre 2012 tout laisse à croire que ce texte marque un tournant en matière de droit de la nationalité. Vent debout, la droite critique le ministre supposé « brader » la nationalité et participer au « communautarisme » (voir ici). De son côté France terre d’asile pointe le bon sens du ministre et y voit un vrai droit à la nationalité enfin reconnu (voir ici et ici). La réalité est malheureusement bien différente : ce texte ne modifie en rien le droit de la nationalité qui n’est pas plus bradé aujourd’hui qu’hier. D’abord parce qu’une circulaire –fut-elle l’œuvre du ministre favori des sondages- ne modifie pas le code civil et ne serait à elle seule revenir sur pas moins de 6 décrets pris en la matière lors de la mandature Sarkozy.

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mercredi, octobre 10 2012

Immigration: les cinq enseignements de l'étude de l'Insee

10 10 2012

slate-magazine.pngL'Insee a rendu ce mercredi 10 octobre son premier rapport, très fouillé, sur les «Immigrés et descendants d'immigrés en France», en analysant leur démographie, les flux migratoires, l'éducation, l'emploi ou encore leurs conditions de vie.
L’étude, qui «apporte un éclairage particulier sur la dynamique d'intégration des bénéficiaires d'un Contrat d'accueil et d'intégration, les parcours scolaires des enfants d'immigrés, l'accès à l'emploi des descendants d'immigrés à la sortie du système éducatif et leur place dans la fonction publique», contient des centaines de lignes de statistiques sur ces différents aspects.
Nous avons sélectionné cinq conclusions tirées de l’étude de ces chiffres, qui vont parfois à l’encontre des idées reçues, mais confirment aussi souvent les difficultés particulières auxquelles sont confrontés les immigrés et enfants d’immigrés.

Le CCIF distribue des pains au chocolat pour lutter contre l'islamophobie

10 10 2012

pain-chocolat-cope-saint-lazare.jpgD'après Jean-François Copé, des jeunes enfants se feraient "arracher" leur pain au chocolat à la sortie de l'école par des "voyous" musulmans au motif «qu'on ne mange pas au ramadan». Le ramadan tombant depuis 2 ans en plein été, et donc pendant les grandes vacances, chacun pourra juger de la crédibilité d'une telle assertion. Et pour rappel, c'est à la puberté que l'on commence à jeuner. Au delà de ces petites phrases qui prêtent à polémique, le CCIF agit depuis près de 10 ans au côté des victimes de violences et de discriminations islamophobes, afin de restaurer les valeurs de vivre ensemble, de cohésion nationale et d'intérêt général, des valeurs trop souvent fragilisées, au détriment de tous les français et en particulier de ceux de confession musulmane.
En réponse à ce discours stigmatisant, le CCIF a choisi d'organiser demain un évènement sous le signe du dialogue, du partage et de l'amitié. Mercredi matin (10 octobre 2012), les voyageurs qui passeront par le parvis de la Gare Saint-Lazare entre 8h et 10h, auront ainsi la chance de bien commencer la journée, avec un pain au chocolat offert par leurs compatriotes de confession musulmane. Ce sera l'occasion d'échanger sur les questions d'actualité, notamment celles liées à l'islam, loin des préjugés relayés habituellement, autour d'une viennoiserie et dans une ambiance conviviale.

jeudi, octobre 4 2012

Xénophobie business : à quoi servent les contrôles migratoires ?

4 10 2012

xenophobie_business.GIFLa surveillance des frontières s'est muée ces dernières années en un business hautement profitable. Les sociétés privées de sécurité autant que celles de l'industrie de l'armement en savent quelque chose : depuis le milieu des années 1990, elles ont trouvé dans ce nouveau « créneau » des opportunités inespérées. La plus grosse entreprise de sécurité, G4S (dont une partie de l'activité est consacrée à la « gestion » de l'immigration), emploie aujourd'hui près de 650 000 salariés, ce qui en fait le deuxième plus grand employeur privé du monde. Jamais, en effet, les politiques sécuritaires n'ont aussi fructueusement dopé le marché. FRONTEX, l'agence européenne des frontières mise en place par l'Union Européenne, est emblématique de ce boom - politiquement rentable et financièrement profitable, bien au-delà des pays du Nord.
La Libye, avec comme sans Kadhafi, a su habilement tirer profit de la manne des migrants, ces derniers faisant l'objet d'infinis marchandages avec les capitales européennes. En Israël comme aux États-Unis, la construction de centres de détention pour étrangers et de murs, censés rendre étanches les frontières, se révèle un pactole pour l'économie locale. C'est aussi une façon efficace de conforter les angoisses et de nourrir les fantasmes xénophobes qui font le miel de certains politiciens.
Du Sénégal à la frontière mexicaine, de Kiev à Paris ou Tel-Aviv, les rouages invisibles de cette nouvelle ruée vers l'or sont, pour la première fois, mis en lumière et analysés dans ce livre.

mardi, octobre 2 2012

L'énorme ficelle du "racisme anti-Blanc"

2 10 2012

JF_cope.jpgLa sortie récente de M. Copé sur "le racisme anti-Blanc" ne constitue qu'un épisode du débat oiseux autour d'un concept bien mal nommé. Ainsi, le 14 mars 2011, l'hebdomadaire L'Express couvrait la parution d'un court essai de 58 pages, écrit en grosses lettres, sans note de bas de page, et consistant presque exclusivement en des entretiens. Le titre de l'opuscule : Le racisme anti-Blanc, le sous-titre Ne pas en parler : un déni de réalité. L'auteur, Tarik Yildiz, est un contributeur du Bondy Blog de 25 ans, et qui étudie la sociologie. Son essai se présente comme "modeste", se limitant "à l'établissement d'un constat". L'expression "Français de souche", avec ou sans guillemets, y est utilisée 25 fois, soit presque une page sur deux.
La logique d'ensemble est ici comparable au buzz autour de l'essai Le Déni des cultures d'Hugues Lagrange (2010). On décerne un satisfecit à des chercheurs qui ont le "courage" d'énoncer des vérités scientifiques qui sont "dérangeantes" car préserver le tabou serait nier une évidence qui pourrait faire le jeu du Front national (FN). Mais en réalité, on se trouve face à une aporie politique : nier certaines "réalités" nourrit le sentiment de ne pas être entendu et fait le jeu du FN, mais "en parler" légitime tout autant les problématiques posées par l'extrême droite, en apportant une caution universitaire (solide pour Hugues Lagrange) à des thèses récusées par les auteurs de ces livres, dont les "révélations" – c'était d'ailleurs couru d'avance – sont très vite exploitées par l'extrême droite.

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mercredi, septembre 12 2012

Roms: la commune humanité bafouée

12 09 2012

unicef_enfants-roms_ksiazek-afp.jpgLe nouveau gouvernement a choisi la continuité avec l’ancien: la politique d’expulsion des camps de «Roms» étrangers continue de plus belle. Aux mêmes motifs. Avec à peu près les mêmes mots, les mêmes images. Avec les mêmes présupposés et les mêmes conséquences. À commencer par l’ethnicisation de familles issues de lieux et d’histoires multiples, qui ne se reconnaissent pas nécessairement de destin commun, sauf celui auquel on les assigne: le cercle vicieux de la misère et de l’exclusion.
Cela, nous ne voulons, nous ne pouvons pas l’accepter. Il y a deux ans, il importait déjà de se dresser en opposition à la politique de stigmatisation et de persécution menée sous la houlette de Nicolas Sarkozy, dans l’esprit du discours de Grenoble, contre les Roms et les gens du voyage. C’est avec la même détermination que nous nous élevons aujourd’hui contre la politique menée aux dépens des Roms sous la responsabilité du président de la République et de son premier ministre par leur ministre de l’Intérieur.

Illustration : Unicef

dimanche, août 26 2012

Délinquance roumaine : rien ne change... au ministère de l'Intérieur

26 08 2012

Photo_place_beauvau.jpgLa délinquance roumaine en France aurait augmenté de plus de 69 % de 2009 à 2011 selon des chiffres de la police publiés jeudi 23 août par Le Parisien. C’est « une réalité » qu’il « ne faut surtout pas nier » commente le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, qui avoue néanmoins ne pas être en mesure de confirmer le contenu de la note de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) à l’origine de cette “information”.
Les précédents ministres de l’Intérieur avaient mis en avant des évaluations du même ordre de grandeur et reposant sur des bases tout aussi fragiles pour justifier les mesures anti-Roms. Ainsi Manuel Valls après avoir repris, pour l’essentiel, les méthodes de ses prédécesseurs pour la gestion du “problème” des Roms, fait appel à leurs arguments pour se justifier...

Illustration : 20minutes.fr

vendredi, août 24 2012

L’UNICEF France appelle le gouvernement à garantir la protection des enfants roms

24 08 2012

unicef_enfants-roms_ksiazek-afp.jpgAlors que vient de se tenir une réunion interministérielle sur les questions d’intégration des populations roms en France, l’UNICEF France appelle instamment le gouvernement à prendre en compte l’intérêt de l’enfant dans toute politique et actions entreprises.
Très préoccupé par les conséquences des démantèlements des camps effectués ces dernières semaines sur les enfants et leurs familles, l’UNICEF France réaffirme que le respect des droits de l’enfant, tels que décrits dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), ratifiée par la France, doit primer dans les décisions politiques prises.
L'UNICEF France accueille positivement le fait que la scolarisation des enfants roms ait été soulignée comme un enjeu majeur lors de la réunion interministérielle mais restera très attentif à ce qui sera concrètement mis en oeuvre. L'UNICEF France veillera également à ce qu'aucun démantèlement ne soit plus conduit dans les conditions inacceptables observées dernièrement.

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