Image_camera_video.jpgAprès le cas de Saint-Etienne dont nous avions rendu compte dans une précédente chronique, la Chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes s’est penchée sur la politique de sécurité de la ville de Lyon. Troisième ville de France, Lyon compte plus de 472 000 habitants (recensement 2007). Son étude est donc importante, même si elle n’a hélas intéressé que la presse locale. Le rapport de la Chambre régionale comporte plusieurs volets. Nous reviendrons ultérieurement sur l'organisation intéressante de la police municipale. Nous discutons pour le moment la vidéosurveillance. Le rapport confirme en effet que l'impact de cette technique en termes de prévention et de répression de la délinquance est "marginal". Les magistrats donnent même raison au maire de Villeurbanne qui, dans une tribune du journal Le Monde, avait dénoncé la volonté de l’Etat d’imposer la vidéosurveillance aux communes et expliqué pourquoi il préférait la surveillance humaine à celle des machines. Notre étude permet de proposer une mesure non seulement de l'impact de la vidéosurveillance mais aussi de son coût pour les finances municipales. A Lyon, la ville dépense sans doute entre 2,7 et 3 millions d'euros par an, soit l'équivalent de près d'une centaine d'emplois municipaux de proximité potentiellement capables de rassurer la population et de réguler les conflits de la vie quotidienne de manière plus efficace.