Depuis maintenant plusieurs mois, M. Lellouche aborde régulièrement la question des "réseaux criminels" dont seraient tout à la fois victimes et coupables les Roms originaires de Roumanie et de Bulgarie présents en France. A l'occasion de la tribune "Roms : la liberté de circuler, le devoir d'intégrer" parue dans Le Figaro du 24 août, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes dit "bien connaître" ce dossier et évoque des "réseaux et trafics d'êtres humains qui prospèrent en contraignant des personnes âgées et des enfants à mendier dans nos rues, en livrant des jeunes à la prostitution ou en forçant des mineurs à des activités délictueuses." Assimiler ainsi les migrations de Roms roumains et bulgares à des organisations mafieuses relève sinon d'un populisme dangereux, du moins d'une méconnaissance des réalités de terrains.