sotomayor2-corruption-052709-lg-97030167.jpgTransparency international France vient de publier son bilan du quinquennat, qui est pour le moins mitigé. Il y est noté quelques avancées et de nets reculs. Il y apparait clairement que la lutte contre la corruption n’est toujours pas une priorité politique en France.
En ce qui concerne l’indépendance de la justice et la prévention des conflits d’intérêts, le bilan est particulièrement sévère. En effet, contrairement à l’engagement solennel pris par le Président de la République, la volonté politique dans le domaine de la justice financière ne s’est pas exercée dans le sens d’un renforcement mais au contraire dans celui de son affaiblissement. Le projet qui a heureusement avorté de la suppression du juge d’instruction sans réforme du statut du parquet, ainsi que la loi qui a renforcé le secret défense opposable au juge anti-corruption, ont notamment illustré cette volonté.
L’autre principal point noir du bilan du quinquennat concerne l’action contre les conflits d’intérêts. Dans le contexte de l’affaire « Woerth-Bettencourt », il avait été annoncé une action résolue contre les conflits d’intérêts. Or comme vous le savez le projet de loi préparé par le gouvernement pour les ministres et les fonctionnaires n’a jamais été porté à l’ordre du jour du Parlement. Concernant les conflits d’intérêts des parlementaires, les initiatives de la majorité présidentielle sont loin d’avoir répondu aux enjeux et aux attentes. La "République irréprochable ?" De belles paroles...