Image_justice_bafouee.jpgQuelques jours après le bilan au vitriol du quinquennat de Nicolas Sarkozy - intitulé "les heures sombres" (voir ici) - dressé jeudi par le principal syndicat de magistrats, c'est au tour d'un autre syndicat de magistrats de s'attaquer violemment aux méthodes du gouvernement. Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a ainsi accusé dimanche 15 avril le ministère de l'intérieur d'avoir diffusé des informations "factuelles" sur l'affaire des quatre meurtres de l'Essonne, "en violation du secret de l'instruction et au risque de mettre l'enquête en péril".
Deux hommes ont été interpellés samedi dans le cadre de cette enquête, l'un d'eux étant considéré par le ministère de l'intérieur comme "un suspect très sérieux". Leur garde à vue a été prolongée dimanche. Mais le président du SM, Matthieu Bonduelle, regrette qu'"une partie de la presse a été avertie de (la première) interpellation avant même les deux juges d'instruction" d'Evry chargés du dossier. De même, des journalistes ont été informés "par la place Beauvau du nom des personnes interpellées et de certains actes d'investigation en cours et à venir", a-t-il ajouté.