Photo_publicsenat.fr.jpgDe l’art de retourner en sa faveur une manifestation anti-gouvernementale : le fait-divers de Noisy-le-Sec restera dans les annales du sarkozysme policier. C’est comme d’habitude dans le détail que se détecte la manipulation, destinée à renverser une mauvaise vapeur surgie entre les deux tours de l’élection présidentielle après la mise en examen d'un gardien de la paix pour homicide volontaire.
Tout commence donc dans la soirée du mercredi 25 avril, lorsque des fonctionnaires en poste dans le 93, département le plus difficile qui soit pour la police, se rassemblent pour dire leur colère contre la décision que vient de prendre un juge d’instruction du tribunal de Bobigny : la mise en examen pour « homicide volontaire », avec interdiction d’exercer son métier, du gardien de la paix auteur d’un coup de feu mortel contre un jeune braqueur trois jours plus tôt. A l’origine de ce rassemblement, le SGP Unité police, syndicat majoritaire, ne peut empêcher une centaine de fonctionnaires de monter à bord d’une quarantaine de voitures de service, direction la capitale.

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