Logo_Gazette_des_communes.pngMais de quoi souffrent donc les partenariats locaux de sécurité ? Dix ans après le remplacement des conseils communaux de prévention de la délinquance, jugés inefficaces, par des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), le partenariat local serait de nouveau grippé. C’est du moins ce qu’affirment bon nombre d’experts et de professionnels qui observent, à l’instar de Michel Marcus, délégué général du Forum français pour la sécurité urbaine, un « échec de la contractualisation ».
« Si quelques sites offrent des exemples de collaborations réussies, d’échanges interinstitutionnels réguliers et constructifs, les dispositifs de concertation n’ont généralement modifié qu’à la marge les modes relationnels entre les acteurs », confirme Virginie Gautron , maître de conférences à l’université de Nantes, qui déplore la transformation des assemblées plénières en « grand-messes », l’absentéisme des partenaires et la pauvreté des débats. Autant de dysfonctionnements que les CLSPD, lors de leur création, avaient vocation à régler. En vain. De plus, souligne-t-elle, « les deux tiers des conseils locaux ne se réunissent qu’une ou deux fois par an et les dispositifs partenariaux sont en sommeil dans de nombreux sites ». Un constat corroboré par de nombreux professionnels, au premier rang desquels les « coordonnateurs » chargés d’animer les CLSPD auprès du maire.