droit_a_l__image.jpgLa question du droit à l’image des personnes détenues, dérivé du droit au respect de la vie privée, est le plus souvent liée, en fait, à celle du droit à l’information du public, dérivé de la liberté d’expression. Dans deux affaires récentes!1 que nous commenterons, l’exercice de leur droit à l’image par des personnes détenues venait conforter la demande de diffusion télévisuelle de séquences filmées en détention, mais dans des contextes et avec des objectifs radicalement différents. Dans d’autres cas, le droit à l’image de personnes détenues est délibérément bafoué au nom du droit à l’information du public revendiqué par des médias peu respectueux de la volonté des personnes détenues exécutant leur peine, voire libérées. Après avoir rapidement rappelé les données juridiques relatives au droit à l’image, nous commenterons successivement une décision du tribunal administratif de Paris, puis un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), avant de faire quelques observations sur les situations de heurt frontal entre droit à l’information du public et droit à l’image; un «droit à l’oubli» est, depuis quelques années, revendiqué pour lequel nous envisagerons des voies d’accès à une reconnaissance juridique, fusse-t-elle indirecte et difficile.