discrimination_pancho.jpgLa lutte contre les discriminations est une préoccupation récente. Pendant longtemps, on a cru qu’il suffisait d’affirmer l’égalité comme principe fondateur du vivre-ensemble pour que l’égalité soit réelle. Dans les faits, l’inégalité entre les hommes et les femmes demeure: l’écart de salaire entre un cadre et une cadre est de 27% à compétences et responsabilités égales. De la même façon, les personnes handicapées sont tenues éloignées de l’emploi et des responsabilités, indépendamment de leurs capacités à exercer un emploi ou une responsabilité : si la loi fixe depuis 1987 un quota de 6% de travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés et dans les administrations publiques, force est de constater que nous n’en sommes toujours qu’aux environs de 2,7%. Enfin, dernier exemple, la Halde a montré qu’une femme seule avec enfants avait trois fois moins de chances et une personne de couleur neuf fois moins de chances d’obtenir la visite d’un logement à louer que le candidat de référence (homme blanc) à revenu et garanties identiques.
La mobilisation des pouvoirs publics et des entreprises est récente. Elle utilise des mots-clefs tels que égalité, égalité des chances, diversité ou lutte contre les discriminations qui ne sont pas des termes synonymes mais induisent des confusions pénalisantes pour la compréhension et par conséquent pour l’action. Diversité et égalité ne sont pas équivalentes, elles sous-tendent des philosophies assez différentes et des modalités d’action radicalement divergentes.