ambivalence.jpgSelon l’indice élaboré par le CRÉDOC, le bien-être aurait progressé, depuis 25 ans, à un rythme moins soutenu que celui du PIB. Le décrochage aurait eu lieu au début des années 2000. Le ralentissement correspond à la période qui suit l’éclatement de la « bulle Internet » et où sont apparus, dans l’opinion, une insatisfaction croissante vis-à-vis du pouvoir d’achat, un enracinement du sentiment de déclassement social, une défiance plus prononcée à l’égard des institutions et une attirance plus marquée pour le radicalisme politique.
Toutes les dimensions du bien-être n’ont pas évolué de la même manière. Depuis 25 ans, les contraintes financières de nos concitoyens sont plus fortes, leur situation professionnelle est plus précaire, ils ont plus souvent l’impression d’être en mauvaise santé et sont plus perméables au sentiment d’insécurité. De surcroît, dans de nombreux domaines, des inégalités de modes de vie et de perception se sont renforcées entre le haut et le bas de l’échelle des revenus. En revanche, le niveau d’éducation a crû, l’équipement du foyer s’est amélioré, la qualité des logements a progressé, le lien social s’est renforcé et les pratiques de loisirs se sont développées.

Illustration : dglassme.wordpress.com