photo_bac_la_marseillaise.jpgNon seulement les ripoux de la BAC Nord n’ont probablement jamais existé, mais c’est aujourd’hui une enquête de l’IGPN (la police des polices) particulièrement légère pour ne pas dire complètement orientée à charge, qui est mise en lumière. Sur les 30 agents suspendus fin 2012, 17 avaient été mis en examen et 10 sont déjà passés en conseil de discipline où ils n’ont reçu que des blâmes pour de simples non respect des procédures. Pas de ripoux donc, mais des policiers qui préfèrent ne pas rentrer au commissariat avec un shiteux porteur de deux barrettes pour deux heures de procès verbaux à se taper, immobilisant une équipe dans des bureaux. Reste donc les 7 agents qui passeront en conseil de discipline le 17 décembre prochain, ceux là même qui ont été incarcérés 3 mois en préventive. L’enquête administrative les concernant est close « et il semble qu’on se soit arrangé pour que 5 d’entre eux soient révoqués » précise un syndicaliste qui voit là une façon pour le Ministre de l’Intérieur de justifier la dissolution de l’unité après que l’affaire ait éclatée fin 2012.
Restent les dégâts collatéraux de cette affaire, surtout sur les policiers concernés et leurs familles, et au-delà sur l'image de toute la police marseillaise.

Ceci n'enlève rien, par ailleurs, à une autre question bien réelle : celle des violences policières illégitimes, comme en témoigne une autre affaire jugée en ce moment à Marseille (voir ici).

Photo : La Marseillaise