cereq_bref.jpgEn 2013, le Céreq a réalisé la sixième édition de ses enquêtes d’insertion, s’intéressant aux 700 000 jeunes sortis en 2010 du système scolaire.
Cette Génération 2010 se présente sur le marché du travail avec un niveau d’études sensiblement plus élevé que la Génération 2004. L’élévation du niveau de formation concerne avant tout les niveaux supérieurs. En effet, en dépit de l’objectif général de réduction du nombre de jeunes sortants sans diplôme, fixé au niveau européen, ceux-ci représentent encore 16% de la Génération 2010. En revanche, au sein du système d’enseignement supérieur, la mise en place du LMD incite les étudiants à prolonger leurs études jusqu’aux niveaux licence (L3), master (M2) ou doctorat (D), réduisant les sorties aux niveaux bac+2 et bac+4. Au final, la part des jeunes sortant au niveau master ou au-delà est de 17%. L’effectif total des diplômés de l’enseignement supérieur est resté identique.
Trois ans après leur sortie du système éducatif, plus d’un jeune actif sur cinq est en recherche d’emploi, soit le niveau le plus haut jamais observé dans les enquêtes d’insertion du Céreq. L’insertion professionnelle de cette génération s’est effectuée dans des conditions plus difficiles pour au moins deux raisons. D’une part, les jeunes sortis en 2010 arrivent sur un marché du travail successivement détérioré par la crise financière en 2008 puis par celle des dettes souveraines à l’été 2010. D’autre part, à la détérioration de la conjoncture économique, s’ajoute la faiblesse de l’intervention publique traduite par la diminution des contrats aidés destinés aux jeunes avant 2013.