debat.jpgLa séquence des attentats à Paris de cette semaine a entraîné des réactions — prévisibles — emplies d’émotion, d’apparence, de voyeurisme et de répression. C’est ce que l’on peut appeler le « premier degré » au sens où l’on interprète un propos ironique ou une litote au premier degré, de façon naïve et à côté de la plaque. Cela consiste notamment à privilégier l’angle de la religion, musulmane en l’espèce, dans les évocations de ces événements tragiques, l’endoctrinement étant censé être la raison de cette tuerie. Mais n’est-il pas simpliste de croire sur parole les jeunes terroristes lorsqu’ils revendiquent leurs actions par une « mission », un téléguidage de ce type conforté par telle ou telle organisation djihadiste, vision que journalistes, politiques et experts s’empressent de valider ? Mais après la phase de sidération, le risque est d’en rester à celle de la réaction apeurée se fiant aux apparences (« que faire maintenant ? ») et donc à réduire celle de la réflexion à la portion congrue au nom de l’imminence du danger.