banc_de_la_fac.jpg« À l’université, les cas de souffrance au travail se multiplient » (Le Monde, 29.09.14), « Université de Bordeaux : le burn-out après la fusion ? » (Rue 89, 2.04.14), « Le burn-out des labos » (Le Monde, 17.2.14). Le malaise des universitaires s’affiche dans la presse. Témoignant d’un mécanisme dorénavant classique de psychologisation des rapports sociaux de travail , on emprunte le vocabulaire de la psychologie pour relater les difficultés vécues par des travailleurs. Tentant d’objectiver ce phénomène, la presse et les organisations syndicales lancent des sondages sur les conditions de travail des personnels de l’enseignement supérieur. Dans l’enquête en ligne réalisée par Educpros, on peut lire un mécontentement profond lié aux réformes successives de l’université et au sentiment que les mouvements de 2003-2004 (Mouvement d’opposition à la loi d’orientation et de programmation pour la recherche et l’innovation) et de 2007-2009 (Mouvement d’opposition à la loi relative aux libertés et responsabilités des universités et à la modification du statut des enseignants-chercheurs) n’ont pas été entendus par les responsables politiques.