prevention_suicide_police.jpgSi l'Observatoire national du suicide vient de rendre son second rapport intitulé « Suicide - Connaître pour prévenir : dimensions nationales, locales et associatives », force est de constater que les études sur les suicides en général ne sont pas nombreuses et que celles sur les suicides dans la police en particulier, le sont encore moins. Frédérique Mezza-Bellet, sociologue à l'Orphelinat mutualiste, avait ouvert la brèche en 1995, suivie peu de temps après par Nicolas Bourgoin. Puis le sujet retombait dans l'oubli, jusqu'à ce qu'un rapport de l'INSERM estimant en 2010 que le risque de suicide dans la police était supérieur de 36 % au reste de la population en France, ne remette le sujet sur le devant de la scène médiatico-policière. Plus récemment, en réponse à l'augmentation inquiétante des suicides dans la police en 2014, la presse et les médias s'emparèrent à nouveau du sujet et produisirent des chiffres non vérifiés dans des articles alarmistes voulus par des syndicalistes dépassés, ces derniers réclamant des décisions rapides de la part des autorités, aussitôt rassérénés par quelques annonces prometteuses… mais point d'étude sérieuse !

Photos : inpublicsafety.com