journee_de_la_femme.jpgIl est 17 h 25, ligne 5, le métro file vers le nord, terminus Bobigny. Un policier chuchote : «Regarde le type derrière moi, il est collé à elle, c’en est un.» Une jeune femme se tient à la barre centrale. Un homme, la cinquantaine et bien habillé, est placé derrière elle, l’air absent. Un bras tendu, accroché à la même barre centrale, l’autre qui pend devant lui, la main entre leurs deux corps serrés. Il a ce mouvement étrange : lorsqu’elle se décale au gré des montées et descentes, il se déplace aussi, s’arrange pour toujours être derrière elle. Gare de l’Est, la femme sort, lui reste dans la voiture, la filature se poursuit. «Ah bon, t’avais pas vu ? Quand elle est descendue, il était en érection, c’était flagrant», dira un autre policier plus tard.