Migrants.jpgVirginie Guiraudon, directrice de recherche au Centre d’études européennes de Sciences Po, évoque la crise des migrants, au moment du sommet extraordinaire EU-Turquie, alors que les Européens patinent et qu’Angela Merkel est isolée.
Il y a encore entre 1.000 et 2.000 arrivées par jour de réfugiés en Grèce. La crise humanitaire est plus que prévisible. On a déjà enregistré davantage d’entrées qu’en 2015 à la même époque, et il y en aura plus encore au printemps et en été, où les arrivées par bateau vont se multiplier avec le beau temps. Surtout si la situation en Syrie ne s’améliore pas. N’oublions pas qu’il y a presque 7 millions de personnes déplacées à l’intérieur de la Syrie. Et que tous les camps sont débordés en Jordanie, au Liban, en Turquie. De plus, les Syriens ne sont pas seuls à fuir les conflits et à arriver en Grèce. Il y a aussi beaucoup d’Irakiens, d’Iraniens, de Kurdes, d’Afghans, beaucoup d’autres nationalités massées aux frontières.

Photo : europe1.fr