justice_predictive.jpgPlusieurs start-up se lancent sur le marché du «big data», proposant aux professionnels du droit d’évaluer leurs chances de succès dans un litige, de dégoter les arguments les plus pertinents ou de prévoir le montant d’éventuelles indemnités.
Mais cette rencontre entre les mathématiques et le droit ne réjouit pas tous les magistrats. Tous les interlocuteurs interrogés par Libération évoquent le même danger : celui de la performativité. Les juges pourraient être tentés d’apporter la même réponse que leurs pairs. «L’effet de vérité d’une science algorithmique peut tétaniser les juges, pointe Denis Salas. Là, ce serait catastrophique.»