L’Etat a été condamné pour « faute lourde » dans l’affaire Agnès Marin, a fait savoir, mercredi 3 mai, une source judiciaire. L’adolescente avait été abusée sexuellement et assassinée en 2011 par un de ses camarades, alors scolarisé, comme elle, au collège-lycée Cévenol en Haute-Loire.
Dans un jugement rendu le 24 avril, le tribunal de grande instance de Paris a estimé que des « fautes » ont été « commises lors de la mise en liberté » du jeune homme, déjà condamné précédemment pour une affaire de viol. L’Etat a été condamné à verser 185 000 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime.
Aux assises, le meurtrier, prénommé Matthieu, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en première instance comme en appel. Une peine rarissime pour un accusé mineur au moment des faits.