Rapport_radicalisation_aout_2017.jpgLes chercheurs constatent que, s’il n’y a pas de profil type de djihadiste, certains points communs peuvent être trouvés. Ils analysent ainsi le parcours de treize personnes condamnées pour des faits de terrorisme. Leur échantillon est composé d’hommes jeunes, « provenant des classes sociales populaires, voire moyennes, ayant poursuivi des études plutôt courtes mais a priori suffisantes pour s’insérer sur le marché du travail ».
Cette étude leur permet ainsi de revenir sur certaines idées reçues. Les acteurs djihadistes ne sont donc, selon eux, « ni fous ni ignares ». Le passage par la délinquance n’est en outre « nullement obligé pour une carrière djihadiste ». La majorité des personnes interrogées a cependant connu « des parcours familiaux dysfonctionnels et déstructurés assez marqués (absence du père, placements en foyer, violences subies) ».