La_pizzeria_de_Sept-Sorts_aout_2017.jpgLes propos tenus au cours d’un délire sont généralement oubliés par le patient comme par son entourage, ou au moins vus avec du recul après un traitement adéquat des troubles. Il peut sembler inutile, dès lors que les symptômes ont disparu, de stigmatiser un patient qui n’est pas responsable des propos tenus avant sa prise en charge. De même que la place d’un malade psychiatrique qui commet un acte répréhensible grave est à l’hôpital et non en prison., il serait illogique de ficher S tous les patients psychiatriques dont le délire fait écho de près ou de loin aux attentats terroristes. Si les patients font preuve de mimétisme vis-à-vis de ces actions violentes, c’est aussi sans doute parce que notre société hyperconnectée déverse sans filtre sur les citoyens les images de chaque nouveau fait divers, rapporté dans l’immédiateté.

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