Logo_Gazette_des_communes.png« Il y a une forme de mépris de la part de l’exécutif qui nous met tous en colère, peste cet élu de banlieue, vieux routier de la politique de la ville. Le mépris, c’est d’annoncer en plein milieu de l’été que les quartiers prioritaires se font amputer de 46,5 millions d’euros de crédit. Mais c’est aussi que depuis lors, toutes nos sollicitations auprès de l’Elysée sont restées lettre morte ». A l’instar de ce maire en rogne, les élus et les professionnels de banlieue ne décolèrent pas depuis la publication du décret du 20 juillet 2017 amputant le budget de la politique de la ville de 11%.
A « Ville et banlieue », où les maires se disent « stupéfaits et atterrés » et appellent le gouvernement à rétablir les moyens pour 2017, 83 élus d’exécutifs de communes et d’intercommunalités ont d’ores et déjà signés la « lettre ouverte au président de la République », mise en ligne dès le début du mois d’août. Une lettre qui, à ce jour, n’a toujours pas reçu de réponse, « ni le moindre accusé de réception » souligne-t-on à l’association.