Plein_droit_115.jpgLe Défenseur des droits rappelle que le respect des droits des étrangers est un marqueur essentiel du degré de protection et d’effectivité des droits et libertés dans un pays. Or, la politique migratoire actuelle est sous-tendue par la volonté de séparer des « bons » réfugiés, ceux qui peuvent effectivement prétendre à une protection au titre de l’asile, et des « mauvais » migrants, dits « économiques ». Le Défenseur des droits n’a de cesse de dénoncer cette distinction. Outre qu’elle est dépourvue de sens - les causes de l’exil sont multifactorielles -, elle conduit à jeter le discrédit et la suspicion sur l’ensemble des étrangers, dont on cherche à déterminer si leur choix d’atteindre l’Europe est justifié et pas simplement utilitaire, au risque de priver certains d’une protection dont ils seraient en droit de bénéficier. De surcroît, en vertu de la fausse théorie de "l’appel d'air", tout est fait pour rendre la vie quotidienne des migrants plus difficile et à bien des égards, inhumaine.