Green_criminology.jpgLe domaine de recherche anglophone généralement désigné sous le terme de green criminology (une « criminologie verte ») est désormais bien établi. Ce manuel consacré à l’étude de la criminalité environnementale n’est ainsi pas le premier du genre. Quoique curieusement absents ici de la vaste bibliographie finale, deux au moins ont été publiés ces dernières années, celui de Matthew Hall en 2015 (Exploring Green Crime) et celui d’Angus Nurse en 2016 (An Introduction to Green Criminology and Environmental Justice). Réalisé par un quatuor placé sous l’égide de Michael J. Lynch – professeur à l’université de Floride du Sud crédité d’avoir lancé le vocable « green criminology » en 1990 –, ce livre en forme de manuel se distingue des précédents sur un point essentiel : loin d’adopter une position apparemment neutre ou œcuménique, il assume un parti pris théorique d’inspiration marxiste.