Un colloque s’est tenu ce mois de juin à Aix-en-Provence, qui laisse apparaître l’inquiétude du monde de la recherche face à ce que certains universitaires dénoncent comme un dangereux mélange des genres, voire une surveillance. Le colloque s’intitulait “Terrains et chercheurs sous surveillance. (Auto)contrôle, (auto)censure et mise en administration des sciences sociales”.
“Surveillance” apparaît un cran en dessous de “l’obsession sécuritaire” dénoncée par une autre initiative, qui a vu le jour au même moment à travers une pétition d’une soixantaine de chercheurs CNRS. Les signataires dénoncent les pressions et les menaces sur le financement de certaines recherches et s’opposent au partenariat que le CNRS vient de conclure le 30 mai 2018 avec la direction du renseignement militaire (DRM). Ce partenariat permettrait au ministère de la Défense de financer certains projets de recherche, voire de mettre à profit les enquêtes des chercheurs en train de se faire sur le terrain.