Ouvrier_hauts_fourneaux_Arcelor_Mittal.jpgL’infraction commise par ArcelorMittal peut être qualifiée « d’homicide involontaire », telle est la conclusion du procès-verbal de l’inspecteur du travail, suite au décès d’un intérimaire dans l’usine de Dunkerque. En classant sans suite cet accident mortel, le parquet de Dunkerque en a décidé autrement. Pourtant les auditions de police et le procès-verbal de l’inspection du travail, que Mediapart a pu se procurer, révèlent de nombreuses infractions commises par la multinationale. Circonstance aggravante : ArcelorMittal avait connaissance, depuis plusieurs années, des dangers auxquels elle exposait l’ouvrier.
Depuis 2012, quatre accidents mortels sont survenus dans l’usine d’ArcelorMittal à Dunkerque. Tous ont été classés sans suite par la justice. Et c’est la deuxième fois que la décision du procureur de la République va à l’encontre des conclusions de l’inspection du travail et de l’enquête de police.

Photo : mediapart.fr