Les flux financiers venus des paradis fiscaux contribuent à la détérioration de l’environnement. C’est ce qui montre une étude sur le financement de la déforestation pour produire du soja et du bœuf en Amazonie au Brésil et sur les navires impliqués dans la surpêche conduite par le Stockholm Resilience Center publiée dans la revue scientifique Nature. Il en ressort que 68 % des investissements étrangers, soit plus de 18 milliards de dollars entre 2000 et 2011 dans 9 compagnies brésiliennes du soja et de la viande bovine, 2 activités responsables de la déforestation de l’Amazonie, proviennent de paradis fiscaux. Près de 90 % de ces fonds proviennent des îles Caïmans.