Booba_Kaaris.jpgLe procès qui a opposé devant le tribunal de Créteil Booba, Kaaris et neuf de leurs proches jeudi 6 septembre, ne fut pas seulement celui d’une bagarre dans un aéroport. Il a a été l’occasion de comprendre certains ressorts d’un type de rap, communément qualifié de «rap des cités», ou encore de «rap ghetto". Cette version française du gangsta rap étasunien est le courant qui revendique le plus une proximité avec des formes de déviance et un attachement à l’univers social des quartiers populaires, tout en rencontrant un succès qui dépasse largement leurs frontières. Il concentre les critiques politiques tout en suscitant la fascination des auditeurs et des médias et, comme ce procès le montre, une certaine incompréhension de la part des institutions et de la société.

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