Le_droit_a_la_ville.jpgDans Le Droit à la ville, Henri Lefebvre reprenait l’idée d’une « utopie expérimentale » qui s’appuie sur les « besoins sociaux » d’une « société urbaine » – et qu’il avait formulée dès 1961 en appelant à un « nouvel urbanisme ». Il défendait surtout la nécessité d’une participation active et transversale des citadins à l’ensemble des étapes de la production de la ville, y compris lors des décisions. D’une manière générale, son approche s’inscrivait en faux contre la planification fonctionnaliste et centrée sur des critères économiques de l’État-providence, dominante à l’époque.
Les enjeux de ces usages contemporains du droit à la ville dépassent donc le débat théorique. 50 ans après la première parution de l’ouvrage, les universitaires, les acteurs publics, mais aussi les associations d’habitants ou d’usagers et les mouvements citadins, voire certaines institutions nationales ou internationales, se sont diversement emparés du concept.