Quatre ans après la déflagration causée dans la société par les attentats djihadistes, la politique de sécurité voulue par les pouvoirs publics est entrée dans une profonde mutation. Il faut le reconnaître : un effort sans précédent a été déployé pour protéger la population. Dès les premiers événements, en 2015, les autorités entérinent un arsenal de moyens juridiques, humains et technologiques. Priorité est alors donnée au renforcement des services de renseignement comme des forces de sécurité.
Dans ce contexte, cependant, les maires, qui pilotent le partenariat local de sécurité, sont les premiers à sonner l’alarme : mais où est passée la prévention de la délinquance ?