Jean-Michel_Blanquer_RTL.JPGAu début, en lisant la loi pour " l'école de la confiance" (qu'on appellera désormais la "Loi Blanquer"), on pouvait se dire que ce n'était qu'une loi anodine et fourre-tout sans colonne vertébrale et qui n'avait qu'un seul objectif : intégrer l'instruction obligatoire à trois ans, promesse présidentielle. Le reste de la loi était une sorte de gigantesque cavalier législatif. C'est à dire un ensemble de mesures disparates mises ensemble dans le même texte. Mais c'était sans compter sans la surenchère des députés et surtout la ruse du joueur d'échecs qu'est Blanquer. Car au final, il en ressort quelque chose de beaucoup plus cohérent. Et cette réforme est loin d'être anodine et révèle, un virage à droite, une reprise en main et un autoritarisme sourd au dialogue social.

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