Le 26 mars, l’Instance vérité et dignité (IVD) a rendu public le condensé de ses quatre années de travail et de six décennies de dictature. Plus de 60 000 dossiers individuels, près de 50 000 auditions privées, une capacité d’investigation dans les archives des administrations (limitée par le refus de coopérer de certaines, dont le ministère de l’Intérieur) lui ont permis de dresser un tableau d’une précision sans précédent du fonctionnement de la machine répressive.
Une contribution colossale donc, censée traduire les objectifs de la révolution de 2011… passée quasiment inaperçue en Tunisie. Les médias nationaux, y compris l’agence de presse officielle, ont ignoré la publication du rapport.