J’étudie les gangs d’Amérique centrale et plus particulièrement du Nicaragua, depuis plus de 20 ans. En 1996, à 23 ans je suis devenu membre d’un gang nicaraguéen : pendant un an j’ai participé à ses activités, souvent illicites.
Les recherches que j’entreprends depuis maintenant plus de 20 ans ont montré que les gangs – qu’il s’agisse des « bandes » de jeunes au Nicaragua, celles de certains quartiers populaires en France, ou les maras honduriens – sont un phénomène miroir de nos sociétés, avec leur hiérarchie sociale, leur organisation, et leur violence qui souvent reflète la nôtre.