Alors qu’une réforme de la justice des mineurs est à l’étude, « Le Monde » a constaté, au tribunal pour enfants de Chartres, le manque de moyens auquel sont confrontés les juges, qui pénalise les mesures de protection ou de sanction.
Le Monde a pu en suivre plusieurs, en septembre, à Chartres, au moment où le gouvernement s’apprêtait à proposer une réforme en la matière. A chaque fois, les parents et les parties prenantes ont accepté notre présence. Les deux seuls refus sont venus des inspecteurs de l’aide sociale à l’enfance (ASE), un service de protection financé par le département. Qu’avaient-ils donc à cacher ? Probablement les difficultés récurrentes de l’ASE de l’Eure-et-Loir et leurs conséquences parfois dramatiques.