La formation sur deux jours devait se tenir les 21 et 22 novembre prochain à l’université Paris 1. Intitulée « Prévention de la radicalisation : compréhension d’un phénomène et détection des signaux faibles », elle devait s’adresser aux cadres de la fonction publique, enseignants, policiers, militaires… comme aux élus, avocats ou dirigeants d’entreprise.
Alors qu’une grande partie des enseignants avaient découvert son existence par un article de Capital, beaucoup se sont émus des intitulés retenus comme des personnalités choisies au sein du programme. En 16h, et pour la modique somme de 890 euros, les participants étaient invités à suivre un programme « express ». « Le djihadisme en Islam » et la « naissance de l’islam politique » étaient abordés en 2h, alors qu’il ne fallait apparemment que 3h pour « comprendre le contexte international et le monde arabo-musulman ». Certains intitulés trahissaient une vision géopolitique plutôt manichéenne. « L’Occident, les espaces démocratiques et la laïcité dans les yeux et la rhétorique des “radicalisés”. Comment nous voient-ils ? », pouvait-on ainsi lire sur la maquette. 2h étaient enfin consacrées à la prévention du « fanatisme dit non violent », décrit comme une « antichambre du djihadisme ».