En Italie, se multiplient les témoignages critiques de la gestion de la pandémie et ses données statistiques. Probablement on a eu 4 fois plus de morts de ceux officielles. Cette gestion s’est révélée essentiellement militaro-policière plutôt que sanitaire.
La santé publique italienne n’était pas de tout à la hauteur du défi : des structures réduites à moins de l’indispensable, un personnel diminué et sans les compétences nécessaires, tout cela après des années de coupures budgétaires, de scandales, d’asservissement au privé parfois aux mains de la mafia (notamment en Sicile). Bref une santé publique qu’inévitablement non seulement ne pouvait pas faire face à une telle urgence mais que à la fois ne pouvait que l’aggraver à cause de l’ignorance de nombre de travailleurs de la santé et même médecins qui ont été contaminés et sont contaminé d’autres (10% du total des contaminés et des centaines de morts parmi lesquels presque 80 médecins).