L'épidémie de coronavirus et la maladie appelée Covid-19 qui en résulte ont frappé très durement certaines régions françaises, en particulier l'Ile-de-France et le Grand-Est. Dans ces régions où le virus circulait beaucoup, les personnes très âgées, souvent déjà malades, donc globalement immuno-déprimées, constituaient logiquement les catégorie les plus à risque et elles ont connu une très forte mortalité. On a pu parler avec raison d'une « hécatombe ». Aussi politiquement incorrect que cela puisse paraître, ceci n'était pourtant pas une fatalité.
Dans cet article, quatre médecins chefs de services d'un EHPAD expliquent qu'ils ont simplement appliqué à un moment donné la solution thérapeutique qui leur paraissait la plus raisonnable et facilement réalisable dans l'intérêt supérieur de leurs patients. L'étude observationnelle qu'ils en tirent montre que l'usage du protocole de l'IHU en traitement précoce permet de limiter très fortement la mortalité, au point que cette dernière n'est pas différente ici de celle des années précédentes. Ceci suggère que la généralisation d'une telle attitude, réactive et pragmatique, aurait pu permettre de sauver directement de nombreuses vies.