Alors que la proposition de loi relative à la sécurité globale suscite de nombreux débats, le gouvernement autorise l’extension de trois fichiers de police. Il accentue, ce faisant, les inquiétudes des défenseurs de libertés qui ont rapidement dénoncé le franchissement d’une nouvelle étape dans la surveillance de masse.
Le ministère de l’Intérieur autorise la collecte de nouvelles informations. Certaines sont très sensibles puisqu’elles portent, en particulier, sur l’état de santé, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, les habitudes de vie, les activités en ligne. Enfin, le fichage est élargi à l’entourage de la personne principalement concernée.
À la lecture des dispositions, plus grand-chose ne semble pouvoir échapper aux forces de sécurité.