Le professeur Perronne vient d'être sanctionné par le directeur de l'AP-HP. Mais ce qui m’inquiète davantage, ce sont toutes les formes de pression et d’intimidation qui sont exercées sur des médecins libéraux ou hospitaliers bien moins connus, dès lors qu’ils ont le malheur de dire publiquement qu’ils ne partagent pas tel ou tel dogme du ministère de la Santé, en particulier le dogme selon lequel il n’y aurait aucune thérapeutique pour soigner les malades de la Covid. Dans ces cas, il n’y a pas de sanction officielle ni de communiqué de presse. Tout se joue dans les coulisses et c’est généralement le Conseil national de l’ordre des médecins qui est à la manœuvre, parfois en service commandé du ministère mais souvent aussi à la suite de « signalements » provenant d’autres médecins.