Le Parlement s’apprête à voter la prorogation jusqu’au 31 juillet 2022 de l’ensemble du mille-feuille législatif né de la crise du covid-19. Le temporaire s’incruste dans la durée comme dans nos quotidiens ; l’exceptionnel se banalise.
il est manifeste qu’au 19 octobre le passe sanitaire ne peut plus présenter à court et moyen termes aucune plus-value pour prévenir la diffusion du covid-19, ni en lui-même (il donne un sentiment de sécurité trompeur, dès lors qu’il est possible de contaminer et d’être contaminé dans les lieux dont l’accès est soumis à la présentation du passe), ni en tant qu’il a accéléré la vaccination dès lors que la part de la population ni vaccinée ni immunisée est devenue très résiduelle. Il en va de même, à plus forte raison, pour les autres mesures restrictives ou privatives de liberté autorisées par le « paquet urgence sanitaire » que le Parlement s’apprête à proroger jusqu’au 31 juillet 2022.