A l’heure où de nombreux policiers font l’objet de poursuites pénales partout en France (à Marseille, Lyon, Lille, Le Havre, Bobigny), au point que le ministre de l’Intérieur a dû dissoudre la brigade anticriminalité (BAC) de Marseille-Nord et réaffirmer sa volonté d’une police exemplaire, il est urgent que soit réintégré en son sein un officier de police dont la carrière a été exemplaire. Exclu depuis le 9 décembre 2011, le commandant Philippe Pichon a fait l’objet, depuis plusieurs années, d’un acharnement politique particulièrement injuste en raison de ses seuls engagements de policier républicain.
Si, en 2008, il a volontairement transgressé son devoir de réserve en divulguant dans la presse et avec l’accord des intéressés les fiches du fichier Stic (Système de traitement des infractions constatées) concernant Johnny Hallyday et Jamel Debbouze, afin de démontrer que ce fichier contenait des informations illégales, tout le monde sait aujourd’hui que ce geste fut désintéressé et ne fut jamais que celui d’un lanceur d’alerte citoyen.
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- Lire aussi : Louise fessard : "Les soutiens de l'ex-policier Philippe Pichon dénoncent une affaire d’État" (Mediapart)
En matière de libertés individuelles, le système d’information développé par le ministère de l’éducation nationale n’est sans doute pas le plus dangereux de tous ceux mis en place en France ces dernières années. Cependant, parce qu’il porte sur l’ensemble de la population en âge scolaire, qu’il s’agit très majoritairement de mineurs, que la technologie utilisée (identifiant national unique, bases et entrepôts de données, interopérabilité, …) offre toutes les possibilités d’exploitation d’une masse considérable de données incontestablement personnelles et souvent sensibles, cela nous incite à l’examiner avec la plus grande attention.
L'autorité chargée de veiller à la bonne application de la loi Informatiques et Libertés de 1978 vient de dispenser de déclaration les fichiers scolaires locaux. Une décision rationnelle de bon sens selon elle. Pourtant, les fuites récentes de données nominatives et les quelques contrôles qu'elle a effectués devraient l'inciter au contraire à plus de vigilance.
Les premières annonces de Christine Taubira, nouvelle garde des sceaux, marquent incontestablement un tournant important en matière de politique pénale à l’encontre des mineurs. S’inscrivant dans l’esprit des grands principes de l’ordonnance de 1945 elle marque à chacune de ses interventions son attachement à la primauté de l’éducatif sur le répressif. On ne peut,
À la suite des dispositions introduites par la LOPPSI 2 (
François Rebsamen ? Manuel Valls ? Un tandem Jean-Marc Ayrault-Delphine Batho, si Matignon échappait au maire de Nantes? Alors que les spéculations sur le futur occupant de la Place Beauvau s'intensifient, et que l'équipe de Claude Guéant fait ses cartons, une chose est sûre, Alain Bauer, l'omniprésent criminologue, ne sera pas sur la photo, en janvier 2013, pour la présentation des chiffres de la délinquance (une tradition que M. Rebsamen, chargé des questions de sécurité dans la campagne de François Hollande, souhaite de toute façon supprimer).
Lors de l’audience du 21 mars 2012, le tribunal correctionnel de Senlis a décidé de transmettre à la Cour de cassation quatre questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) posées par la défense de Xavier Renou. Ce dernier était poursuivi pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement de son empreinte génétique.
L'arrêté a été publié en catimini le 16 mars au Journal Officiel. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant y annonçait (lire le texte ici) la création d'un nouveau fichier de police informatisé: l'Ares, pour «automatisation du registre des entrées et sorties des recours en matière de contravention». Derrière cet acronyme, un principe simple: désormais, tout automobiliste contestant une contravention sera fiché informatiquement.
Nous avions été parmi les premiers, peu nombreux il est vrai (le journaliste
Le Conseil National des Universités va t-il bientôt accueillir
La biométrie, ça ne fonctionne pas. Ou en tout cas pas à coup sûr. À l'occasion du vote de demain à l'Assemblée nationale permettant de créer le plus gros fichier biométrique de la population française, OWNI a listé les faiblesses des systèmes biométriques. Et la liste est longue...
Le fichier des “honnêtes gens“, créé pour mettre un terme aux usurpations d’identité, et qui sera adopté ce mardi 6 mars 2012 à l’Assemblée, en sixième lecture (et après 8 rapports parlementaires), s’apparente à une “poudre de perlimpinpin“. Aux effets secondaires dévastateur. Pour la première fois depuis le gouvernement de Vichy, il s’agit de ficher l’ensemble de la population française, 60 millions d’”honnêtes gens“, au prétexte de mieux les protéger.
Interview de Pierre Piazza dans Libération, sur la genèse et le contenu de la loi dite de « protection de l'identité » qui a été adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture le 1er février.
Dans la perspective des prochaines élections présidentielles et législatives, le Syndicat de la magistrature a travaillé tout au long de l’année 2011 à l’élaboration d’un projet pour la justice et les libertés.