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dimanche, avril 10 2011

Corse et banlieues : ressemblances et (surtout) différences

Photo_carte_de_corse_twiga269_sur_flickr.jpg« Violence, délinquance, remise en question de l’espace républicain, voire de l’identité nationale française, comme l'illustreraient les matches de football France-Algérie et Bastia-Lorient où La Marseillaise a été sifflée...
La Corse comme la banlieue ont en commun une image sulfureuse. Les médias notamment les présentent souvent sous un jour stigmatisant. Ce parallèle vous paraît-il éclairant ? Au-delà des représentations, quelles réalités partagées ? »

A la demande de la revue Fora ! La Corse vers le monde, nous avons répondu à une série de questions visant à comparer ces deux ensembles de territoires, quitte à conclure que les différences sont clairement plus nombreuses que les ressemblances.

Illustration : twiga269 ॐ FreeTIBET - flickr - licence cc

lundi, février 14 2011

Des journalistes voudraient traiter autrement les habitants des quartiers populaires

Image_HLM_par_adeupa_de_Brest_sur_Flickr.jpg En France, les rapports entre les habitants des quartiers populaires et les médias seraient au plus mal. L’affaire du fixeur du Point, la « Cité du mâle » d’Arte, le sept à huit d’Harry Roselmack et sa « Cité de la peur » à Maubeuge ont récemment attisé le feu de la discorde. Images préconçues, idées reçues, enfermement stigmatisant, sensationnalisme, des accusations parfois fondées qui rendent souvent les journalistes personæ non gratæ.
Premières victimes des crises économiques et financières depuis le milieu des années 70, les populations de ces quartiers subissent de plein fouet des difficultés liées à la violence, au chômage et aux discriminations racistes. Sans nier les difficultés de vie dans ces quartiers, l’image de ces hommes et de ces femmes véhiculée dans les médias est trop souvent caricaturée.
A la logique du spectaculaire et à celle de la dictature de l’audimat, nous affirmons que le journaliste a une éthique et une fonction sociale : constater, décrypter les causes et conséquences des politiques mises en place dans ces quartiers, et aller au plus proche des habitants pour informer avec honnêteté (présentation officielle).

vendredi, janvier 7 2011

La politisation des voitures brûlées

Image_voiture_brulee_lemonde.fr.jpgLa polémique qui s’est développée autour du comptage des voitures incendiées dans la nuit du 31 décembre nous a incité à nous replonger sur le sujet et à mener une petite enquête, en interrogeant une douzaine de nos contacts (principalement ici des policiers et des responsables associatifs de quartier). Le résultat nous inspire les cinq réflexions qui suivent.
1) Sur l’emprise toujours croissante de la communication politique au ministère de l’Intérieur. C’est un singulier paradoxe que de prétendre à la transparence et à la gouvernance par les chiffres tout en s’empressant d’en dissimuler certains. L’argument du risque de contagion médiatique invoqué par Brice Hortefeux ne tient pas. Il existe en effet des rivalités et des processus de surenchère entre quartiers voisins, il y a donc bien un risque d’amplification de ces processus par la médiatisation des voitures brûlées. Mais ceci n’est vrai qu’à l’échelle locale.